Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Un chapitre tout chaud avec un mug de frustration | Page d'accueil | Enfants de mon esprit »

dimanche, 07 mars 2010

Et plus si affinités...

Dans quelle couleur dois-je écrire ? Sombre ou clair ? Ou quelque part au milieu, dans des nuances de gris ? Je dirais que je suis principalement écri"vaine" de "gris clair", avec parfois quelques éléments de gris/noir ou de blanc.

Écrire dans des nuances de sombre, pour le sombre seulement... Non, je ne pourrais pas la faire. Si je plonge un peu plus dans les ombres, ce sera pour l'intérêt de l'histoire, pas pour une certaine complaisance que je n'ai jamais développée. Dans mes univers, les épreuves existent pour être surmontées, les tunnels ont une sortie - même si parfois le chemin sans lanterne est un peu long.

Non que je réprouve la séduction des ombres, ce n'est juste pas pour moi. Est-ce que pour cela mes écrits dérogent ? Est-ce que la qualité ne se conquiert qu'au prix du drame ? Je ne peux m'empêcher de me poser la question. J'ai la tête bien encombrée, ces temps ci... (et très douloureuse depuis trois jours, le "ceci"expliquant peut-être le "cela").

Et puis, il y a l'anecdotique, les éléments qui détonnent dans le drame. les petits drames sans dignité du quotidien, le quotidien qui assassine les envolées épiques. Une figure est-elle plus ou moins grande parce qu'elle est une figure humaine ? Je ne sais pas si c'est une bonne idée de "sublimer" l'humanité. De la peindre en noir ou en blanc, en gris pâle ou en gris sombre : chaque individu est comme une image en niveaux de gris, 256 couleurs, et si l'on prend en compte toutes les autres couleurs, elles deviennent 16 millions... Et plus si affinités.

Difficile pour une artiste du dimanche.

Tout cela pour dire, en d'autres mots, que ce chapitre me pèse (comme ils m'ont tous pesés, en un sens). Parce qu'un héros au regard clair, à la mâchoire carré, aux idéaux inflexibles montre ses lacunes, ses faiblesses et se trouve prisonniers de ses propres secrets. entre autres choses... Mais qu'il demeure un héros.

Les commentaires sont fermés.