« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

jeudi, 29 mai 2008

Nouveau projet couture : costume 1665 pour enfant

Ayant choisi cette année de bouder Provins en faveur de la journée "Grand siècle" de Vaux le Vicomte, j'ai décidé de doter mes fauvinets de leur propre costume, plutôt que recourir aux locations de vagues tenues de mousquetaire en location sur place. But de la manœuvre : avoir des costumes pas trop chauds, pratiques, par trop durs à réaliser et un minimum authentiques.
 
Le problème de la période choisie (1665), c'est que c'est en pleine transition vestimentaire. Mes garçons n'accepteront jamais un costume princier avec pourpoint court et rhingrave (sorte de jupe-culotte pleine de noeuds-noeuds), et la veste longue (appelée "justaucorps" à cette époque) par dessus un gilet (qui n'avait pas encore perdu ses manches et s'appelaient alors "veste") n'est officialisée qu'en 1670, à l'imitation des tenues militaires, conjointement à l'apparition de l'uniforme tel que nous le concevons actuellement.

A force d'étudier divers tableau, j'ai trouvé une solution à moyen terme : une sorte de veste courte dont les manches à revers s'arrêtent au coude, par dessus une chemise blanche et une culotte bouffante. C'est confortable, simple, facile et... attesté. Voici à peu près ce que ça donne (l'épée et la plume ayant été ajoutées par mon fils aîné pour manifester ses désidératas...). La suite dès que possible ;).

 

Sex and the Stupidity

Déjà qu'il faut le subir à la télé... Et voilà que ça grimpe sur les écrans ! Moi qui ne vais pas souvent au ciné, mais je n'irai jamais voir "ça" même si on m'offre la place.

J'ai dû voir deux ou trois fois le début de Sex and the City,  parce que ça passait après une série qui m'intéressait et que j'avais la flemme d'aller éteindre la télé. J'ai même poussé le vice jusqu'à regarder un épisode en entier. Pour me dire que j'aurais mieux fait de me coucher plus tôt. Il faut au moins une voix discordante dans un concert dithyrambique. Ce sera donc la mienne.

Je n'ai vu aucun intérêt à regarder quatre nymphos qui partagent un neurone à elles toutes s'exciter sur des frivolités et s'abreuver de piques verbales aussi cruelles que gratuites. Il paraît que le personnage le plus important, c'est en fait la ville de New York et que les gens qui la connaissent prennent plaisir à retrouver les lieux visités. Je ne fais pas partie de ces "happy few" et je préfère les personnages de chair et de sang. 

De toute façon, je n'ai jamais été très accro aux "trucs de fille". J'aime la mode, les froufrous, les bijoux, les (mon) mec (s)... mais à dose raisonnable, parallèlement à d'autres activités. Si je vais à un atelier couture avec seulement des filles, c'est parce que se sont essentiellement les filles s'intéressent à cette activité, ou pour être avec des personnes que j'aime bien, pas pour être exclusivement avec d'autres filles. Mis à part mes passe-temps bizarres, j'ai une vie plutôt rangée, je ne peux même pas abreuver les "copines"  des mes aventures de passage et mes déboires sentimentaux. De toute façon, en bonne ex-précoce intellectuelle, il me manque la plupart des clefs et des prérequis pour fonctionner "normalement" en société. Et au bout d'un moment, mon cerveau m'envoie des électrochocs si le niveau de vacuité ou stupidité des propos tenus autour de moi dépasse le seuil de tolérance. Sans compter qu'au-delà de ce côté "blonde inside - voire outside", il y a dans les milieux féminins une perversité cachée, un subtil jeu de pouvoir qui se fait par l'assassinat verbal, pour des résultats si mesquins que c'est est pitoyable.

 Les questions de filles, ça peut exister, dans des domaines sociaux, médicaux, éventuellement sentimentaux... Sur certains points, les filles se comprennent mieux entre elles. Mais assister à un repli du communautarisme féminin sur la base des clichés qui nous  plombent le plus, c'est tout bonnement affligeant. 

 La femme est un homme comme les autres. Qu'on se le dise. 

mercredi, 28 mai 2008

Projet en cours : chemise patchwork pour Monsieur (troisième partie)

Tant que les manches (ah, les manches !) ne sont pas fixées, j'en profite pour tranquillement poser mes œillets. Depuis que mon emporte-pièce s'est démonté, j'emploie une autre technique, celle du poinçon... Passé entre les fils, il crée un "trou" dans lequel on passe l'œillet en le faisant glisser le long du poinçon.

Elle a pour avantage de ne pas couper les fils, d'où une meilleure résistance. Petit inconvénient : l'œillet glissé entre les fils tire sur la trame et fait un peu gondoler le tissu... Enfin, c'est minime !

