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lundi, 05 avril 2010

Activité "journalesque" du jour

Mon humeur de ces derniers jours n'était pas au beau fixe mais comme j'ai l'intention de le raconter dans une note en préparation, le "chant d'amour" qui nous unit entre choristes m'a sauvée de la phase dépressive qui menaçait. Heureusement d'ailleurs, car le "silence assourdissant" qui a accompagné ma mauvaise passe sur le Web m'a un peu troublée. Je ne sais pas trop ce que j'attendais mais ça n'est pas venu. Ou juste un peu, par un autre biais, mais si peu. Je ne pense pas que ce soit forcément de l'indifférence : les gens (moi y compris) sont désarmés devant la souffrance, qu'elle soit sérieuse ou, comme celle-ci, dans le fond si insignifiante. Depuis le temps, je devrais savoir qu'Internet n'est pas le meilleur endroit pour appeler à l'aide et à la compréhension. Il faudra un jour que je fasse un retour sur moi-même pour déterminer si je ne peux pas apprendre ou si je ne veux pas comprendre. Est-ce que cela fait de moi une personne limitée ? Ou juste une incorrigible utopiste ?

La période n'est pas la plus bénéfique d'ailleurs : je pense avoir encore involontairement froissé sur un forum une "personnalité alpha" par le seul fait de soutenir mes idées. J'aimerais bien qu'un jour, ce style de personne réalise que ce n'est pas parce que l'on débat et qu'on argumente que l'on en fait une façon d'imposer un pouvoir. Mais c'est l'histoire de ma vie. Je ne rentre pas dans la hiérarchie de la meute, je me ballade quelque part à côté, ni soumise ni dominante, juste libre. Cependant, je sens depuis une sorte de flottement autour de moi, je suis un peu retombée dans les limbes dont j'avais peine à sortir : entre soutien discret et implicite et mise à l'index inconsciente, les autres flottent aussi. Je les laisse donc flotter en restant en vue des côtes et je conduis en attendant mon frèle esquif ailleurs : un forum d'auteurs de SF. Advienne que pourra.

Puisque j'ai un peu de battement pour la publication du chapitre suivant (qui sera le 14), je me suis remise aux corrections. J'ai enfin introduit dans le fichier HTML les rectificatifs du chapitre 1, en allégeant quelques lourdeurs de style (je dois lutter contre ma tendance à "écrire compliqué" quand je pourrais m'exprimer plus simplement). J'ai essayé de suivre - un peu du moins  - les rares remarques en retour :  il me semble que la soustraction de quelques petites phrases contribue déjà à rendre plus fluide le passage incriminé (le détournement du vaisseau).

Mes corrections portent essentiellement sur les tournures de phrases, mais aussi sur les termes employés pour désigner les réalités propres à ce monde. Ce dernier évolue à toute allure et rend caduque la terminologie et le contexte plus classique des premiers chapitres. J'évite cependant de changer quoi que ce soit à l'évolution des évènements. En bref, donc, des retouches mineuresd'ordre "cosmétique".

Une fois encore, mon esprit est assailli par une idée de nouvelle, basée sur un phrase étrange qui a germé dans ma tête en vrac : "Les larmes sont le sang des Anges". Un récit un peu bizarre qui alterne les styles et les points de vue et a la particularité de présenter Berry sous un jour plus "angoissé" que la trame principale. Cette histoire remonte à ses débuts dan sl'équipe et se déroule en partie lors d'une mission sur le terrain à laquelle elle participe exceptionnellement et qui tourne mal, et pour l'autre partie dans la maison de ses grands-parents au milieu de la forêt. Etant donné que dans le chapitre 13, j'ai insisté sur la relation étroite entre Cid, Berry et Rag, je crois intéressant de raconter un peu comment cette relation s'est construite.

Je me rends compte que ces nouvelles commencent à devenir plus vitales que le projet principal. Peut-être parce que ces courts récits permettent de se livrer à des expériences plus variées que les romans ("web" ou pas). Elles représentent un excellent exercice ainsi qu'un échantillon facilement abordable de la production d'un auteur, sans que le public soit obligé de se lancer dans une lecture chronophage. Ainsi, j'ai pu voir que mes nouvelles étaient bien plus lues que mon feuilleton à chapitres et cela me rend un peu d'espoir.

Je continuerai à publier mes nouvelles achevées en chapitre sur ce blog, au rythme d'un par jour (ou presque). En espérant avoir capturé dans d'invisibles rêts quelques lecteurs. Mes fantômes à moi sont des spectres silencieux, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas là...

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