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samedi, 03 juillet 2010

Magnificat original soundtrack

Comme je suis curieuse de nature, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller jeter une oreille au futur programme musical de ma principale chorale : le Magnificat du compositeur britannique John Rutter, dont voici le premier mouvement par le Bow Valley Chorus.

Ce compositeur contemporain (encore vivant et alerte !) est sans doute connu dans le monde anglo-saxon, mais en France, je doute que ce soit le cas, même dans le microcosme choriste. De son propre aveux, il compose des oeuvres "abordables pour des chorales d'amateurs". Merci à lui !

A l'écoute, ses compositions ont une couleur très "filmographique" (d'où ce "Magnificat original soundtrack") et j'y retrouve des accents et des harmonies qui me rappellent les compositions les plus orchestrales de John Barry.

Notre interprétation n'aura pas ce soutien orchestral - nous nous contenterons d'un piano. Ce qui, je pense, ne nuira pas à l'oeuvre mais lui donnera une autre couleur harmonique. Pourrons-nous cependant nous couler dans ces énergiques envolées ? Pour ma part, ce type de musique m'est très familier, mais ce n'est pas forcément général...

 

mardi, 06 avril 2010

Chant d'amour

Pendant quelques temps, l'année passée, le chant fut ma croix, ma douleur, le domaine où je cherchais désespérément à me situer. C'était alors dans le jeu, l'écriture, le jeu d'écriture que je trouvais le réconfort.

Depuis, la tendance s'est totalement inversée. Si je suis fondamentalement sauvage, je ne suis pas faite pour la solitude et chaque fois que je mets le pied sur le web, j'ai l'impression de traverser une contrée dévastée, alors qu'elle fut jadis grouillante de vie. Je crie et je m'égosille dans ce vide, je ne fais que m'y casser la voix. Et pourtant, j'y retourne, encore et encore, avec un superbe msochisme. Attendant un miracle d'échange, un miracle d'amour qui ne viendra pas. Qui ne viendra plus. La fatigue et la vanité de tout cela m'avaient fait au début du week-end toucher les niveaux inférieurs de la roue ciclotimique qui tourne dans ma tête.

Et puis, il y a eu ce cours de chant du samedi et, surtout, la demie-heure d'après, pendant laquelle nous avons chanté des duos de Menselssohn pendant qu'une copine, pianiste virtuose, nous accompagnait.

Il y a eu la Veillée pascale, à laquelle je me suis pointée par erreur avec une demie-heure d'avance,: deux copines choristes se sont jetées à mon cou m'ont entraînée d'autorité au sein de la petite chorale informelle.

Il y a eu ce lundi après-midi, passé avec ma "complice" soprane chez notre copine pianiste, à répéter (encore) des duos puis à boire du thé et discuter.

Il y a eu la répétition du mardi midi de la chorale de mon ministère, où sachant que je viens de loin, on m'accueille avec des larges sourires et même des remerciements pour mon dévouement et ma constance.

Il y aura le cours du mercredi soir, où comme d'habitude, au fond de la salle avec mes copines, je ne serai pas forcément très sage, mais où je ferai de mon mieux. Il y aura peut-être un "Vous avez bien bossé" de notre chef de choeur et, sans doute aucun, le sourire chaleureux de notre pianiste régulier.

Il n'y aura pas que moi.

Il y aura nous.

Et ça change tout.

jeudi, 01 avril 2010

Une prière entendue...

"Hörr mein Bitten..."

Ce sont les premiers mots de ce magnifique hymne de Mendelssohn, pour soprano solo et choeur, appris pour être chanté avec des solistes qui avaient sollicité le soutien d'un choeur pour un programme de musique sacrée du même Felix (sans accent) Mendelssohn Bartholdy (sans très d'union).

Même si ce solo était réservé aux "vraies solistes", que ce soit dans ce cadre collaboratif ou, dans celui de notre cheur, à nos habituelles solistes, j'ai eu moi aussi le coup de choeur... euh, de coeur pour la gracieuse partition. Espérant qu'en ma fonction de "couteau suisse" ou "pompier volant" ou "dépaneuse universelle", je viendrai tôt ou tard à en entonner quelques mesures en l'absence des vraies artistes.

Notre chef de choeur n'avait-elle pas plusieurs fois dit que la voix la plus adaptée pour chanter cet air devait être "pure et peu travaillée" ? Tout mon portrait coco, et pas seulement la nuit dans le brouillard, au fond d'un tunnel.

