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samedi, 19 décembre 2009

Veine d'écriture

Contre toute attente, l'inspiration "tient". En fait, je commence à comprendre comment, au XIXe siècle, la littérature s'est épanouie sous les doigts des "feuilletonistes". Développer une histoire par étapes, sous l'attention directe d'un public (même si pour le moment, il demeure modeste et le restera sans doute) a quelque chose d'incontestablement motivant. En fait, je reviens aux sources du concept de "feuilleton", celui qui paraissait entre les feuilles du journal avant de devenir un concept télévisuel. Pour les plus jeunes, c'est ainsi qu'on appelait jadis les "séries" où chaque épisode était censé servir de suite au précédent... A présent que les concepts ne sont plus si clairs, le terme de "série" a tendance à tout couvrir.

Pour revenir aux feuilletonistes, je m'interroge à présent sur leurs procédés d'écritures. Commençaient-ils à publier quand tout était déjà écrit ? Ou écrivaient-ils au jour le jour dans le cadre d'une trame plus ou moins précise ? Etaient-ils sensibles à l'avis de leurs lecteurs, qui prennaient sans doute la plume pour réagir ? Et ne parlons pas des extrêmes, de Dumas et de ses légendaires ""nègres" qui bien souvent assuraient à sa place la régularité de la parution (je vous conseille ce petit texte de conférence sur ce point), et à qui il délégait l'écriture des parties les moins passionnantes de ses oeuvres. Ce qui parait scandaleux dans notre conception de l'écriture comme un acte intime et personnel, alors qu'il a toujours semblé naturel de voir les grands maîtres de l'art pictural abandonner à leurs apprentis les parties les moins affriolantes de leurs plus grandes oeuvres.  Il faut bien dire que de nous jours, le recours à des "nègres" ne supplée pas au génie d'un Dumas, mais masque l'incompétence de soit-disant auteurs...

Je suis également confrontée à un soucis : le nombre de personnages qui évoluent dans Paradis XXIV. L'équipe des Forces spéciales de l'ISO comporte sept personnes, l'équipage du Moonshine Runner quatre, puis cinq, sans compter tous les autres personnages qui gravitent dans le coin... Je me demande si les lecteurs vont s'y reconnaître dans cette foule ! Surtout dans le cadre d'un récit par écrit. C'est un peu pour cela que les avis sont capitaux. Il y a une sorte de forum sur mon site et j'espère qu'un jour il abritera de véritables discussions que les commentaires ne permettent pas.

Pour le moment, mon n'hom me sert de bêta testeur : son expérience militaire et scientifique me permet de ne pas totalement me ridiculiser. Du moins j'espère... Je sais que le talent littéraire fait passer bien des choses, mais le mien n'étant pas garanti, la sécurité de la crédibilité n'est pas du luxe...

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