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samedi, 25 juin 2016

Mon pèlerinage annuel...

Ou équivalent.

Il s'est passé pas mal de choses, beaucoup d'écriture.

 

Si vous vous souvenez encore de moi, vous pouvez me suivre à divers endroit. Mais le plus simple est de venir ici :

Le Journal de la Feuilletoniste

 

Je ne suis pas forcément très active, mais je suis bien présente. 

samedi, 02 avril 2011

Un avis aux adorateurs du "dieu papier" !

Parce que je suis atteinte par une certaine lassitude en entendant des technophobes radoter sur le côté incontournable de l'édition papier et se lamenter sur la diffusion des liseuses, j'ai envie moi aussi de donner un avis tranché - par le vif !

Avant de se généraliser, le papier était un support sans noblesse, utilisé pour les "scribouilleries" des notaires et autres tabellions -  un statut à peine meilleur que celui de la tablette de cire de l'antiquité. Ce qui était sensé durer s'écrivait sur parchemin. Sans doute il y a-t-il eu des gens, d'ailleurs,  pour regretter que le parchemin ou le papyrus ait remplacé la pierre...

Je vis ma vie professionnelle au milieu de prestigieux ouvrages qui valent autant pour les témoignages qu'ils contiennent que pour le précieux écrin qu'ils représentent. Mais de nos jours, pour les préserver et pour en faciliter l'accès à tous, nous les microfilmons et les numérisons. Je pense que les professionnels ont depuis longtemps conscience de la nécessité - physique et théorique - de séparer l'information du support !

Parce que les mots se moquent un peu du support qui les reçoit. Ils sont déjà tant bringuebalés, ces pauvres mots, entre éditions de luxe et poches sur mauvais papier qui tomberont en pièces en moins de dix ans, perdant leurs feuilles comme de vieux artichauts trop cuits ! L'impression est nécessaire, oui... au moins pour quelques exemplaires préservés par des institutions dignes de ce nom, qui veilleront à leur survie. Tandis que votre bibliothèque se trouvera sans doute, tôt ou tard, sur le trottoir, par la lubie d'un vague descendant...

C'est sans le moindre état d'âme que j'ai choisi le numérique : pour lire les grands classiques, essentiellement. Sont-ils moins nobles soudains, parce que leur support n'est plus constitué de fibres de cellulose amalgamées à la colle, auxquelles s'ajoute une bonne dose de produits chimiques ? Est-ce respecter les auteurs que les réduire à un bouquet de feuilles jaunâtres ?

Je l'ai aussi choisi pour lire les auteurs amateurs, ceux qui sont méprisés par les dieux du papier mais qui me donnent autant de bonheur que bien des scribouillards acclamés...

Si vous restez fidèles au papier, c'est votre choix, mais cessez vos envolées lyriques : c'est à croire que vous ne lisez que sur éditions de la Pléïade ! Ou mieux encore, des incunables, voire des manuscrits enluminés ! Tout est relatif, très chers...

 

vendredi, 28 janvier 2011

Technolectrice

Quand suis-je devenue technogogo ? Céder à la tentation d’un gadget dans l’humeur du temps signifie-t-il perdre son âme (de geek ou de « vrai » anti-conformiste) ?

A priori, je peux être rassurée par le fait que je ne suis pas encore tombée assez bas pour craquer pour un « iMachin » (remplacez le mot « machin » par ce que vous voudrez). Je ferai toujours, par principe totalement subjectif, j’en conviens, un très large détour autour de tout ce qui est issu de la firme Apple – disons que cela découle de mon anti-conformisme personnel. Ou plutôt mon anti-anti-conformisme ordinaire – pour l’époque où donner dans la « pomme » était censé être anti-conformiste.

Ma liseuse n’est pas non plus à technologie « encre électronique » (malgré son aspect très séduisant, les produits bas de gamme ont encore un rendu médiocre et les bons produits sont trop chers…) mais une tablette tactile retro-éclairée, sous technologie Android d’une marque plus discrète que l’Ipad (le PocketBook IQ, avec une jolie coque rouge).