Aussi, lorsque ce dimanche, lors du filage préalable avant de commencer notre concert, la chef de choeur a fait appel à moi pour l'hymne angélique, je me suis... littéralement liquéfiée. D'abord, comment savait-elle que je le savais ? Non, elle n'est pas dupe, elle sait tout, elle voit tout, y compris cette partition complète chinée sur le web quand nous ne devrions avoir que la partie chorale. Mais on ne laisse pas passer sa chance. Je suis un brave petit soldat, je me suis lancée sur le front.

Je n'oserais dire que c'était parfait. Ce serait un mensonge et, même si je ne saurais prétendre ne jamais mentir, j'évite de le faire sur ce blog : déontologie, crédibilité... Et puis un mensonge se doit d'être justifié - et utile - à défaut d'être pieux. J'ai commis quelques erreurs de rythmes, pardonnables vu que je j'ai été jeté à l'eau sans bouée.

Cependant, mes adorables camarades n'ont eu de cesse d'affirmer que ma version était plus agréable que celle de la soliste d'emprunt. Ce qui était en soit très gentils de leur part. Certains me chouchoutent trop, au point que j'en suis gênée et que je m'emploie d'autant plus à rester la bonne copine, en surveillant la circonférence de ma tête et celle des mes chevilles. Mais quand la chef de choeur m'a certifié "avoir enfin entendu l'hymne avec la voix qu'elle désirait entendre, une petite voix claire", je suppose que j'ai pris la couleur des pivoines.

Durant le concert, j'ai fait mon travail de tâcheronne-choriste avec mon habituel choeur... coeur à l'ouvrage, car même si l'envol soliste est fantasmé, il est aussi fort risqué - toute soliste, surtout soprane, court le risque d'encourir le sort d'Icare. Dans un choeur, toute voix est importante, même fondue dans la masse. Certaines voix le sont par leur justesse et d'autres par leur timbre, d'autres encore pour leur rythme parfait. Même si le travail de soliste "sortie du rang" constitue une consécration, il faut se souvenir d'où l'on vient et admettre avec lucidité que l'art est difficile et qu'il ne faut exiger sans se sentir prêt à assurer.

En dépit de ce galop d'essai, je ne chanterai sans doute pas l'hymne en soliste, mais je sais désormais que je pourrai aspirer à faire la doublure de répétition, poste fort confortable à tout point de vue. De fait, même si ma contribution se limite au "couteau suisse" que je suis souvent, je serai un couteau suisse très heureux et n'est-ce pas ce qui compte ?

mercredi, 15 octobre 2008

Choriste en plein dilemme

Avec bien du retard, je reprends le fil de ma chronique vocale. Deux concert à mon actif, les 13 et 24 juin. Mais ce fameux mois de Juin est un mensis horribilis si surchargé que j'ose à peine regarder mon agenda.

Le concert de ma chorale locale tombe le même soir que la fête de l'école d'un de mes fils (quelle idée d'organiser une fête de maternelle un vendredi soir !) De plus, j'ai eu la faiblesse de laisser mon n'hom partir en GN. Je passe sous silence le reste du programme de fin de semaine, durant lequel je n'aurais pas deux minutes pour souffler ! Heureusement, le jeune voisin qui me sert de baby-sitter accepte non seulement de garder les garçons, mais de les accompagner à la fête.

Je ne suis pas en condition idéale. Ma voix trahit ma fatigue. De plus, ma place, tout en haut des praticables, ne me permet pas d'entendre le reste de mon pupitre. Je pense rester dans le rythme, mais si les autres ne le sont pas, c'est moi qui aurait l'air dans l'erreur... Tant pis, je fais ce que je peux. Mais quand le choeur se met à détonner, tandis que je reste cramponnée au piano qui joue tout près de moi, j'arrête tout simplement de chanter plutôt que d'émettre une note en disharmonie avec la disharmonie ambiante. J'échange un regard avec ma voisine, nous pouffons de rire, silencieusement. Au final, il paraît que ce concert n'était pas si nul. Heureuse de l'apprendre...

