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lundi, 08 février 2010

Savoir ou ne pas savoir…

Savoir ou ne pas savoir… Telle est la question.

Il y a des gens qui lisent. Il doit bien y en avoir quelques-uns… mais le majestueux silence qui entoure mon lectorat (sans doute composé en grande partie de « bots » de sept lieues sautillant de lien en lien) est, tout bien réfléchi, impressionnant.

Quand je regarde des blogs d'écriture, je suis sidérée par le nombre des « habitués ». Je ne dis pas que cette fréquentation est injustifiée, je suis parfois clairement admirative (même si parfois, aussi, je le suis nettement moins). Je me demande quelles circonstances poussent à la rencontre, à l’échange.

Aurais-je plus d’écho si j’écrivais « sérieux » ? Si je parlais de maux de sociétés, d’amour terne, de solitude, d’intolérance ? Si je faisais du « drame psychologique » - quintessence de l’excellence dans notre société, que ce soit en matière de cinéma comme en toute autre chose ? Serais-je déjà assez talentueuse ou assez imbue de moi même pour le faire croire, pour attirer l’intérêt de quelques-uns et de quelques autres ? Ou serais-je frappée par la même malédiction qui me retient toujours à la périphérie de toute société ? Tout cénacle où je tente de pénétrer me salue chaleureusement puis m’oublie dans un coin.

Ai-je besoin d’avoir une « claque » ? Certes non. Mais un avis extérieur, oui. D’un autre côté, je creuse ma propre tombe. A écrire léger, je ne dois rencontrer que des lecteurs-bulles de savon et étoiles filantes. A vouloir conter une histoire, plus que me servir de cette histoire pour l’art ou l’idéologie, je ne capture que des esprits enfantins, avides de choses simples. Pas le genre à se regarder le nombril en flattant le nombril des autres. D’un autre côté, je n’ai jamais voulu être écrivain, ni même écri-« vaine » : je voulais devenir archéologue, je suis tombée un peu à côté de la plaque mais pas si loin quand même. Tout cela pour dire que ce n’est pas vital, que ça ne m’empêche pas de dormir.

A mieux y réfléchir, mon besoin d’échange ne vient ni d’un désir de gloire ni d’une envie de reconnaissance, mais tout simplement du regret de n’avoir personne – ou presque – avec qui parler de ce qui actuellement me passionne, car je n’ai pas besoin d’un aréopage suivant béatement l’apparition de chacun de mes mots. Prêts à me juger et à peut-être, tuer dans l’œuf l’inspiration incandescente.

Pour revenir au rayon du « pourquoi », il se pourrait aussi que le silence soit simplement un désaveu. Mieux ne rien dire que de blesser ou peiner. Ou de critiquer en un âge qui n’admet pas la critique. Mais quand je constate le succès de certaines créations  que j'oserais juger inférieures aux miennes, je m'interroge. Peut-être répondent-elles simplement plus à l’attente, au désir d’un public.

En fait, c’est le propre du silence d’être silencieux. Il y a donc peu de chances pour que je sache...

Savoir ou ne pas savoir… Telle est la question.

Commentaires

Tu oublies que le nombre de lecteurs ne dépend pas que de la qualité de l'écriture ou de l'histoire, loin de là même.
La course au référencement est un vrai sport sur la blogosphère. J'en sais quelque chose, c'était l'une de mes tâches assignées pendant mon stage en Nouvelle-Zélande. Commente à plusieurs reprises sur quelques blogs influents, et tu verras ton stock de lecteurs/commentateurs augmenter brutalement. L'idéal pour la gloire, c'est lorsque un autre blog met le tien dans sa blogroll : jackpot.
Mais est-ce pour le mieux ? Je n'en suis pas sûre. Dans le cas d'un blog professionnel, c'est indispensable. Sinon, on risque surtout de se retrouver avec un ramassis de trolls. Et je pense que tu as assez connu de trolls comme ça !

Ensuite, il est évident que ton blog n'est pas aussi "facile d'accès" que d'autres types de blogs (girly, politico-critico-prise de tête, photo...) qui accumulent les lecteurs. Le lectorat de la blogosphère peut se montrer feignant, et entre commenter un texte sur l'Ipad ou une réflexion sur l'écriture d'anticipation ou de science-fiction... Leur choix est vite fait.

