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jeudi, 19 juin 2008

Le jeu des cinq tags - 19 juin, 12 h 28 !

Voilà, les tags ont assez changé pour que je m'amuse à nouveau à pratiquer le jeu des cinq tags. Je n'ai pas encore initié une mode, mais peut-être, au gré des années, certains blogueurs apprendront à jouer de l'actualité avec humour. Tiens, en passant, j'ai vu sur mes stats que le staff de "Blogspirit" était passé par chez moi. J'aimerais savoir si cela fait partie de procédure de surveillandce "aléatoire" ou si des mouchards les alertent des cas d'impertinence !

Revenons à nos moutons. Aujourd'hui, voici les tags capturés :  Politique, Littérature, Europe, Irlande, Sarkozy. Pas très emballant... Mais il faut faire avec.

 Quand je dis que je ne m'intéresse pas à la politique, c'est faux. Je trouve que la politique en tant en qu'art et science peut être passionnante : le traité de politique en tant qu'oeuvre de littérature est hélas un genre devenu rare. Au lieu de commentateurs stériles, d'analystes sentencieux, de populistes verbeux et de biographes hargneux, nous aurions besoin de fins littérateurs prêts à écrit de nouveaux "bréviaires du politicien", à la fois cours d'habileté pour leurs contemporains et clefs de compréhension pour les profanes que nous sommes. Mais ça, c'est peut-être dangereux... Par définition, les masses n'ont d'utilité que quand elles restent à leur place... de masse...

Cas typique, en ce moment, autour de l'Europe. Tout d'abord, à la sauce mercantilo-sportive avec le coupe de football, dans la plus grande tradition du principe "Du pain et des jeux" qui rend la foule docile comme de gentils toutous... Je ne peux que regretter que la médiocrité de l'équipe de France ne calme pas les ardeurs des passionnés au point d'ébranler l'hégémonie imposée du "jeu de baballe". Ensuite, l'Europe mise à mal par le référendum en Irlande. Pour ma part, je me garde bien de juger car je ne suis pas dans la tête des Irlandais. Il est souvent un peu facile de hurler à la stupidité du bon peuple quand il prend une direction contraire à l'opinion jugée "correcte" par les élites - ce "bon peuple" irait, sans un poil de réflexion en plus, dans le "bon" sens, on s'extasierait de son réalisme et de son intelligence.

De toute façon,  afin d'éviter toute réflexion, le plus simple est de trouver un coupable ultime. Je vais ressortir ma sous-culture générationnelle et télévisuelle : qui se souvient de la chanson de Corbier, gratte-guitare attitré des émissions de Dorothée, qui mettait tous les maux du monde sur le dos du réalisateur de l'émission, le malheureux Pat Le Guen (qui, avouons-le, savait prendre) ? Remplaçons le nom de monsieur Le Guen par celui du président Sarkozy et le tour est joué ! 

Aux cas où, je signale quand même que ce petit texte est avant tout un exercice de style imposé, qui n'a pas vocation à initier de débat d'opinion ! Sait-on jamais... 

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