La prestation de mon autre chorale s'annonce mieux, malgré l'entorse que je me suis bêtement infligée la semaine d'avant : les marches, il n'y a rien de plus traître. Surtout quand vous leur tournez le dos ! Les chose se passent plutôt bien, je réussis même à passer le si aigu que le chef de choeur m'a suggéré de lancer une l'harmonie finale. Les chants religieux sont dans la moyenne, le Carvavale de Rossini est un rêve à interpréter tant nous l'aimons et le maîtrisons (c'est souvent ainsi...) Par contre, honte à moi, je perd un peu pied sur mon solo dans l'Insalata Italiana : je continue sur des paroles phonétique en tachant de repérer sur le classeur de ma voisine où nous en sommes. Ma montée vers les aigus se passe bien, mais trop soulagée, j'oublie un morceau de la suite... Heureusement que le morceau, repris en bis, passe à la perfection lors de la seconde interprétation. Mais en dépis de toutes les félicitations que je reçois, je crains d'avoir démérité...

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Depuis la rentrée, j'ai repris du service dans ces deux chorales. Dans cette de mon ministère, je suis en sursis, à plus ou moins long terme, en raison d'un futur changement de mon lieu de travail. Dans la chorale associative de ma ville... C'est une autre histoire. Je réalise que je ne suis plus aussi motivée à chanter la même chose que les vingt ou trente sopranos de mon pupitre. J'aspire à autre chose...

Mais quel autre chose ? Puis-je vraiment me mesurer aux solistes officielle, semi-pro de notre ensemble ? Cependant, est-il logique que le moindre petit bout de solo, même simple, même bas, leur soit réservé ? Je suis partagée entre deux sentiments... Un vague honte à l'idée de me conduire en enfant gâtée, de me laisser monter la tête par les paroles de ceux qui se demandent pourquoi, avec une voix telle que la mienne, je ne suis pas soliste, de me surestimer alors qu'il est si évident que je ne suis pas prête. Mais aussi l'impression que si rien ne me motive à progresser, ma motivation va s'éteindre progressivement puis mourir... Et après... Quoi ?

Je suis trop âgée pour fréquenter un conservatoire, je n'ai pas les moyens de me payer des cours individuels. Si seulement j'avais saisi ma chance il y a dix, vingt ans... Je n'envisage pas d'entrer dans une autre chorale, ça ne serait pas loyal et j'ai fait mon trou dans celle-ci... Et puis, tout serait sans doute pareil. A présent, je me sens bloquée dans une ornière, avec la peur que la passion à laquelle j'ai consécré tant d'heures prenne un goût de cendre. Si seulement, dans le domaine du Gn, je pouvais valoriser ce don... Mais non : jouer d'un instrument, danser, voici qui est valorisant. Chanter... C'est du niveau de tout le monde, à supposer même que ce soit agréable à écouter.

Je sais... Il y a tellement plus grave dans la vie...

lundi, 26 mai 2008

Petit tour chez Auber

Auber : tous les Parisiens (au sens étendu du terme...) connaissent ce nom. Du moins, s'ils utilisent la ligne A du RER. La station Auber est en quelque sorte le nom "souterrain" de la station Opéra, carrefour de multiples lignes et étendant dans son immense hall une mini-galerie marchande préfigurant modestement l'accès donné sur les grands magasins parisiens...

Auber est également le nom d'une rue du même quartier de l'Opéra (le "Garnier", le seul et véritable opéra parisien, celui dont le plafond a hélas été recouvert de gribouillis à la mode au nom de la prétention moderniste du XXe siècle...) 

Le pauvre Auber, dépouillé de ses prénoms (Daniel François Esprit... Ca ne s'invente pas !) était en fait un compositeur ayant marqué son temps de nombreux opéras comique et autres compositions. Pous en savoir plus, quelques liens : la Wikipedia  mais aussi le site Musicologie.org

J'ai cherché en vain la date du O Salutaris Hostia que nous répétons actuellement. Il est possible qu'il s'agisse d'une des parties de la messe solennelle de 1912 : le O salutaris Hostia est un antienne d'élévation qui peut s'adjoindre aux parties principales (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei...) de ladite messe solennelle. Elle fait partie de Verbum Supernum, hymne composée par Thomas d'Aquin pour la prière des laudes. Voici les paroles latines et une traduction (un peu boiteuse, probablement !) : 

O salutaris hostia,
cæli pandis ostium,
Bella premunt hostilia;
Da robur, fer auxilium.

O hostie salvatrice,
qui ouvre l'entrée du ciel
La guerre funeste nous assaille
Donne nous la force, apporte nous ton aide.