Écrit par : Nim' | samedi, 13 février 2010

Bonjour Milathea… Voilà une note que je ne peux décemment laisser passer sans réagir, car je ressens souvent exactement ce que tu exprimes…D'ailleurs, tu avais eu la gentillesse de me faire un petit clin d'oeil à ce propos en décembre dernier. D'une part, il est évident que la tenue d'un blog suppose l'envie d'être lu, à la différence d'un journal sur cahier qui reste une conversation intime que l'on tient pour soi-même. Désirer être lu, c'est attendre une réponse, sinon admirative (sans fausse modestie), du moins compréhensive… L'absence de réactions laisse donc un léger sentiment de frustration… Que contredit l'audience du blog , car même quelques centaines de lecteurs mensuels, par rapport au flux des gros blogs, c'est peu, personnellement,je me sens "toute chose", quand je me dis que presque 1000 personnes prennent chaque mois le temps de venir consulter mes notes, mes fiches de lecture, mes photos… Sans pour autant laisser de commentaire…S'ils reviennent, c'est qu'il y a quand même un échange. L'avantage, c'est que tu peux continuer à écrire ce que tu ressens, ce que tu veux, sans la tentation d'infléchir ton discours pour plaire … Je ne peux que t'encourager à poursuivre… En toute simplicité, sur un chemin d'authenticité.

Écrit par : gouttesdo | lundi, 15 février 2010

Tiens, sympa de te voir passer (quand reprends-tu ton blog, au fait ?)

attention, qu'il n'y ait pas de malentendu : cette réflexion n'était pas liée à mon blog, j'ai pris le parti de le voir déserté. Ce n'est pas un soucis. Je sais bien que personne ne s'intéresse particulièrement aux gens qui ne "s'y croient pas", je le maintiens pour moi même et pour les deux ou trois fidèles qui se branchent de temps à autres.

C'est plutôt lié à ma récente expérience "sous-littéraire". Notamment au fait que je puisse déterminer l'existence d'un public sur mon site de publication, mais que ce lectorat reste désespérément silencieux (ah, si, il y a une personne qui s'exprime, mais il intervient sur l'univers, pas sur l'histoire - c'est déjà ça !).

Aux dires de la communauté de webséries aux franges de laquelle je me promène, ce serait normal, et quatre ou cinq lecteurs réguliers, c'est déjà bien ! Mais je m'étonne quand même d'un tel silence. D'autant que ces lecteurs ne se promènent pas / plus sous MSN, je n'ai pas d'autres moyens de connaître leurs sentiments.

Mon problème ici n'est pas un manque de popularité, mais la création dans le silence.

Écrit par : Milathea | lundi, 15 février 2010

Oups, un autre commentaire entre temps !

Merci de tes encouragements, Gouttes d'O ! Et tu as sans doutes raison : si les gens viennent, c'est qu'ils ont une raison de le faire. Il y a donc en effet déjà un partage.

Il est vrai qu'Internet a un côté "miroir aux alouettes" : en donnant des moyens de publications à toute personne qui tentent la partage créatif, le Web peut faire croire que les choses seront faciles - mais elles ne le sont pas tellement plus. Nous nous trouvons face à une exposition, une vulnérabilité à laquelle pouvait échapper l'écrivain à la plume d'oie qui savait qu'il n'avait rien à attendre.

Écrit par : Milathea | lundi, 15 février 2010

Eh oui, au moins, grâce au Web, les petites plumes timides et modestes ( qui s'y reconnaît?) s'offrent le plaisir de publier leurs textes. Faute de confiance en la valeur ( commerciale???) de nos textes, nous les offrons pour que les mots qui nous touchent, les phrases qui nous libèrent atteignent d'autres esprits: c'est le partage, la communauté. Là où cela devient émotionnellement plus délicat, c'est quand il s'agit d'une création, comme tes textes de fanfiction ( que je regarderai plus longuement quand je me serai libérée). Je vois bien que depuis 2 ans et demi, les quelques nouvelles que j'ai glissé dans mon blog perso n'ont guère trouvé d'échos. Pourtant, maintenant que j'ai vieilli, je sais que certains valent un certain pesant d'émotion et de …(grrr, c'est pas facile à dire, bon je n'ai plus le temps d'être faussement modeste) . Ce que je constate, par les statistiques du blog, c'est la sortie d'un texte par ci, un autre par là… Et je me dis que c'est formidable que quelque part, en Belgique, au Canada, en France ou en Tunisie, voire en Russie, 1 personne reprend de temps à autre un moment qui lui a plu. Alors, courage, lance toi, défends-toi de voir dans ce silence autre chose qu'un acquiescement béat!

