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mercredi, 02 juin 2010

Archéologie scripturale

La reprise de Paradis XXIV a été difficile ; avant de parvenir à publier ce chapitre 16 qui marque le début de la deuxième partie, je me suis dissipée dans cette histoire de café et dans un ou deux micro-chapitres du Sang des Anges. Dès que je m'y suis attelée, il m'a semblé étonnemment facile à terminer. Je ne suis pas sûre qu'il apporte beaucoup au schmilblick, mais l'histoire avance petit pas par petit pas.

Une brève discussion avec une lectrice/fan m'a fait d'autant plus plaisir qu'elle a avoué une préférence pour un personnage qui me tient particulièrement à coeur. Eh oui, l'auteur est humain et avoue faire un peu de favoritisme, mais cela ne doit pas le conduire à négliger les autres personnages de l'histoire, y compris les "méchants" (même si je préfère le terme plus neutre d'"antagonistes").

Je me suis aussi replongée dans de vieux écrits qui doivent remonter à une dizaine d'années à présent... Je me souviens qu'à l'époque, un de mes amis qui donnait aussi dans l'écriture de science-fiction/fantasy/fantastique m'avait quasiment "enguirlandée" pour "perdre mon temps sur quelque chose d'aussi peu original, qui avait déjà été fait, etc."

Je sais fort bien que je n'écris pas pour réinventer la roue. Je suis pleinement consciente de mes sources d'influence et parfois, j'éprouve un léger frisson en me demandant si mon chemin littéraire ne me conduit pas un peu trop près de leurs rives... Mais comme l'on dit vulgairement - sans doute pour consoler les auteurs dont les oeuvres manquent d'originalité, l'imitation est avant tout une forme d'hommage.

Je cultive un talent certain pour l'hommage.

Bref, voici le synopsis de cette oeuvre qui a failli sombrer dans les oubliettes (et pourrait toujours y retomber) :

Si vous parcourez la Terre – comme l’appellent ceux qui y habitent, n’oubliez pas de lever les yeux : vous verrez peut-être dériver au-dessus de vous un pôle, l’une de ces gigantesques îles qui flottent dans le ciel, au hasard des courants qui sillonnent la terre, grâce à la masse cristalline en leur coeur qui semble annuler leur pesanteur.

Tramonde fut le premier royaume à exploiter le pouvoir de ces cristaux pour créer les nefs, ces extraordinaires vaisseaux volants qui déploient majestueusement leur voilure au milieu des nuées. Sa flotte aérienne lui a permis de se rendre maître des airs et d’imposer sa puissance et son éclat aux autres états.

Mais ce temps touche à sa fin… Épuisé par quatre ans de guerre coloniale, menacé d’instabilité politique, le royaume de Tramonde vacille sur ses bases. C’est en ces temps de troubles qu’Haudran aur’Commara, brillant jeune officier de la Flotte aérienne, héros de guerre et dernier représentant d’une des plus grandes lignées de Tramonde, arrive en âge de revendiquer son héritage.

Mais Haudran, occupé à mener à bien une mission inattendue, ne réalise pas qu’il se trouve au cœur de dangereuses intrigues auxquelles est suspendu le destin de Tramonde.

Bien entendu, il y a tous mes vieux démons qui s'agitent derrière ces quelques lignes : en particulier le motif récurrent du héros incompris, qui sous-estime ses capacités, a traversé des épreuves et en subira d'autre... Le fait que les choses soient (un peu) différentes dans Paradis XXIV  montre que je suis capable de me détacher un peu de ce leitmotif.

Même si c'est juste un peu...

 

Commentaires

J'aime bien ce synopsis et il me donnerait envie de lire l'histoire.

A propos d'originalité et d'influence, les musiciens en herbe ne commencent-ils pas par apprendre à jouer les morceaux des artistes qu'ils apprécient avant (d'éventuellement) composer quelque chose de leur cru ?
Cela n'empêche pas pour autant de jouer quelque chose de plaisant, qui peut tout de même être différent de l'original par les touches personnelles pouvant y être apportées, et permet au moins de développer ses compétences en la matière.

On pourrait aussi dire que beaucoup de peintres ne réalisent pas grand chose d'original vu qu'ils représentent des modèles !

Écrit par : Léonard | mardi, 08 juin 2010

Oulah, j'ai failli ne pas te répondre...

Tu as raison, nous ne nous exprimons qu'en fonction de ce que nous connaissons, soit par imitation, soit pas opposition, soit par synthèse, soit pas déduction... L'originalité totale n'existe pas.

Le tout est de ne pas verser sciemment dans le plagia.

En tout cas, cela me fait bien plaisir de retrouver ta belle plume dans ces commentaires !

Écrit par : Milathea | jeudi, 10 juin 2010

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