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lundi, 28 avril 2008
Retour de flamme
Voilà, je suis de retour de mon GN "Grand Siècle". Il y a une nouvelle photo dans l'album, j'espère que cette robe pour laquelle je me suis encore piqué les doigts (je suis incapable de travailler avec un dé !) rend bien.
Le site était extraordinaire, l'ambiance très bien rendu, les joueurs talentueux. Je suis un peu plus réservée sur des règles un peu lourdes mais que j'ai pu pour ma part évacuer. Et je suis épuisée, pour avoir dormi deux heures entre samedi et dimanche - ce n'est plus de mon âge !
21:07 Publié dans Le rôle et l'habit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
College blues
Le dernier week-end de mars, je me suis laissée entraîner à vivre une expérience qui n'était pas prévue sur mon emploi du temps déjà chargé : la participation à un jeu de rôle grandeur nature (ou semi-réel) sur le thème d'Harry Potter. Je participais à une séance de confection de costume chez une amie qui en était l'une des principales organisatrices, quand elle nous fit part d'une défection parmi les éventuels participants. Il fallait que quelqu'un puisse remplacer au pied levé le déserteur ! A peine avais-je formulé, timidement, l’idée que je pouvais être cette sauveuse providentielle – puis, à la suite, une kyrielle d'arguments tendant à prouver que ce n’était ni possible ni raisonnable, que je me trouvai engagée sur le projet dans l'enthousiasme général.
Arrêt sur image : vous vous demandez sans doute ce que peut bien être un jeu de rôle grandeur nature ou semi-réel. Voici la définition qu’en donne la FédéGN, fédération agrée « Jeunesse et sport » qui encadre ce loisir.
Me voici donc dotée d’une fiche de personnage, qui contient tout ce que je dois savoir sur celui-ci pour pouvoir le jouer : sa vie, son œuvre ainsi que les chose qu’elle va tenter logiquement d’accomplir durant le temps du GN. Je dois en prime rattraper, un peu sur le tard, trois tonnes de docs. Concrètement, du vendredi soir au dimanche midi, je devais me projeter dans la peau d’un gamine de 15 ans, interne dans un collège (particulier certes, mais un collège quand même), préoccupée par des question de gamine de 15 ans : petits copains, bisbilles entre élèves, bal de promo…
Petit retour en arrière. Mes 15 ans. Je ne peux pas dire que j’y pense souvent. Je devais avoir à peu près autant de charisme d’une huître et mon style vestimentaire avait 30 ans de retard au bas mot. Élève bosseuse par la force des choses (et surtout celle de ma mère), pas assez bonne pour écraser les autres de la mæstria flamboyante, juste suffisamment pour faire partie des « élèves rasoirs ». ajoutons à cela que je n’étais pas du genre canon, ni du genre spirituel, sans parler de ma totale inaptitude sociale d’autant plus cruelle que si j’ai toujours été capable d’analyser et comprendre les motifs des autres, je n’ai jamais été capable de l’exploiter à mon profit. Une truffe, quoi… Bon, mon rôle n’est pas forcément très éloigné. Je serai juste naturelle, je ne devrais pas avoir trop de mal avec mon immaturité latente.
Allez, ne soyons pas si misérabiliste : pendant les vacances, et en sorte avec ma soeur plus âgée chargée de me chaperonner, j'ai été une vraie fille des "eighties" : bustiers moulants, jupettes fuschia, gros bijoux de plastique, maquillage à l'avenant... Sous l'huître, la Lolita. Ce qui m'a valu l'un des pires chocs de ma vie, quand j'ai réalisé que l'un des potes de ma soeur, de sept ans mon aîné (ce qui était super vieux à l'époque...) en pinçait pour moi. Je n'étais pas prête pour ça... J'étais plus à l'aise sur mon banc d'huîtres.
Dois-je avouer que sur le moment, j'ai très peu réfléchi à ce passé chargé ? J'étais surtout occupée à coudre mon manteau noir, à lire mes documentations, à gérer mon trac... bref, la routine. Une fois prise dans le mouvement, habillée en collégienne anglaise, avec un serre-tête, une cravate rayée et pull noir à col en V, avec par dessus ma cape noire (celle faite pas mes soins...), et ma baguette dans la poche, je suis très vite tombée dans la routine cours - repas au réfectoire - dortoir - goguette en douce de nuit dans le parc en évitant le surveillant - pomponnage avant le bal - oeillades aux garçons... En fait, c'est l'après qui a été plus étonnant. J'aurais pu tout aussi bien vivre ces expériences bizarres que les psychologues aiment à faire vivre à des gens - ou à des rats.
Ce n’est pas l’univers de magie ou le surnaturel qui m’ont troublée. Ce voyage entre les réalités, je le fais de façon fluide, sans ambiguïté, depuis des années. Mais en me retrouvant sur la route du retour, j'ai été prise d'une étrange crainte : celle de me retrouver face à mes responsabilités de femme active et de mère de famille, au lieu d'être totalement prise en charge dans chaque aspect de ma vie. Le cap à été vite passé, mais cependant une étrange nostalgie demeurait. J'ai remis des jupes et des collants (ce que je fais très rarement), je me suis même rendue à mon travail en "collégienne" (sans la cape, bien sûr...) au grand étonnement de mes collègues qui ne pouvaient cependant rien me reprocher puisque je portais une tenue plus que convenable. Par la suite, j'ai recommencé à soigner mon apparence : jupes, maquillages, bijoux comme si j'avais besoin de réaffirmer ma féminité. Mon mari ne s'en plaint guère.
Etrange. Peut-être, sans le savoir, ai-je reçu un sortilège...

16:57 Publié dans Le rôle et l'habit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeu, semi-réel
Milathea "Grand Siècle"
J'avoue ! Honteusement. Je délaisse mon blog, mes joueurs, mes forums, tout ce qui peut tourner sans moi, tout ce qui ne peut tourner sans moi, tout les sites où je me pense indispensable alors que je ne le suis sans doute pas. Voilà, c'est fait ! J'ai avoué !
En plus des contretemps habituels (enfants, activités diverses, poisson malade...), la raison est simple et se résume en quelques mots (maux ?) : "couture de costume". Un « grandeur nature » XVIIe siècle demande que je me pique les doigts une fois encore. Je bénéficie heureusement des conseils éclairés d'une amie costumière, ce qui hélas n'atténue en rien le sentiment d'intense découragement que je ressens devant le peu de choses faites et la quantité de choses à faire (dont des kilomètres d'ourlets, qui ne se font, pour une maniaque telle que moi, forcément qu'à la main !)
Je devrais émerger à nouveau quelque part dans le courant de la semaine prochaine...

12:49 Publié dans Le rôle et l'habit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeu, semi-réel, costume





