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mercredi, 03 mars 2010

Journal picaresque d'une écri-"vaine" (1)

Puisque le sujet d'un récit picaresque se doit d'être un marginal et de vivre des aventures extravagantes, j'ai choisi ce titre à mon journal d'écriture puisque je sévis dans un domaine "non respectable" et que mes expériences comprennent sans doute un brin d'extravagance. Tout comme le héros picaresque, je m'amuse plus (ou, plutôt, je m'ennuie moins) que si j'avais choisi la voie plus respectable de l'écriture "sérieuse".

Il me faut sans doute rappeler mon sujet de prédilection, voire d'attention mono-maniaque (les notes de mon blog n'étant que quelques scories marginales que je sème ça et là quand je ressens le besoin d'étaler au grand jour mes émotions créatives...).

Pour rappeler le sujet à ceux qui n'ont pas suivi (et me feront dix lignes, ce soir, après le départ de leurs petits camarades), mon grand oeuvre se nomme Paradis XXIV. Il s'agit d'une série virtuelle - ou websérie, webroman ou webfeuilleton selon l'humeur, un format textuel à ne pas confondre avec les web-séries qui sont des oeuvres de vidéastes diffusées sur la toile. Ce récit de science-fiction - on ne fera jamais totalement rentrer les marginaux dans le rang - se déroule dans un univers inter-galactique où "l'aventure et l'action côtoient les intrigues politiques, militaires et financières mais aussi le destin personnel des héros". (Je m'excuse par avance de cette formule aux accents publicitaires, il faut bien faire sa propre promotion d'une façon ou d'une autre et une analyse plus pertinente ferait fuir le chaland).

Parallèlement, une encyclopédie du monde (toujours ces termes un peu mégalomanes, soyez indulgents...) est mise à jour, au fil du développement des intrigues afin d'éviter trop de "spoilers". Enfin, des textes "hors-série", (études de caractères, pièces indépendantes, scènes manquantes et autres formats souvent rencontrés dans la fanfiction ) pourront également être mis en ligne.  Paradis XXIV est un univers ouvert à l'écriture et au fanart (bien que n'ai pas encore de fans, mettons cela dans la catégorie "prophécie créatrice") : vos pièces de fanfic seront les bienvenues, à partir du moment où elles respectent quelques règles de respect du "canon" (ce qui signifie en langue "fandomienne" : cohérentes avec l'oeuvre d'origine).

*** Fin de la séquence explicative ***

Hors donc, mes aventures au pays de l'écriture se poursuivent. Je poste mes progrès sur le forum d'une chaîne virtuelle de webséries  (je suis un peu lasse, vous trouverez tous seuls ce que cela signifie), avec un retour quasi-nul car je suis une nouvelle  et une  indépendante (passablement vieille face aux adolescents et jeunes adultes qui peuplent les lieux). Je poursuis donc mes comptes-rendus par pur entêtement, profitant des quelques remarques qui émerge par ci par là.

J'ai par conséquent décidé d'ouvrir ici un journal d'écriture, en me disant que ce serait une bonne idée... Je dis bien peut-être, parce que j'ai rarement des bonnes idées. Mes idées sont plutôt dans le style "mise en place d'une usine à gaz dans les grandes largeurs et dans les grandes longueurs aussi pour faire bonne mesure". Je sais, c'est long à dire... euh, à lire (mais il n'y a qu'une lettre de différence !)

Donc (pour reprendre cette conjonction qui m'est chère mais susceptible de déplaire...), je disais : donc, me voici à écrire le chapitre 10 de Paradis XXIV. Déjà !

Le chapitre 9 s'est quasiment écrit tout seul : il concernait un personnage qu'il m'est particulièrement facile d'aborder. Un jeune trafiquant pris dans des histoire pas bien jolie. C'est un saut dans une ambiance plus cyberpunk que le space-polar/space-op que je traite habituellement. On peut se permettre d'être baroque, un peu sombre dans le fonds et la forme.

Le chapitre suivant, en cours de rédaction, est au contraire tout en retenue. Je suis assez fière de mon début : il parle d'amitié. Du moins, je le crois. La suite n'est pas aussi simple : pseudo-technique, pseudo-science... L'irruption d'un personnage difficile à manier tout en restant juste. Un défi. Comme il y a déjà trois pages d'écrites, il en reste quatre à remplir...

Souhaitez-moi bonne chance.

Commentaires

Bonne chance !

