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lundi, 21 décembre 2009

Le fouet de l'inspiration...

L'inspiration tient. Ce qui n'a rien de bien  étonnant vu que ma dernière lubie ne remonte qu'à 10 jours... Il faut tout au moins donner à ma "danseuse" du moment le crédit suivant : m'avoir ramené sur le web, sur mon blog, même si mon jeu gît encore abandonné. Aujourd'hui, j'ai publié ma première "réaction" sur la fanfiction d'un autre auteur. Ce qui est également un fait remarquable, vu ma timidité (ne ricanez pas, c'est la vérité).

J'ai déjà deux lecteurs réguliers. Trois, si je compte mon n'hom qui fait aussi office de bêta-testeur. Pas la foule, mais un début.

Le sentiment de l'auteur qui écrit dans le vide n'est pas tellement différent de celui du webmestre qui crée des sites qui n'intéressent personne ou du VIB Alternatif (le "very insignificant blogueur", si certains se souviennent de cette mini-crise qui fit de moi pendant un court lapse de temps quelqu'un de modérement intéressant, et qui ne déboucha sur... rien vu que sur Haut et Fort, les petits blogueurs n'ont toujours pas d'espace où s'exprimer...).

Il y a une bonne dose de masochisme dans la démarche. Le "créateur" sait très bien qu'il n'aura aucune audience, mais se livre cependant à l'exercice pour mieux pouvoir se plaindre ensuite de sa solitude. En révélant ce secret bien gardé, je prête le flanc à mes critiques de l'épisode "VIB alternatifs", mais je pense qu'il y a cependant un élément qui entre en ligne de compte : même si je n'ai pas le profil du "poète maudit", ignoré et incompris malgré son génie, je reste persuadée que ce que je produis n'est pas sans valeur et que j'ai juste besoin de toucher le bon public. Donc, pas de dévalorisation, pas d'autoflagélation. Ce qui est sans doute grave, vu que si l'autodévalorisation est mal vue, elle est aussi une réaction jugée "normale" et attendue de chacun. Si un homme politique, un artiste, un sportif sa déclare satisfait de lui-même, sans l'appui d'éclatantes victoires, il devient victime expiatoire de la vindicte populaire en moins de temps qu'il faut pour le dire. Sans doute est-ce la même chose pour l'auteur sans succès.

logo-guppy2.gifMais je prends le risque. Je suis satisfaite de moi, malgré mes 2,5 lecteurs et zéro réaction sur mon site. Et je remercie mon papa (qui s'en moque, mais avec bienveillance), ma maman (pour qui je ne devrait pas lancer dans quoi que ce soit à moins de tutoyer l'excellence...), ma grande soeur (qui au mieux ricanera), mes amis (qui me disent : "Je note l'adresse et j'irai voir à l'occasion... qui y croit ?), mes enfants (qui râlent dès que je suis sur l'ordi parce qu'ils le veulent pour jouer), mon n'hom (le seul qui m'appuie un peu dans cette histoire, mais comme c'est mon n'hom, il n'a pas trop de mérite...)... Et surtout, le logiciel de CMS GuppY, sans qui je ne serai rien.

Mon meilleur allié est un poisson virtuel. Tout à fait moi...

 

Commentaires

Je suis certaine que ce que tu produis n'est pas sans valeur et je suis contente que tu sois venue me visiter car cela me fais toujours plaisir d'avoir de nouveaux lecteurs. J'aime bien les fidèles mais parfois on a l'impression de faire salon, de tourner en rond, de ne plus se remettre en question. A bientôt;

Écrit par : ariaga | lundi, 21 décembre 2009

Bonnes fêtes pleines de joies et d'amour vaste.

Écrit par : ariaga | vendredi, 25 décembre 2009

Merci de ces vœux - et également pour le commentaire ! (Ciel, je manque d'inspiration, c'est dramatique... à moins que ce ne soit le manque de sommeil, les vacances de Noël ne sont pas des vacances. Il faudra que je fasse au billet sur la question, d'ailleurs...)

Écrit par : Milathea | mercredi, 06 janvier 2010

Ta remarque sur l'autodévalorisation est tout à fait pertinente. Il ne faut pas trop s'étaler sur le sujet en société, au risque de gêner et d'exaspérer, mais il faut quand même afficher une sorte de fausse modestie qui consiste à être -ou du moins sembler- persuadé qu'on n'est qu'une petite merde et que tout ce qu'on fait ne mènera à rien. C'est assez fatigant: on n'a pas le droit d'être malheureux de façon trop pathétique, mais pas non plus heureux de façon trop voyante - faudrait pas faire de l'ombre à des gens plus brillants, ou du moins qui se font plus mousser.

C'est notamment pour ça que je ne parle pas de ma passion de l'écriture à grand-monde. Pendant des années, je me cachais; maintenant ma famille et mes amis proches le savent, mais c'est tout... Parce qu'on ne devrait surtout pas écrire si on n'est pas J.K. Rowling, si on n'a pas le talent et/ou la chance d'être lu par des millions de gens. Parce qu'on ne devrait rien entreprendre sans être sûr de réussir. C'est l'opposé exact de ma philosophie...

Et ça va plus loin que ça: quand par hasard on se sent sûr de soi et qu'on anticipe un succès relatif, c'est tout juste si on ne se fait pas huer. Par exemple, j'ai séjourné à la mer dans une maison de famille juste avant de commencer à réviser pour le bac, non loin de certains membres de ma famille 'éloignée' (oncles, tantes...). Une personne en particulier n'arrêtait pas de me demander si j'avais entamé mes révisions, à chaque fois que l'on se voyait ; au bout de quatre ou cinq fois, j'en ai eu assez et ai laissé échapper -intentionnellement, puisque le stress est un plus grand ennemi pour moi que le manque de travail- une petite phrase sobre du genre: "oh, pour l'instant je me détends, de toute façon je n'ai pas trop à m'en faire". Whaouh, quel pavé dans la mare... Et me croiras-tu si je te dis que la personne en question, après avoir insisté pour qu'on la tienne au courant de mes résultats, nous boude vaguement depuis qu'elle sait que j'ai décroché une mention TB?

Cela rejoint une discussion que nous avions eu -sur mon blog, si je ne m'abuse- à propos des moutons qui ne savent pas bêler en rythme. J'en suis apparemment un, car je ne sais jamais à quoi m'en tenir entre fausse modestie trop déprimante et franchise trop snob...

Écrit par : mari6s | samedi, 09 janvier 2010

"Parce qu'on ne devrait surtout pas écrire si on n'est pas J.K. Rowling, si on n'a pas le talent et/ou la chance d'être lu par des millions de gens. Parce qu'on ne devrait rien entreprendre sans être sûr de réussir."

Tellement vrai !!! Heureusement, je trouve que le web a tendance un peu (juste un peu) à briser cela, car l'on a des opportunité d'avis tiers qui n'existaient pas auparavant.

Quant à la famille... J'ai de mon côté une tante qui a quasiment injurié ma mère quand elle a su que j'avais un an d'avance ("tu verras, ça va mal finir !"). Et qui a dû avaler de travers quand j'ai réussi un cursus Bac +7, alors que sa fille, merveille des merveilles, n'a pas réussi à aller au bout de ses prétentions. C'est si stupide...

On rencontre les mêmes limites partout... Hélas !

Écrit par : Milathea | samedi, 09 janvier 2010

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