Écrit par : gouttesdo | lundi, 15 février 2010

Coucou . Je suis sandralou du "NotaBene de Sandralou" ( Hautetfort) et plus récemment mère à la noix de "mère à la noix s'en raconte" . Comme toi je m'interroge . A chaque fois que je menace de supprimer mon blog , j'ai des lectrices qui sortent de l'ombre , me laissent un premier commentaire , alors qu'elles me lisaient régulièrement , jusqu'alors sans se faire "voir" . J'aurais besoin de plus d'échanges verbalisés . Le fait d'être lue , fouillée jusqu'au trognon de mes archives , m'est trés désagréable si cela est commis par des yeux fantômatiques ...
Je suis en plein moratoire personnel . Ton billet tombe à pic et je te le signifie .
Logique .

Écrit par : mère à la noix | mardi, 16 février 2010

Oui, j'avais vu que tu avais "vidé" ton blog. Je suis tombée presque par hasard sur ton nouveau blog et je l'ai mis dans mes marque-pages. ;)

Pour ma part, supprimer mon travail, c'est une chose que je ne ferais pas - je suis conservatrice, de métier comme de caractère, et donc... c'est logique. ;) Je n'ai d'ailleurs jamais compris ce réflexe de destruction : détruire ses interventions sur un forum, son blog, son site s'il n'a pas assez de succès... Cela m'interloque complètement. Internet est avant tout une tribune, qui vit presque sur le mode de l'oralité. Si l'on a prononcé une parole, on ne peut pas la retirer, faire comme si elle n'avait jamais existé, c'est une impossibilité philosophique, alors autant l'assumer. Si je devais un jour pour une raison ou une autre détruire mon blog (par exemple si le site ferme), je pense que que je récupèrerais tout son contenu en local... :P

Je suis cependant d'accord sur le besoin d'échanges verbalisés. Mais j'arrive cependant à comprendre le silence. On n'a pas forcément quelque chose d'intelligent à dire, ni les mots pour le formuler. Mais il faut aussi reconnaître que le blog est un peu le PMMP (plus mauvais média possible) pour l'échange. Au contraire du forum qui est une place où la prise de parole est partagée par tous, le blog est la tribune exclusive d'un personne en particulier. Tous les interlocuteurs n'ont dès lors pas "voix égale", ils doivent donc se positionner uniquement en fonction de cet orateur central. Ce n'est pas forcément si évident, surtout sur des sujets plus risqués que les "girly, politico-critico-prise de tête, photo, etc." que citait Nim.

Dans le cadre d'une démarche littéraire, comme c'est le cas de mon Webroman, c'est encore différent : le but n'est pas d'échanger, mais de conter une histoire, face à un public "captif". Les éventuels réactions ne sont pas de l'ordre de l'échange, amis de la critique. C'est sans doute pour cela qu'il est plus aisé pour mon ami lecteur d'intervenir sur l'élaboration de l'univers, sur un mode forcément plus participatif.

Peut-être que je viens de saisir quelques chose... :P

Écrit par : Milathea | mardi, 16 février 2010

Comme je ne trouve pas ton adresse électronique , je laisse ici un lien vers mon nouveau blog : http://jamais203.canalblog.com/ ( qui n'a rien de nouveau en fait , je devrais écrire "mon blog suivant" )
Ne te méprends pas , ce n'est pas pour me faire de la pub chez toi , mais comme j'ai mis un lien sur mon blog vers ton billet du lundi 08 février 2010 , celui-ci donc , je me devais de te tenir au courant .
Au cas où tu ne souhaiterais pas figurer en lien dans mon premier message , manifeste-toi ... et je détruirai ce lien ( je suis une destructrice éhontée ! "Ah , ah ) . Tu peux supprimer ce commentaire enlaidissant !

Écrit par : mère à la noix | mercredi, 17 février 2010

Hé bien, je crois que tu viens d'expliquer le pourquoi et le comment très clairement dans ton dernier commentaire, Milathéa...
Je n'ai pas grand chose à rajouter.
Hormis : pourquoi n'as-tu pas mis ton webroman en lien dans ton blog ? Je viens de m'en rendre compte en cherchant l'url. Tu te prives d'un lectorat déjà acquis (car intéressé par ton blog) en n'affichant pas de lien vers ta fanfic-d'une-fic-qui-n'existe-pas.

Écrit par : Nim | mercredi, 17 février 2010

En fait le lien existe dans le billet "Délit de lecture" (http://milathea.hautetfort.com/archive/2009/12/04/f1021b37ad0c0e6f316aa39f8d0bcace.html).

Mais tu as raison, je vais mettre un lien dans le menu latéral...