Mon fils avale les épisodes de Star Wars diffusés par M6 depuis quelques semaines .
A l'heure où il regarde l'épisode enregistré , je joue du fer à repasser dans son dos . Et je peux confirmer que je n'aime pas la science-fiction , ce n'est pas mon genre , hormis trois ou quatre films qui m'ont rattrappée . Des exemples ?! Euh ... Wall-e !

Les odyssées dans l'espace , les guerres intergalactiques , les vaisseaux , les mutants , les sas , les lasers ... C'est bof à mon goût . Gamine j'aimais Ulysse 31 , Capitaine Flamme , Albator ... mais avec l'âge je me suis tournée vers les drames et les comédies .

Écrit par : mère à la noix | jeudi, 04 mars 2010

C'est une chose qui m'a toujours un peu surprise : les vraies bonnes histoires de SF, à mon sens, racontent avant tout des histoires d'individus, avec des trames pas si différentes des trames actuelles.

Parmi les dessins animés que tu cites, après tout, au-delà du contexte de l'espace et de l'aventure, le premier parlait d'un voyage épique, le second suivait des trame quasi-policières, le troisième parlait de guerre et de résistance...

C'est sûr qu'une partie de la population, dont je suis, aime qu'on la tire de son quotidien. mais j'ai du mal à comprendre pourquoi l'autre partie, dès qu'on change de contexte, part en courant. Parce qu'elle se situe dans l'espace ou le futur, une destinée humaine cesse-t-elle d'être une destinée humaine ? Le drame, la comédie peuvent aussi bien se dérouler dans les étoiles. ;)

J'avais rédigé il y a quelques temps un article sur "la peur de l'imaginaire" - http://milathea.hautetfort.com/archive/2008/02/22/la-peur-de-l-imaginaire.html - que je sais brutal - je m'en excuse par avance, mais peut-être donne-t-il quelques pistes sur les raisons pour lesquelles nous autres, les farfelus, aimons tant nous rouler dans des prairies d'étoiles... ;)

Par contre, ce serait pas mal d'avoir le retour de l'autre bord :P (quand les envies de meurtre se seront calmées ! ;))

Écrit par : Milathea | jeudi, 04 mars 2010

C'est pas ça , comment dire ... le métal , les néons ... me laissent froide .
J'ai envie de chair , de vêtements qui glissent , de portes qu'on ouvre avec sa clef , de la multitude de petits gestes que font les humains ( il me semble que les cyberhéros en sont réduits à l'essentiel ) , envie de paysages , même urbains , dans nos villes il y a le jeux des ombres , le chatoiement des rayons , la pluie , les éclaboussures , la crasse , les bruits , les chants ... Ah , je n'arrive pas à mettre en mots !
Il y a une certaine uniformité , une certaine rigidité ( je cherche le substantif de "figé") dans les films de Science-Fiction . Ce sont des décors , aussi minutieusement assistés par ordinateur soient-ils ...
Si je souhaite du dépaysement , un doc sur Les Dogons fera mon affaire .

Mais je peux imaginer ton engouement et surtout ne pas le railler . A chacun ses goûts !

Écrit par : mère à la noix | vendredi, 05 mars 2010

Je peux comprendre ce rejet d'un monde qui semble froid et aseptisé, mais cette vision est à mon avis très datée... Un reste des années 1970-1980. Et encore, si tu prends Blade Runner par exemple, c'est très très loin de l'hygiénisme ! |-D Les films de SF actuels, je pense, travaillent à rendre même les décors les plus utopiques comme des espaces de vie crédibles.

Je trouve dommage que des non-amateurs puissent réduire une telle variété d'univers à "odyssées dans l'espace , des guerres intergalactiques , des vaisseaux , des mutants , des sas , des lasers" parce qu'il y a tant d'autres choses. Mais les amateurs en sont quelque part aussi coupable. Peut-être qu'en vivant en "communautaristes" marginaux, les fans sont tombés dans l'écueil classique de se présenter comme exclus tout en se refusant à partager avec le reste de la société.

Pour ma part, je fuis devant les drames psychologiques (sauf si ce sont des chef-d'œuvres) parce que je ne vois aucun intérêt voir défiler devant mes yeux des copies "prises de tête" de mon quotidien, souvent plantées dans la médiocrité et l'auto-complaisance. D'ailleurs, les "drames" sont aussi coincés dans des décors, ce n'est pas parce qu'ils ressemblent vaguement à notre quotidien qu'ils sont plus réalistes. :-p

Pour que j'accroche, il faut que le drame s'étende dans la démesure, qu'il soit Shakespearien, au bas mot. Et quand cette dimension dramatique est atteinte, le décor importe vraiment peu.

Écrit par : Milathea | vendredi, 05 mars 2010

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