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dimanche, 07 février 2010

Expérience filée

Peu de temps après que je sois devenue blo-"gueuse", je suis devenue également "facebookeuse". Ou quel que soit le terme approprié. Il paraît que c'est un outil indispensable pour dynamiser son réseau social.

Il est certain que ce style de service peut être intéressant pour conserver le lien avec des amis qui n'en sont pas vraiment, de vagues connaissances ou des rencontres de hasard que vous n'oseriez pas contacter spécifiquement. mais ne nous voilons pas la face : c'est un contexte social aussi humiliant qu'une cour d'école.

Voilà quelques temps, dans La solitude de la Blogueuse de fond, j'avais fait part de mes réflexions sur l'univers social des blogs : je constate que comme on peut être "very insignifiant blogueuse", on peut aussi être "very insignifiant facebookeuse". Ce qui n'a pas grand chose à voir avec le nombre d'"amis" que vous arborez au compteur (79 en ce qui me concerne !). Mais plutôt avec ce que vous en faites. ou plutôt, ce qu'il font de vous.

Tout d'abord, pour acquérir de nouveaux "amis", vous devez les solliciter pour qu'ils rentrent dans votre réseau. Certians sont des "collectionneurs" qui acceptent tous ceux qu'ils connaissent, de près ou de loin (voire de très loin, la nuit dans le brouillard). D'autres, plus regardant, peuvent choisir de vous refuser. Ce qui est logique, mais vous vous trouvez une fois encore dans la position d'être l'exclus qui sollicite timidement de faire partie du gang, mais dont personne ne veut vraiment. Sauf que vous n'avez plus 12 ans...

Ensuite, il y a les "statuts" : vous pouvez publier des nouvelles à votre sujet, généralement - et de préférence - futiles, qui s'affichent à côté de votre nom et que vos "amis" sont libres de commenter ou d'apprécier.

Là encore, le shéma est évocateur de la cour de récré, vous savez, il y avait ces personnes qui ne pouvaient prononcer la moindre idiotie sans que leur cour ne se mette à rire servilement. D'emblée, vous ne faites pas partie de ces meneur au charisme naturel, dont tout ce que vous pourrez dire n'intéressera personne : sauf si vous vous vantez ostensiblement de quelque chose de cher et qui "fait bien".

Sur le blog, vous avez au moins le loisir de vous sentir intelligent, d'être ignoré mais pas refusé. Sur les forums,  vous pouvez prouver par vos interventions que vous êtes digne d'intérêt. Sur Facebook, il est difficile de montrer la moindre capacité - on ne peut même pas se consoler en se disant que si, l'on est ignoré, c'est qu'on plâne trop haut au-dessus de la mêlée !

 

Commentaires

J'étais sur Copainsdavant dans le but unique de retrouver une amie de lycée . J'y avais lancé un avis de recherche , un "cherché de disparu" . Quand je l'eus retrouvée ( 3 ans après mon inscription ) je me suis radiée de ce site , non sans difficulté car ilest plus facile de s'inscrire que de se désinscrire .
Je suis sur facebook depuis à peu près un an parce que j'ai fini par répondre à l'invitation d'une copine ... Mais je ne publie rien sur ce support tant il me ... navre . Les inscrits de mon réseau ( mon frère , ma belle-soeur , des collègues ass mat , une amie de collège , une comparse musicienne , des collègues de mon mari devenus copains d'apéro ... ) n'y publient que leurs scores ou réponses à des tests affligeants , y souhaitent les anniversaires , les fêtes et y écrivent des banalités sur la météo ou la grippe .
Mon mur n'étale que des gentilles débilités . Aussi je ne m'y rends que sur invitation mailée ...
Le concept était sans doute bon mais ce qu'en font les internautes ...
Quand je lis que même toi , qui semble évoluer dans une sphère plus cultivée que la mienne , tu n'y trouves que des idioties , cela me conforte dans mon jugement .

Écrit par : mère à la noix | jeudi, 18 février 2010

Hé, Milatéa ! Moi je veux bien être ton namie sur Facebook ! ;-) Mais je ne connais pas ton identité sur ce fabuleux créateur de lien social.

Je me sers de FB pour faire un peu de promo pour mon site, ou pour garder le contact avec mes collègues (je suis en arrêt de travail depuis le mois de juin, ça fait long). Les amis, on peut les choisir... et faire le ménage de temps en temps. J'en ai très peu par rapport à d'autres utilisateurs de cette plate forme, mon but n'est pas de battre un score, mais d'avoir des nouvelles de gens que je ne connais pas forcément, mais qui m'intéressent. C'est comme ça que j'ai fini par sympathiser avec un éditeur de bandes dessinées (il pourrait te plaire, en plus), avec l'un des intervenants sur un site d'information en ligne dont les "réflexions" sur FB sont souvent pleines d'humour...

Facebook, c'est comme tout le reste : on en fait ce qu'on veut, et ce n'est que ce qu'on en fait. Voilà, après cette éblouissante saillie dont le caractère puissamment philosophique ne t'aura pas échappé, je vais aller prendre deux Aspro. J'en ai bien besoin.

Je commente rarement chez toi, mais je viens te lire épisodiquement. Et je me rends compte en regardant tes archives que ça fait un petit moment, maintenant, que tu as commencé ce blog ! Je n'ai tout simplement pas toujours le temps de lire tous les gens qui sont dans ma liste...

DB

Écrit par : DBardel | samedi, 20 février 2010

Je suis du même avis que toi par rapport à FB mais je n'aurais pas pu l'exprimer aussi bien que toi. Je parcours ton blog et c'est un plaisir de te lire.

Écrit par : Martine Duvellier | vendredi, 12 mars 2010

Merci beaucoup ! Il m'est pour ma part très agréable de contempler tes œuvres. A très bientôt !

Écrit par : Milathea | vendredi, 12 mars 2010

Les commentaires sont fermés.