 

145143164.jpg
1325846444.jpg

 Le résultat est tout à fait honorable :

1919346204.jpg

Je prends aussi le temps d'ourler le bas de la chemise avec un ourlet invisible :

 

264867381.jpg

 Quant aux manches, comme je vais resserrer les poignets avec un cordon, je me contente de replier deux fois le bord et de piquer à la machine. J'ouvre la couture de montage au-dela de cette couture pour permettre le passage du cordon : 

849979269.jpg

 Maintenant, je ne peux plus reculer... Il me faut monter les manches. Ma méthode : épingler le haut de l'emmanchure et le bas, puis placer des épingles à chaque fois au milieu de la longueur qui reste à assembler. Puis une couture de bâti, dont on ne peut et ne doit absolument pas se passer si l'on veut faire un montage propre !

1188186278.jpg
 
 
2075287830.jpg

 Il reste à passer le cordon dans le bas des manches, avec la vieille technique de l'épingle à nourrice qui permet de sentir l'extrémité du cordon et de la tirer tout doucement à travers le tissu. J'ai scotché le bout du cordon pour éviter qu'il ne s'effiloche.

1007819718.jpg

 Et voilà  ! C'est fini ! A bientôt pour le reste du costume...

 

24261238.jpg

mardi, 27 mai 2008

Régime forcé

Aujourd'hui, suite à un "intervention électrique" (qui sait ce que ça veut dire), certains "matériels informatiques ont été affectés". En bref, pas de web au boulot. C'est là qu'on se rend compte à quel point on peut être dépendant.
 
- J'ai besoin du drapeau de la Slovénie...
- Tiens, il y a une personnalité décédée... Quel âge avait ce type qui était déjà vieux y'a quinze ans ?
- Je vais faire une pause en consultant ma messagerie perso...
- Et si je regardais s'il y a des commentaires sur mon blog... ?
 
A chaque fois, soupir irrité : pas de connexion... Mais le réflexe s'est montré plus puissant que ma mémoire et seul le redoutable écran blanc a su me rappeler la situation de pénurie. Certains de ces réflexes sont purement compulsifs, sans doute un simple prétexte pour échapper quelques secondes aux corvées qui s'accumulent. Par exemple, le fait de regarder s'il y a des commentaires sur mon blog, alors que cette probabilité ne dépasse pas 0,854 sur cent. Le dernier commentaire que j'ai eu, c'était de mon n'hom pour me faire plaisir alors que je me plaignais de l'indifférence générale des visiteurs... ou de leur timidité. Ce qui est la version optimiste, parce que l'alternative est d'admettre que personne ne lit.
 
Mais le pire, c'est que je n'essaie pas de faire du chiffre, du style : accumulation de commentaires, comme les écureuils amassent les noisettes pour ensuite les oublier aux quatre coins de la forêt. Je pensais juste que je pouvais faire des rencontres intéressantes par l'intermédiaire de ce blog. Erreur d'appréciation... Je dois être coutumière du fait. Reste l'exercice de contemplation nombrilique qui fait du bien à l'ego. Ça a son charme aussi.
 
PS : ce n'est vraiment pas mon jour. Déjà la douche sous l'averse, l'exposition de documents foireuse à monter et la crise hypocondriaque de mon n'hom... ça fait beaucoup. Mais le fait d'être obligée de rentrer moi même, à la main, en code html, les "retour charriot" et autres "non breakable spaces"... C'est la totale !

lundi, 26 mai 2008

Petit tour chez Auber

Auber : tous les Parisiens (au sens étendu du terme...) connaissent ce nom. Du moins, s'ils utilisent la ligne A du RER. La station Auber est en quelque sorte le nom "souterrain" de la station Opéra, carrefour de multiples lignes et étendant dans son immense hall une mini-galerie marchande préfigurant modestement l'accès donné sur les grands magasins parisiens...

Auber est également le nom d'une rue du même quartier de l'Opéra (le "Garnier", le seul et véritable opéra parisien, celui dont le plafond a hélas été recouvert de gribouillis à la mode au nom de la prétention moderniste du XXe siècle...) 

Le pauvre Auber, dépouillé de ses prénoms (Daniel François Esprit... Ca ne s'invente pas !) était en fait un compositeur ayant marqué son temps de nombreux opéras comique et autres compositions. Pous en savoir plus, quelques liens : la Wikipedia  mais aussi le site Musicologie.org

J'ai cherché en vain la date du O Salutaris Hostia que nous répétons actuellement. Il est possible qu'il s'agisse d'une des parties de la messe solennelle de 1912 : le O salutaris Hostia est un antienne d'élévation qui peut s'adjoindre aux parties principales (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei...) de ladite messe solennelle. Elle fait partie de Verbum Supernum, hymne composée par Thomas d'Aquin pour la prière des laudes. Voici les paroles latines et une traduction (un peu boiteuse, probablement !) : 

O salutaris hostia,
cæli pandis ostium,
Bella premunt hostilia;
Da robur, fer auxilium.