PocketBook-IQ-1.gif



Tout a commencé par une conversation avec un ami, l’un de mes lecteurs assidus (eh oui, il y en a !) ; j’en suis venue à considérer l’opportunité de passer à la lecture sur liseuse. Il n’a pas fallu plus de quelques semaines (quelques jours plutôt) pour qu’une idée qui me paraissait saugrenue remporte ma totale adhésion. Laps de temps durant lequel, il faut dire, je me suis mise à étudier les formats de distribution des eBooks. J’ai ainsi découvert celui qui est en passe de devenir un standard généraliste, le format ouverte ePub.

Après avoir vérifié que le site du Project Gutenberg, bibliothèque virtuelle distribuant gratuitement en version électronique des ouvrages libres de droit, fournissait également ses titres au format ePub, je me suis totalement convertie.
Au point de télécharger le logiciel libre Calibre, qui permet de convertir un certain nombre de formats (dont le RTF, le ODT – format natif d’Open Office et le HTML, entre autres) en fichiers ePub et de faire mes premiers tests. Puis, sur conseil d’un collègue écrivain, le logiciel Sigil, qui permet l’édition directe en format ePub – toujours.

Mais qu’a-t-il donc de si particulier, ce format ePub ?

  • c’est un format ouvert, pris en charge par l’immense majorité des liseuses (sauf le Kindle d’Amazon, qui reste désespérément propriétaire, ce qui n’est pas un bon point en sa faveur !
  • il peut être lu par un nombre croissant d’applications : parmi celles que je connais,  le plugin EPUBReader de Firefox, le visualisateur de Calibre, les applications Android Aldiko et FBReader, que l’on peut installer même sur les téléphones marchant sous ce système, les programmes génériques de l’immense majorité des liseuses (mettons à l’index le honteux Kindle) ;
  • il est basé sur le langage XHTML, langage de balisage rigoureux (quand il est bien employé) et simple d’approche qui permet de créer des fichiers légers et de chargement rapide.

Il ne faut surtout pas négliger le fait que progressivement, les auteurs du web vont trouver entre leurs mains des outils de plus en plus performants pour la création de livres directement exploitables sur ces supports en pleine progression que sont les tablettes, liseuses et autres pads. Tout comme la diffusion musicale, le passage par l’éditeur devient de moins en moins impératif : le coût du support matériel, de l’opération d’impression, de la diffusion ne conditionnera plus le tarif du produit fini. On commence d’ores et déjà à voir apparaître des réseaux de distribution numérique à destination des lecteurs potentiels. Les auteurs peuvent désormais faire le choix de distribuer gratuitement leurs œuvres sur un marché qui s’élargit de jour en jour, ou de les faire payer à un tarif modique qui leur assure un retour plus intéressant que le pourcentage reversé par l’éditeur classique.

Le fait que les éditeurs ne soient plus nécessairement les « découvreurs » et les « créateurs » de talents, le goulet d’étranglement d’une création littéraire passée au crible d’une évaluation qualitative nécessaire mais aussi parfois d’un jugement subjectif, intensément personnel ou purement commercial, va sans doute tôt ou tard les obliger à reconsidérer les bases de leur métier.

Ce n’est plus une simple question de changement de support. C’est toute une philosophie qui est en passe d’être remise en cause.

samedi, 29 août 2009

La peur de l'imaginaire

Oups, on ne peut pas vraiment dire que j'ai été très fidèle à mes résolutions pendant ces vacances. Après l'EFFRAYANT mois de mai et le TERRIBLE mois de juin (il faudra que je revienne sur la fois où j'ai "sauvé un concert"), l'arrivée de juillet, mois d'été officiel, m'a poussée à passer en mode "économie d'énergie". J'ai bien essayé d'écrire, de tricoter et de coudre, sans grand résultat. Pire encore, je n'ai quasiment pas travaillé mon chant... Ajoutons à cela des pannes d'informatique en cascade...