L'air est simple et beau,  sans difficulté technique majeure, ce qui donne l'occasion de travailler la technique plus que l'enchaînement des notes... La résonance des fosses nasales, vous connaissez ?

jeudi, 22 mai 2008

Programme de musique sacrée

Revenons à la chorale du mardi midi, celle qui dépend de l'association culturelle du ministère ou je travaille. Quelle vilaine phrase, qui ne restitue pas ce que j'aime tant dans ce groupe où j'ai le sentiment de plonger dans des voyages musicaux toujours passionnants.

Après le programme varié et complexe du début de l'année, dont la terrible cantate de Poulenc Soir de Neige, le chef de choeur a décidé de nous lancer, pour la seconde partie de l'année, sur un programme "d'acquisition rapide" basé sur le chant sacré français du XIXe siècle (à une exception près). Un moment envisagé, le Cantique de Jean Racine de Fauré nous est épargné (ouf !), ainsi qu'une pièce de Messiaen certes intéressante mais techniquement trop complexe pour entrer assez rapidement dans nos têtes d'amateurs.

D'après ses explications, la France possède sur ce point un patrimoine très riche, qui n'a pas souvent été jugé à sa juste valeur : les spécialistes de musique sacrée préféraient mettre en avant le patrimoine baroque, certes riche et passionnant, mais qui ne constituait pas l'essentiel du genre. Et son avis sur la période semble rejoindre le mien : un âge qui ne doutait de rien, sans fausse retenue...

Les chants rassembleurs mais simplets du style Vatican II nous ont fait oublier ce que pouvait être l'importance - voire même... le poids - de la musique lyrique dans les célébrations. D'un autre côté, leur évacuation par le fameux concile s'explique sans doute aussi (toujours d'après mon chef de choeur) par le fait qu'il devenait insupportable aux oreilles de clergé d'entendre tous les dimanches ces chants massacrés par des carusos à la petite semaine et des divas du dimanche (littéralement).

 Voici la teneur du programme, pour l'instant : 

- Daniel François Esprit AUBER : O salutaris Hostia
- Marie-Joseph-Alexandre DEODAT de SEVERAC : O sacrum convivium
- Maurice DURUFLE : Ubi caritas, Tantum ergo
- Edward ELGARAve verum
- César FRANK : Psaume 150
- Théodore DUBOIS : Tu es Petrus

 Vous pouvez voir qu'un citoyen de la perfide Albion s'est glissé parmi nos compatriote, pour la bonne cause ! 

16:13 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique, chant

Les loups, le retour

Ça y est, le spectacle à eu lieu... Samedi soir (je sais, je remonte dans le temps). Je passerai sur les presque deux heures d'angoisse dues au fait que les enceintes et une partie des costumes avaient été enfermés dans un local dont la chorale n'avait pas la clef... Ni d'un gang de Lupins débutants (choristes, papas - dont mon n'hom, agent technique de la mairie) s'attaquant à la porte pour délivrer le matériel captif. En grande partie grâce à l'outillage de mon dit n'hom...

Les enfants ont un peu souffert de cette tension... dont le mien qui  a fait sa traditionnelle crise de trac aigu, heureusement avant le spectacle, cette fois, et pas pendant. C'est déjà ça... Il y a eu une deuxième cession, dans des circonstances  moins rocambolesques, à laquelle nous n'avons pu être présents.

En attendant, une petite photo, qui respecte comme il se doit le droit à l'image des enfants... (celui avec le masque sur les yeux étant le mien).

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vendredi, 16 mai 2008

Mon p'tit loup...

Revenons aux activités chorales, pas les miennes mais celles de mon fils... J'avoue honteusement l'avoir poussé dans la section "Enfants" dans ma chorale de Vincennes en partant du principe suivants : "Essaye avant de dire que ça ne te plait pas" ! Tous ses efforts pour y échapper (en grande partie par peur panique des concerts) n'ont pas réussi. Mais il faut bien constater que la comédie musicale composée par notre pianiste sur le thème du Livre de la Jungle a fini par le motiver. Au point qu'il accepte de monter sur scène avec les autres, engoncé dans un costume de fourrure, avec un demi-masque de loup sur le nez. Il se débrouille plutôt bien, quand il ne trouve pas une raison ou une autre de se plaindre ou de faire le zouave... 