O hostie salvatrice,
qui ouvre l'entrée du ciel
La guerre funeste nous assaille
Donne nous la force, apporte nous ton aide.

L'air est simple et beau,  sans difficulté technique majeure, ce qui donne l'occasion de travailler la technique plus que l'enchaînement des notes... La résonance des fosses nasales, vous connaissez ?

vendredi, 23 mai 2008

Projet en cours : chemise patchwork pour Monsieur (deuxième partie)

Voici enfin la suite de notre projet de costume...

Voici pour commencer un petit exemple de couture de bâti :

948803446.jpg

Cette couture sera ôtée dès que la définitive sera faite.

Donc, il me faut à présent tailler les différentes pièces du corps. Il y en a quatre, toutes faites avec le même patron, deux dans un sens, deux dans l'autre. Je les coupe comme les autres, au ras du papier : 

1069139444.jpg

Sauf qu'un problème se présente. La chemise est bien plus courte que le patron initial, que je n'ai pas envie de couper. Voici ma solution : je commence par mesurer à quelle longueur sera le bord du vêtement, en partant du bas pour bien garder l'arrondi et je la trace sur le papier. Ici, c'est le trait rose (le trait bleu provient d'une utilisation antérieure du patron). 

 

47836228.jpg

Ensuite, je pratique de petits trous dans le patron à travers lesquels je marque des repères à intervalles réguliers. Il ne reste plus qu'à les joindre, comme un jeu...

1165596308.jpg

Après découpe, voici ma pièce :

2014953252.jpg

 Une fois les pièces assemblées, elles sont fixées à la pièce d'encolure. C'est le moment du premier essayage :

902208716.jpg

jeudi, 22 mai 2008

Programme de musique sacrée

Revenons à la chorale du mardi midi, celle qui dépend de l'association culturelle du ministère ou je travaille. Quelle vilaine phrase, qui ne restitue pas ce que j'aime tant dans ce groupe où j'ai le sentiment de plonger dans des voyages musicaux toujours passionnants.

Après le programme varié et complexe du début de l'année, dont la terrible cantate de Poulenc Soir de Neige, le chef de choeur a décidé de nous lancer, pour la seconde partie de l'année, sur un programme "d'acquisition rapide" basé sur le chant sacré français du XIXe siècle (à une exception près). Un moment envisagé, le Cantique de Jean Racine de Fauré nous est épargné (ouf !), ainsi qu'une pièce de Messiaen certes intéressante mais techniquement trop complexe pour entrer assez rapidement dans nos têtes d'amateurs.

D'après ses explications, la France possède sur ce point un patrimoine très riche, qui n'a pas souvent été jugé à sa juste valeur : les spécialistes de musique sacrée préféraient mettre en avant le patrimoine baroque, certes riche et passionnant, mais qui ne constituait pas l'essentiel du genre. Et son avis sur la période semble rejoindre le mien : un âge qui ne doutait de rien, sans fausse retenue...

Les chants rassembleurs mais simplets du style Vatican II nous ont fait oublier ce que pouvait être l'importance - voire même... le poids - de la musique lyrique dans les célébrations. D'un autre côté, leur évacuation par le fameux concile s'explique sans doute aussi (toujours d'après mon chef de choeur) par le fait qu'il devenait insupportable aux oreilles de clergé d'entendre tous les dimanches ces chants massacrés par des carusos à la petite semaine et des divas du dimanche (littéralement).

 Voici la teneur du programme, pour l'instant : 

- Daniel François Esprit AUBER : O salutaris Hostia
- Marie-Joseph-Alexandre DEODAT de SEVERAC : O sacrum convivium
- Maurice DURUFLE : Ubi caritas, Tantum ergo
- Edward ELGARAve verum
- César FRANK : Psaume 150
- Théodore DUBOIS : Tu es Petrus

 Vous pouvez voir qu'un citoyen de la perfide Albion s'est glissé parmi nos compatriote, pour la bonne cause ! 

Les loups, le retour

Ça y est, le spectacle à eu lieu... Samedi soir (je sais, je remonte dans le temps). Je passerai sur les presque deux heures d'angoisse dues au fait que les enceintes et une partie des costumes avaient été enfermés dans un local dont la chorale n'avait pas la clef... Ni d'un gang de Lupins débutants (choristes, papas - dont mon n'hom, agent technique de la mairie) s'attaquant à la porte pour délivrer le matériel captif. En grande partie grâce à l'outillage de mon dit n'hom...