Écrit par : Milathea | jeudi, 18 février 2010

Je comprends bien ce sentiment: c'est assez énervant de voir un nombre de visites, ridicule ou pas, et de ne pas savoir ce que ces lecteurs pensent de notre "travail". Une critique constructive serait mille fois préférable à ce "silence" électronique...

Écrit par : mari6s | vendredi, 19 février 2010

Hola ! Stop !
Quels sont les sites (blogs ou non) qui recueillent le plus grand nombre de visites et collectent le plus grand nombre de commentaires ? As-tu examiné leur contenu ? Je suppose que oui.
Comme pour les romans, les émissions télévisées ou les concerts, popularité ne rime pas souvent avec qualité ou, plutôt, avec "profondeur" du fond. Lady Gaga remplit un stade quand Monteverdi a bien du mal à rassembler 200 spectateurs. Les gens achètent des écrans plats pour regarder les matches de foot, pas pour suivre les émissions d'Arte. Tu es dans une "niche", tu ne parles pas de l'actualité des pipoles, tu n'attires qu'une frange de la population, et dans cette frange, que les gens qui trouvent ton blog ! La sélection, chez toi, ne peut pas être quantitative : elle est qualitative.
Si ça peut te consoler, l'essentiel des visites chez moi résultent sur une recherche dans Gogole avec les termes "enfant nu"... Parce que j'avais écrit un billet prenant la défense d'un écrivain blogueur, en illustrant mon propos d'œuvres d'art représentant des mères à l'enfant. Tu te doutes bien que les visiteurs égarés qui tombent sur mon billet ne sont pas des amateurs d'art !

Pour ce qui est du silence de tes lecteurs, je pense comprendre ce que tu ressens. Les miens ne sont pas très bavards non plus. Ils ont fini par me dire qu'ils étaient parfois "intimidés"... ce que je ne comprends vraiment pas, mais je suis bien obligée d'accepter cette explication. Une chose est sûre : à la suite d'un billet élaboré, argumenté, qui nécessite un vrai travail de réflexion aussi bien pour la lecture que pour la rédaction d'une réponse, je jette souvent l'éponge et reste silencieuse, par manque de temps. C'est très probablement ce qui se passe chez toi.

Tu parlais de Facebook dans ton précédent billet : essaie d'utiliser cette plate forme pour promouvoir tes billets. C'est ce que je fais pour mon Jardin, et le résultat est étonnant : les gens commentent sur Facebook, et pas sur le site. Quand je leur ai demandé pourquoi, ils m'ont répondu que c'était "plus simple", "plus rapide"... alors que techniquement, c'est faux ! Mais ils s'y sentent plus à leur aise. Avec Facebook, je n'ai pas vraiment gagné de lecteurs (en fait je n'en sais rien, je ne surveille pas vraiment mes statistiques), mais j'ai gagné des commentateurs et je peux mieux savoir ce que pensent les gens qui lisent mon jardin. Essaie, puisque tu as un compte FB : ça ne coûte rien...

Bon. J'ai beaucoup trop écrit aujourd'hui ! ;-)

Écrit par : DBardel | samedi, 20 février 2010

Je me permets de réagir au commentaire précédent. Je peux expliquer pourquoi la plupart des lecteurs de blog se sentent intimidés au moment de commenter. Milathéa l'a bien expliqué un peu plus haut dans les commentaires : le blog autorise la participation et l'échange, mais au fond, il s'agit de la vitrine d'une personnalité. Dans certains cas (blogs politiques, professionnels, pipoles), l'auteur est distingué de son propos. Il est plus aisé de donner son opinion. Quand l'auteur parle de ses expériences personnelles, de son ressenti, il est nettement plus compliqué de commenter, car on ne se sent pas de "juger" l'intimité ou le ressenti de l'auteur - sauf si on est un troll et qu'on adore ça. Parfois, l'expérience relatée par l'auteur fait écho à notre propre expérience ; dans ce cas, on commente plus spontanément, on a l'impression d'apporter sa pierre à l'édifice et de faire partie d'une communauté de fait.
Je lis beaucoup de blogs personnels, mais je commente rarement. Il y a une part de voyeurisme (j'observe la vie de quelqu'un qui ne me connait pas et ne sait pas que je regarde) et je me dédouane en rejetant la responsabilité sur l'auteur (après tout, il écrit sur internet, il veut être lu). Mais qui suis-je pour commenter sa vie ou son ressenti ? Qui suis-je pour dire que non, franchement, il ne devrait pas réagir comme ça ? Même ici, je commente peu, et pourtant je lis tous les posts, même les plus longs. Je connais Milathéa sans doute assez bien pour reconnaître dans ses publications les échos de discussions passées ; mais je ne juge pas pertinent de commenter si je n'ai rien à apporter au propos.
Facebook, en revanche, est un véritable média participatif. Et les gens s'y sentent autorisé à raconter tout et n'importe quoi (souvent n'importe quoi), et surtout, à réagir à toute information.