Aussi vais-je agir à l'économie : je me contente de finaliser un petit article congelé dans mes réserves depuis des mois. Il porte sur un sujet qui me tiens à coeur : la peur de l’imaginaire. En tant que lectrice de très longue date d’ouvrages de science-fiction, de fantastique et de fantasy, avec une bonne connaissance de ce dernier genre, j’ai bien entendu été confrontée à tous les jugements à l’emporte-pièce qui traînent chez les gens « trop-sérieux-pour-lire-de-telles-bêtises ». Mon analyse risque d'en faire bondir quelques-uns (chouette !)... Je ne suis pas diplômée en psychologie, mais j'ose penser que près de 20 ans passés à côtoyer les amateurs et les détracteurs peuvent tout de même me donner quelques pistes sur ce sujet.

Mise en cause répétitive


Les reproches sont toujours les mêmes : d’ordre qualitatif (c’est de la littérature de mauvaise qualité, c’est toujours la même chose…) mais aussi d’ordre, pourrait-on dire, « social» : c’est infantile (puisque ça décrit des choses impossibles) ; ce sont des bêtises (puisque ça décrit des choses impossibles) ; c’est dangereux (puisque ce n’est pas la réalité)… Et cætera…

Tout amateur du genre possède assez d’atouts dans ses manches pour contrer aisément le premier type de reproches, issus d’ailleurs bien souvent de personnages qui ne sont pas forcément les plus qualifiés en matière de critique littéraire… Sans même tenir compte leur méconnaissance totale des genres qu’ils méprisent !

Le second type, par contre, me semble assez inquiétant. Non pour les amateurs de littérature de l’imaginaire eux-même, mais plutôt pour ceux qui la rejettent en bloc. En effet, avec le temps, on en vient à comprendre que le reproche des "antis" est motivé soit par une certaine rigidité des structures de pensées, soit par une forme de peur issue du système éducatif ou de la pression de la société, soit par les deux.

Une gymnatique de l'esprit

La littérature de l'imaginaire nous demande d'accepter, le temps de la lecture, un monde dont les règles et les postulats diffèrent des nôtres : existence de la magie, de règles physiques et évolutives différentes, de créatures fantastiques... Contrairement à ce que l'on pense souvent, elle ne demande pas tant d'exercer sa capacité imaginative que sa faculté d'adaptation et d'extrapolation.

Accepter que les données définissant un système ou un environnement puissent s'écarter des normes familières sera plus facile à des esprits plastiques capables de prendre en compte ces variations de données et d'en admettre les conséquences. Certains y arrivent mieux que d'autres.

Certains n'y arrivent pas du tout. Ils ne parviendrons pas à entrer dans des récits reposant sur des systèmes logiques, des règles scientifiques différentes de celles qui leur sont familiers. D'où un rejet instinctifs de récits considérés comme "absurdes" puisqu'ils ne peuvent en intégrer les rouages. Malheureusement, leur voix prédomine souvent, car leur incompréhension rencontre une autre cause de dénigrement largement répandue : la peur.

Le spectre de la crédulité

Dans notre civilisation "éduquée", nous séparons de façon artificielle (par carence de preuves d'existence autant que de non-existence) le "possible" de l'"impossible". Ce qui est décrété "impossible" est rejeté dans le domaine de l'ignorance, de la naïveté et de la crédulité, de l'enfant, individu incomplet et pas encore formé. L'individu crédule est donc jugé défiscient. D'où une méfiance instinctive de bon nombre de personnes par rapport à des récits comportant le moindre élément "irrationnel". Même si l'adhésion demandée au lecteur n'est pas plus profonde que pour type de fiction "réaliste" !

C'est ainsi que si certaines personnes sont capables d'accepter un jeu de règles alternatives, elles craignent aussi - souvent inconsciemment - que l'acceptation même de ces règles ne les fassent passer du côté des "crédules", donc des faibles ou des marginaux. Ces mêmes personnes reporteront ce soupçon sur les amateurs du genre... Forcément des rêveurs irresponsables et... crédules.