Les enfants ont un peu souffert de cette tension... dont le mien qui  a fait sa traditionnelle crise de trac aigu, heureusement avant le spectacle, cette fois, et pas pendant. C'est déjà ça... Il y a eu une deuxième cession, dans des circonstances  moins rocambolesques, à laquelle nous n'avons pu être présents.

En attendant, une petite photo, qui respecte comme il se doit le droit à l'image des enfants... (celui avec le masque sur les yeux étant le mien).

1696120617.JPG

 

L'art de (dés)informer

L'une des raison pour lesquelles je me refuse à gloser sur la politique et les faits de société - outre celles que j'ai déjà données par ailleurs - est le risque de désinformer sous prétexte d'informer. En effet, chauffer le bon peuple sur un sujet que l'on connaît partiellement, que l'on ne veut pas connaître plus, à travers lequel on défend sa mini-chapelle ou on règle ses petits comptes mesquins, contribue surtout à diffuser des idées fausses parmi un public qui n'aura ni l'idée, ni le temps d'approfondir la démarche.

Dans ce style, un article m'a tout particulièrement agacée... Un blogueur en vue, dont les articles sur la "posogion" (politique, société, religion) ont un certain écho, s'y plaint en long et en large, en se présentant en innocente victime, des dysfonctionnements d'un service public auquel il s'était adressé. Jusque là, rien de bien scandaleux : nous connaissons tous l'aspect particulièrement pachydermique de notre fonction publique. Il se trouve toujours des gens (et parfois moi la première) pour spontanément se faire l'écho de ce style de critique.

 Sauf qu'en l'occurrence, ce service est celui où je travaille. Et que j'ai pu voir que ce cher monsieur avait omis quelques faits importants :
- l'essentiel des déboires qu'il avait rencontrés venait du fait qu'il s'était cru dispensé de lire le règlement sur le fonctionnement du service...
- les conditions de travail du personnel de ce service (exiguïté des locaux, manque de personnel, conditions d'accès particulières...) rendent sa tâche compliquée, au point qu'on ne peut que s'étonner qu'il puisse quand même tant bien que mal l'assurer...

En passant ces faits, dont il était tout à fait conscient, sous silence, il se rend coupable de falsification volontaire... Son seul but étant de passer ses humeurs suite à gêne personnelle et non de dénoncer une situation scandaleuse pour le bien de la société.

Si sur un sujet si peu important, même s'il jette l'opprobre sur une activité déjà peu valorisée, on trouve ce style de raccourci, qu'en est-il des sujets bien plus graves ! On peut légitimement se le demander. Mais de toute façon, je doute que la vérité (la "vraie vérité", pas la soit-disant vérité sans nuance qu'on aime à asséner pour se croire important) plaise aux gens : elle ne correspond à aucun cliché simpliste et  ne se pose ni en noir, ni en blanc, mais en nuances de gris.

Sur ce point, voici une autre anecdote. Je discutais avec une collègue qui lit régulièrement un journal-cadavre exquis, ni chèvre ni choux, qui se livre à sa propre activité simili-blogueuse sous le pretexte de donner des programmes télé. Je lui faisais remarquer qu'à chaque fois que j'avais lu dans ce journal un article sur un sujet que je connaissais, il était truffé d'erreurs, d'approximations, de reaccourcis et d'omissions volontaires ou non... Et que j'en déduisais que, puisque cétait sans doute la même chose pour les sujets que je ne connaissais pas, je m'abstenais de le lire. A cela, elle me répondit :
- Oui, je sais...
- Et tu le lis quand même ?
- oui...

J'avoue rester un peu pantoise devant ce goût pour l'info falsifiée, du moment qu'elle est "dans la tendance"... D'un autre coté, je n'ai jamais prétendu être normale...

mercredi, 21 mai 2008

Ratatouille au lac Daumesnil

Dimanche soir, en passant à côté du lac Daumesnil, nous nous sommes arrêtés le temps de faire une petite promenade, en dépit du froid peu printanier.

732322851.JPG

 

 En passant sur un pont, nous nous sommes aperçus que vivait dessous toute une propulation de rats... Des rats bien nourris, gros et gras, qui s'y trouvent plus à l'aise que dans un égout. On les comprend, d'autant que certains visiteurs les ravitaillent en pain sec, comme jadis les canards.

 

980973240.JPG
 
1164896244.JPG
 
1377170353.JPG
 

 

Toutes les notes