Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Projet en cours : chemise patchwork pour Monsieur (troisième partie) | Page d'accueil | Nouveau projet couture : costume 1665 pour enfant »

jeudi, 29 mai 2008

Sex and the Stupidity

Déjà qu'il faut le subir à la télé... Et voilà que ça grimpe sur les écrans ! Moi qui ne vais pas souvent au ciné, mais je n'irai jamais voir "ça" même si on m'offre la place.

J'ai dû voir deux ou trois fois le début de Sex and the City,  parce que ça passait après une série qui m'intéressait et que j'avais la flemme d'aller éteindre la télé. J'ai même poussé le vice jusqu'à regarder un épisode en entier. Pour me dire que j'aurais mieux fait de me coucher plus tôt. Il faut au moins une voix discordante dans un concert dithyrambique. Ce sera donc la mienne.

Je n'ai vu aucun intérêt à regarder quatre nymphos qui partagent un neurone à elles toutes s'exciter sur des frivolités et s'abreuver de piques verbales aussi cruelles que gratuites. Il paraît que le personnage le plus important, c'est en fait la ville de New York et que les gens qui la connaissent prennent plaisir à retrouver les lieux visités. Je ne fais pas partie de ces "happy few" et je préfère les personnages de chair et de sang. 

De toute façon, je n'ai jamais été très accro aux "trucs de fille". J'aime la mode, les froufrous, les bijoux, les (mon) mec (s)... mais à dose raisonnable, parallèlement à d'autres activités. Si je vais à un atelier couture avec seulement des filles, c'est parce que se sont essentiellement les filles s'intéressent à cette activité, ou pour être avec des personnes que j'aime bien, pas pour être exclusivement avec d'autres filles. Mis à part mes passe-temps bizarres, j'ai une vie plutôt rangée, je ne peux même pas abreuver les "copines"  des mes aventures de passage et mes déboires sentimentaux. De toute façon, en bonne ex-précoce intellectuelle, il me manque la plupart des clefs et des prérequis pour fonctionner "normalement" en société. Et au bout d'un moment, mon cerveau m'envoie des électrochocs si le niveau de vacuité ou stupidité des propos tenus autour de moi dépasse le seuil de tolérance. Sans compter qu'au-delà de ce côté "blonde inside - voire outside", il y a dans les milieux féminins une perversité cachée, un subtil jeu de pouvoir qui se fait par l'assassinat verbal, pour des résultats si mesquins que c'est est pitoyable.

 Les questions de filles, ça peut exister, dans des domaines sociaux, médicaux, éventuellement sentimentaux... Sur certains points, les filles se comprennent mieux entre elles. Mais assister à un repli du communautarisme féminin sur la base des clichés qui nous  plombent le plus, c'est tout bonnement affligeant. 

 La femme est un homme comme les autres. Qu'on se le dise. 

Commentaires

Je suis ravie de trouver enfin quelqu'un qui ne chante pas les louanges de cette série (et maintenant, de ce film) débile(s)...

On me dira que c'est un progrès, qu'il y avait des séries du genre où c'était des hommes qui parlaient de sexe pendant tout le temps qu'ils ne lui consacraient pas... Beau progrès, oui, les femmes peuvent elles aussi être obsédées, stupides et écraser leurs amies...

Concernant le "communautarisme féminin", là aussi je suis d'accord. Mes amis sont presque exclusivement des filles, mais c'est simplement parce que je n'ai pas eu l'occasion de croiser une "âme soeur" (au sens purement "âme" et "ami") parmi la gente masculine.
Et à choisir, je préfère être au milieu d'hommes que je ne connais que vaguement, que de femmes. A cause notamment de ce que tu appelles l' "assassinat verbal", et que tant qu'à me faire reluquer de haut en bas je préfère que ce ne soit pas pour trouver un poil sur mes jambes épilées ou un gramme de trop sur mes hanches...

Écrit par : mari6s | vendredi, 06 juin 2008

Les commentaires sont fermés.