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mercredi, 24 mars 2010

Les personnages et le lectorat

Dans le cadre de mon journal d'écriture, j'ai décidé de faire un petit point sur les différentes questions qui m'ont obsédées depuis que je pratique régulièrement l'exercice de publication "chapitrière". Je les ai postés comme sujets de débats sur un forum et des discussions intéressantes en sont sorties.

Comme je le disais par ailleurs, un blog "capture" la parole, la soumet à un public captif et n'encourage pas le débat. Cependant, si un écrivain s'est par hasard échoué sur les rives de mon blog, ses remarques sont plus que bienvenues.

L'auto-publication sur Internet, qu'elle se fasse sur blog, sur site voire sur forum, qu'elle prenne la forme de romans, de nouvelles, de webromans/feuilletons/séries donne au lectorat une place nouvelle : il peut réagir et critiquer en temps réel et porter ses remarques presque instantanément à la connaissance de l'auteur.

Nous savons tous que les séries télévisées ont parfois tendance à faire évoluer les intrigues ou à modifier l'importance d'un personnage dans le sens des préférences de la majorité des fans (à notre grand dam parfois, si nous sommes plutôt attirés par les personnages sous-estimés et sous-exploités...) Quand on considère que de surcroît, un auteur doit lutter contre ses propres préférences, qui risquent parfois de le conduire à favoriser honteusement un des ses propres personnages parce qu'il éprouve une affection particulière pour lui ou qu'il est plus plaisant à écrire, cela rend d'autant plus difficile pour lui l'obligation de conserver son indépendance et sa sérénité.

Nous sommes cependant conscients que le lectorat qui s'exprime n'est pas toujours représentatif de l'ensemble d'un lectorat (lequel a la fâcheuse tendance à se montrer dans sa majorité silencieux). Dans mon cas, cette composante de lectorat est pour l'instant dramatiquement réduite ; mais ce n'est pas pour cela qu'il n'est pas à même de fausser ma perception.

Beaucoup d'écrivains revendiquent leur droit "artistique" à ne tenir aucun compte des remarques du lectorat, du moins sur le point de l'intrigue et de l'évolutin des personnages. Mais d'un autre côté, discuter avec les lecteurs d'un personnage et de la perception qu'ils ont de lui permet à l'auteur de voir s'il a réussi à faire passer l'essentiel de ce personnage ou à le présenter comme il était censé apparaître.

J'ai déjà une fois "redressé le tir" au sujet d'un de mes personnages : Jeremy Straszinsky, le capitaine du vaisseau cargo Moonshine Runner. Jerem est fondamentalement un brave type qui n'aime pas les ennuis. L'intervention de sa mécanicienne Becka M'Bari, plus aventureuse et risque-tout, est parfois nécessaire pour le conduire à prendre quelques risque pour "faire ce qu'il y a à faire", c'est pourquoi il a pu être considéré comme "influençable et suiveur". Ce dernier jugement me semblait tellement éloignée de sa personnalité que j'ai légèrement redressé le tir dans les chapitres suivants, afin de le montrer sous un jour plus conforme à mes intentions.

Cela dit, mes lecteurs qui s'expriment sont fondamentalement des hommes, "geeks" ou "rôlistes"... D'où une préférence marquée pour le personnage de la jeune comptech Bérénice Férier (avec trois accents...) et accessoirement pour la mécanicienne Becka. ce qui est en un sens rassurant : elles ont toutes les deux des personnages féminins très forts et indépendants,  ce qui devrait rassurer sur les préférences de ces messieurs en matière féminine...

Pour le reste, je demeure dans le brouillard : au final, je demeure donc ma propre maîtresse, par le biais des circonstances plus que par intention délibérée.

Commentaires

Mon personnage préféré est Bérénice... Diantre, je suis un homme !

Concernant Jeremy S., je n'arrive pas à être attirée par ce personnage, il est trop prudent et raisonnable... Une personne normale, somme toute. Je suppose que le lecteur lambda est naturellement attiré par les personnages héroïques et hors normes, qui le change de son quotidien ordinaire et "raisonnable"...

Écrit par : Nim' | jeudi, 25 mars 2010

Le soucis d'un auteur est qu'il doit aimer tous ses personnages, même les méchants de l'histoire. Un personnage sans l'amour de son auteur ne donne jamais rien de bon.

Même si Bérénice est sympathique, je m'explique mal son succès. Personnellement, je suis une grande fan de Becka, même si elle est ma propre création. D'un autre côté, elle doit être assez épuisante à suivre !

Ma midinette intérieure ne peut s'empêcher de vibrer un peu pour Lock, Rag et Garry. On ne se refait pas !

Écrit par : Milathea | jeudi, 25 mars 2010

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