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mardi, 06 avril 2010

Chant d'amour

Pendant quelques temps, l'année passée, le chant fut ma croix, ma douleur, le domaine où je cherchais désespérément à me situer. C'était alors dans le jeu, l'écriture, le jeu d'écriture que je trouvais le réconfort.

Depuis, la tendance s'est totalement inversée. Si je suis fondamentalement sauvage, je ne suis pas faite pour la solitude et chaque fois que je mets le pied sur le web, j'ai l'impression de traverser une contrée dévastée, alors qu'elle fut jadis grouillante de vie. Je crie et je m'égosille dans ce vide, je ne fais que m'y casser la voix. Et pourtant, j'y retourne, encore et encore, avec un superbe msochisme. Attendant un miracle d'échange, un miracle d'amour qui ne viendra pas. Qui ne viendra plus. La fatigue et la vanité de tout cela m'avaient fait au début du week-end toucher les niveaux inférieurs de la roue ciclotimique qui tourne dans ma tête.

Et puis, il y a eu ce cours de chant du samedi et, surtout, la demie-heure d'après, pendant laquelle nous avons chanté des duos de Menselssohn pendant qu'une copine, pianiste virtuose, nous accompagnait.

Il y a eu la Veillée pascale, à laquelle je me suis pointée par erreur avec une demie-heure d'avance,: deux copines choristes se sont jetées à mon cou m'ont entraînée d'autorité au sein de la petite chorale informelle.

Il y a eu ce lundi après-midi, passé avec ma "complice" soprane chez notre copine pianiste, à répéter (encore) des duos puis à boire du thé et discuter.

Il y a eu la répétition du mardi midi de la chorale de mon ministère, où sachant que je viens de loin, on m'accueille avec des larges sourires et même des remerciements pour mon dévouement et ma constance.

Il y aura le cours du mercredi soir, où comme d'habitude, au fond de la salle avec mes copines, je ne serai pas forcément très sage, mais où je ferai de mon mieux. Il y aura peut-être un "Vous avez bien bossé" de notre chef de choeur et, sans doute aucun, le sourire chaleureux de notre pianiste régulier.

Il n'y aura pas que moi.

Il y aura nous.

Et ça change tout.

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