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vendredi, 12 mars 2010

Les mots qui tissent la toile

Dans mes ballades noctunes sur la toile, j'ai rencontré cette note sur le blog  l'Exil des Mots :

Que vous apporte ce site ?

J'ai trouvé des mots nécessaires, qui me rassurent un peu. Bien souvent, en relisant des conversations tenues sur des forums, des articles de blogs, voire des conversations sur messagerie instantanée, je me laisse gagner par le plaisir de la (re)lecture de ces publications, de ces échanges... Le Web est un endroit étrange où se mêlent de façon presque indissociable des pratiques littéraires, épistolaires voire proches de l'oral. Malgré la multiplication des webcams et autres supports d'échange multimédias, la transmission écrite demeure, sur le web, le mode de d'échange de prédilection.

Donc, oui, des mots nécessaires... et je comprends le sentiment de révolte qui peut accompagner les jugements dénigrant l'édition numérique sur le seul critère de son support. Cependant, je ressens une autre sorte de gêne car ces mots nécessaires sont-ils suivis des attitudes nécessaires ?

Je vois encore, à quelques exceptions notables, d'un côté des cénacles d'écrivains, qui goûtent (avec raison et pertinence) les mets rares de la "grande" littérature et y lient leur pratique. De l'autre, des essaims de marginaux : les amateurs d'écriture ludique, pratiquant les jeux d'interprétation textuelle avec un brillo parfois époustouflant, les écrivains de "fanfictions", de "webséries" ou de "webromans", nouveaux feuilletonistes qui maîtrisent souvent fort bien leur sujet, les blogueurs du banal et du quotidien alimentant leur journal ou leur chronique avec talent et conviction... Les "forumistes" de toutes sortes, qui exposent, argumentent dans le style dialectique le plus pur. Dans toutes ces communautés, il existe du bon, du moins bon, de l'excellent, du remarquable.

Il est bel et bon de rappeler la diversité des pratiques, mais pourquoi demeurent-elles si étrangères les unes aux autres ? Où commencent, où se terminent la littérature, la sous-littérature, la littérature alternative ? Qui est le véritable bâtisseur de ces invisibles murailles ? Le communautariste créatif, les préjugés de part et d'autre, la prévalence de l'image sur la réalité, de la forme sur le fond ?

Comme je l'ai abordé dans ma précédente note, mon retrait personnel est causé par une certaine timidité, un auto-dénigrement lié (comme c'est souvent le cas) à une fierté excessive. Du style "je sais que ne fais rien de transcendant, donc je préfère me le répéter plutôt que me l'entendre  dire". Je vis dans la crainte que quelqu'un remonte mes commentaires et plisse du nez devant mon site, mais pour rien au monde, je ne consentirais à déposer mes remarques sans une fiche d'identité complète.

La simplicité est-elle de ce monde ?

 

Commentaires

Merci du lien et en espérant, bien sûr, ne pas être du nombre des écrivains qui vous " agacent".
J'ai donc remonté le fil de votre commentaire et suis arrivé chez vous.
je n'ai pas froncé le sourcil ni pincé le nez.
J'ai lu quelques-uns de vos textes. Vous avez sans doute tort de ne pas croire en votre écriture, mais vous n'avez pas plus tort que ceux qui croient dur comme fer à la leur.
En tout cas, c'est moins insupportable et moi, j'aime ce que vous écrivez là.
Et puis, savez-vous, ça n'est pas parce qu'on publie des livres qu'on est un écrivain. En tout cas, c'est pas à l'écrivain de dire qu'il en est un.
Un artiste auto-proclamé n'en est déjà plus un.
Cordialement

Écrit par : Bertrand | vendredi, 12 mars 2010

Je viens de découvrir ce petit retour que j'apprécie fort.

Si j'ai pris le soin de publier (à peu de chose près) le contenu de cet article en commentaire à la suite de votre note, c'est parce que je ne voudrais surtout pas "parler des gens derrière leur dos" (ou l'équivalent "bloguesque"). Je suis heureuse que vous ayez pris le temps d'aller regarder par la fenêtre et je puis vous assurer que je ne commente pas les écrivains qui m'agacent !

Merci pour votre texte et pour vos encouragements, ce sont ces réactions qui me poussent peu à peu à sortir de cette "timidité" dont je parlais plus bas.

Écrit par : Milathea | vendredi, 12 mars 2010

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