Écrit par : Nim | samedi, 20 février 2010

Analyse très pertinente, Nim.

Je m'immisce dans ce fil de commentaires pour taguer Milathéa: pour les instructions, viens voir sur mon blog l'article Position de lecture, publié le 21 février. Ceux qui s'intéressent à la lecture peuvent participer aussi ;)

Écrit par : mari6s | samedi, 20 février 2010

Merci d'être passée, DB, ça fait toujours plaisir de retrouver des "lignes connues" :) ! Comme je le disais cependant plus haut (à défaut de l'avoir précisé dans ma note, je devrais peut-être la modifier mais d'un autre côté, je me dis que ce qui est dit est dit...) je m'exprimais plus dans une logique de "publication pseudo-littéraire" que dans celle du blog : j'ai déjà fait le tour du problème de la non-fréquentation de mon blog et décidé que je préférais la qualité de mes quelques intervenants, intéressants et pertinents comme ce fil de remarques a pu le montrer, à une quantité superficielle.

Mais d'un autre côté, l'ambiguïté a donné lieu à pas mal de réactions et d'analyse sur le monde des blogs, c'est donc tout à fait intéressant au final.

Et je remercie tous mes commentateurs, qu'ils soient anciens, nouveaux, de vieilles connaissances (hein, Nim ? ;)) ou de nouvelles - les deux étant pareillement gratifiantes, pour différentes raisons.

Marie6, je vais essayer pour une fois d'être sérieuse dans le jeu des "tags" ! Mes enfants sont en vacance, et même si je prévois des tonnes de couture (deux nouvelles robes à tournure post-futuriste... :P) je devrais tout de même avoir le temps de traîner un peu sur le web. D'ailleurs, ma reprise de ce blog n'en est-elle pas la preuve ?

Écrit par : Milathea | lundi, 22 février 2010

Bonjour Milathéa
Il y a quelques années, sur "Price Minister", vous vendiez des numéros de l'ex revue "N comme Nouvelles". je vous ai achetée celui dans lequel figurait ma première nouvelle. Vous aviez joint un petit mot sympathique et nostalgique à votre envoi en oubliant de joindre votre adresse pour que je uisse vous remercier. Et depuis je cherche à entrer en contact avec la mystérieuse Milathéa...
Ma quête touche-t-elle à sa fin ?
Dans l'attente de votre réponse....
Denis Sigur

Écrit par : Cyrano | mardi, 23 février 2010

Cher Cyrano,

Je suis au regret de vous informer que je ne suis pas la Milathéa que vous cherchez. Il y a sans doutes d'autres Milathéa sur la toile, compte tenu du fait qu'il s'agit à l'origine d'un nom commun, celui d'un animal fantastique, une petite hermine rose à la longue chevelure blanche et à la voix merveilleuse.

J'espère que la quête de la Milathéa trouvera pour vous une heureuse conclusion, et qu'en dépit de votre déception, vous trouverez plaisir à repasser en ces lieux.

Écrit par : Milathea | mardi, 23 février 2010

Chère Milathéa
j'étais venu sur votre Blog un petit peu par hasard, en quête d'une autre personne. Peu importe que ce ne soit pas vous en fin de compte - ou bien devrais-je dire enfin de conte ?- car, prenant de me promener sur vos territoires, je trouve le lieu particulièrement charmant, au sens littéral du terme. Et comme vous vous plaignez du silence de vos lecteurs, je n'ajouterai pas mon mutisme à la liste de vos griefs. Je vous le dis tout net, j'ai eu du plaisir à lire ce que vous écrivez. Je m'en suis gardé un peu pour les jours à venir. Non, vraiment, c'est plaisant.
Au plaisir de vous lire, Madame
Cyrano

Écrit par : Cyrano | mercredi, 24 février 2010

Cher Cyrano,

La personne très occupée que je suis n'a pris que trop rarement, ces derniers jours, le temps de flâner un peu sur la toile, d'où ce triste retard de réponse.

Ce que j'ai vu en vos pages a retenu mon attention : je pense à mon tour prendre le temps de petits voyages en vos contrées, puisque j'en retire un plaisir certain.

Soyez assuré, monsieur, de mon sincère intérêt.

Milathéa

Écrit par : Milathéa | mercredi, 03 mars 2010

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