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mercredi, 13 janvier 2010

Cameo : n° 2

Un petit vent glacé se faufile à travers mes vêtements, s'immisce dans le moindre interstice entre les couches de tissus pour me piquer la peau. Un long frisson parcourt mon dos et je serre mes poings gantés. Mon regard, comme une dizaine, une vingtaine d'autres, se porte sur les écrans éteints : pas moyen de savoir quand un train viendra nous sauver de l'enfer polaire et crépusculaire de ce quai de RER. Si seulement il y a un train...

Mes pensées prennent le large : si je meurs d'une pneumonie à la suite d'une exposition prolongée aux éléments, la SNCF pourra-t-elle être poursuivie en justice, en tant que responsable de cette tragédie ? Les associations d'usagers s'empareront-elles de ma personne et feront-elle de moi une martyre, symbole des mauvais traitements que leur infligent régulièrement les transports parisiens ?

Non que j'aie envie de mourir, je me pose juste la question.

Le froid s'intensifie. Je ne pense plus à grand chose. Enfin, dans une sourde vibration, une rame entre en gare...

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