Même si ma participation a été somme toute modeste dans la confection des costumes, j’avoue faire déjà une overdose de fourrure grise, dont les touffes s’accrochent partout. Mais enfin, les gamins sont adorables, même si arriver à les mettre tous dans leurs costumes et faire ce qu’ils ont à faire est à véritable défi pour la chef de chœur et tous les bénévoles qui mettent la main à la patte. 

Pendant la générale, durant l’échauffement, je croque deux fillettes en « jogging à poils longs »  (celle de droite a son masque relevé, celle de gauche ne l’a pas encore mis).

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Croisons les doigts pour que le spectacle se passe bien, et surtout, surtout, sans coup d’éclat de mon fauve à moi !

 

mercredi, 19 mars 2008

Mes débuts de "soliste"

Voilà, les deux concerts de mes deux chorales - qui sont tombés presque l'un sur l'autre - sont passés... Une grande nouveauté dans le second : je débutais avec une petite partie soliste, pour la (presque) première fois (je ne compte pas deux petits phases chantées lors d'une messe de commémoration historique).

Le premier concert, samedi soir,  est arrivé au terme d'une journée "terrible" : achat de tissus dans le quartier du Sacré-Coeur le matin,  déjeuner au restau avec mon n'hom et les enfants le midi (pour les 9 ans de mon grand), puis répétition pour le second concert prévu pour le lundi. De plus, nous recevions une chorale belge et notre programme représentait une portion congrue face au leur, ce qui est tout naturel. Il y avait beaucoup de Gounod et Gounod ne m'en"chante" guère... Bref, rien 'était rassemblé pour un grand cru et je doute que ce en fut un. 

Lundi, j'avais pris une journée de congé pour éviter tout stress. Le programme était plus motivant : après la prestation du "Petit coeur" du ministère des Finances, nous avons chanté avec eux le madrigal de Saint-Saëns "Des pas dans l'allée", un madrigal d'Anthoine de Bertrand sur des paroles de Ronsard ("Ce ris plus doux"), plusieurs pièces de Poulenc (la cantate "Soir de Neige", "A peine défigurée" et "Belle et ressemblante"), puis enfin l'Insalata Italiana de Richard Genée, une pièce amusante qui parodie l'opéra italien et dont les paroles ne sont composées que des nuances musicales (forte, piano, etc.). J'y tenais en soliste la petite partie de soprano.

Le chef de choeur m'avais dit que m'avancer, il ne m'avait pas prévenue qui me ferait carrément chanter au milieu de la scène devant tout le monde. Je ne me suis pas effondrée, ouf !

 Enfin, un dernier chant en commun, le Carnevale de Rossini, qui met en scène de pauvres aveugles en train de mendier, mais cependant sur un ton festif. Ce qui était assez adapté puisque le concert prenait place dans le cycle "Mille choeurs pour un regard" au profit de l'association Retina

 Nous sommes tous repartis content, je souffre à présent d'une sévère retombée d'adrénaline ! Encore un petit moment de gloire raisonnable dont je pourrai parler à mes petits enfants ! 

 

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11:48 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chant, art, musique

jeudi, 21 février 2008

Ici ou LA

Quand je chante toutes les petits notes qui se promènent au dessus de la ligne du haut de la partition de Haendel, je repense au fait que la hauteurs du LA n'était pas la même à l'époque baroque. Fixée aujourdhui à 440 Hz, cette vilaine petite note était à l'époque dans les 415 Hz. Vu que les écarts relatifs entre les autres notes sont fixés à partir du LA, on comprend tout de suite que ces envolées aigues étaient moins vertigineuses en ces âges heureux !

Cela dit, j'ai constaté ce soir encore que ma voix avait changé - pour le meilleur - en agilité et en puissance. Paradoxalement, cette puissance est justement plus contrôlée - ou plus contrôlable. Alors que la plupart doivent apprendre à timbrer et donner du son, je dois apprendre à donner moins de son. Ce qui nécessite un travail ardu de tout le corps (contrôle des abdos, de l'ouverture vocale, de la respiration...) 

Sans oublier le mental. Important, ça, le mental.  Il faut apprendre à pratiquer la pensée positive chère à ce bon vieux Émile Coué de la Châtaigneraie et sa célèbre méthode. 

 Sinon, je viens de trouver sur le web un petit bijou, le Jardin de DB, site de la journaliste Dominique Bardel. C'est agréable, bien fait, complet, il y en a pour des heures de flânerie. Et hop, dans mes liens !

 

 

00:20 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chant, art, musique