Une perception inégale

Il est intéressant de remarquer que les récits les mieux admis parmi les différents genres de la littérature de l'imaginaire appartiennent au fantastique. L'irrationnel fait irruption dans monde semblable au nôtre et se trouve souvent vécu comme une source de malaise voire une menace. Ce qui rend ce genre plus à même d'être accepté autant par la première catégorie de détracteurs que par la seconde. Il est cependant intéressant de noter que ce public est plus à même de développer des comportements de crédulité "réelle" que le public de formes plus avancées de littérature imaginaire, du fait même de la vraisemblance accrue du fantastique.

La littérature de science-fiction a meilleure réputation car elle repose sur un postulat de "vraisemblance scientifique" (toute relative !) qui écarte le soupçon de crédulité. Pourtant, la plupart du temps, la science qui y est décrite tient plus de la "magie scientifique" ou d'extrapolation à la limite de la fantasmagorie que d'une froide perception cartésienne. Au delà du goût personnel de chacun, on peut constater la conséquence, non pas tant qu'une certaine rigidité de l'esprit, car l'acceptation de l'extrapolation scientifique demande souvent autant d'effort que celle de l'extrapolation "pseudo-scientifique", mais plus de la perception que le lecteur a de lui-même et de son image vis à vis de la société.

La fantasy, souvent située dans des mondes dits "secondaires" (distinct du nôtre et n'appartenant à aucun univers "physique" clairement défini), qui obéissent à des lois sans justifications pseudo-scientifiques souffre principalement du rejet du grand public.

Le "danger fictionnel"

On peut noter que le rejet de la littérature de l'imaginaire n'entraîne pas le rejet généra de la fiction.  Cependant, si l'on considère qu'un danger de coupure effective de la réalité existe au niveau de la littérature de l'imaginaire, on ne peut que s'inquiéter du danger qui existe en bloc dans la littérature, voire le cinéma de fiction. En effet, la proximité du monde décrit avec le nôtre ne demande aucune adaptation des postulats de base, mais une adhésion entière, comme si l'histoire était de fait "vraie"... !

La limite entre vérité et récit frictionnel est de fait bien plus ténue et fragile dans la littéraire classique de fiction que dans la littérature de l'imaginaire. Pourtant, ce type de récit n'est pas plus vrai qu'un récit faisant intervenir une part de fantastique. J'ai vu des personnes intelligentes et éduquées se laisser prendre au piège de cette limite ténue...  Mais jamais  parmi les  amateurs d'imaginaire !

Le Geek et les Cornichons...

Une petite parenthèse : auprès des gens dit "normaux", la littérature de l'imaginaire fait partie de l'apanage des geeks...  Pourquoi est-ce le cas ?

Un geek est souvent un "doué". Son cerveau perçoit les problèmes de façon globale au lieu de les analyser, péniblement, brique par brique comme celui des gens normaux. Le geek a un esprit ludique : pour lui, tout est défi, mais posé à lui même, à ses capacités. La compétition doit se faire dans le but de surmonter ses propres limites plutôt qu'écraser l'autre. Le geek a appris à penser de façon imaginative : ce qui le rend efficace dans son activité de prédilection et qui lui donne la capacité de facilement se transposer dans un univers imaginaire. L'individu standard craint, s'il rompt avec la réalité, de ne pouvoir la retrouver. Le Geek n'a pas cette peur, car il fait l'aller-retour sans la moindre crainte ni la moindre difficulté.

Comme l'écrit Scott Adams : "notre planète est peuplée de près de 6 milliards de cornichons qui vivent dans une civilisation conçue par quelques milliers de déviants fabuleusement intelligents." Si les "déviants" n'avaient pas acquis la capacité d'extrapoler, nous serons toujours assis par terre à tailler des silex...

La force de l'extrapolation

En conclusion, je renverrai nos « antis » aux études des psychologies qui ont déterminé que les enfants  capables de jouer de façon imaginative développaient leur capacité de réflexion et d'adaptation et devenaient mieux armés, dans leur vie d’adultes, pour résoudre des problèmes complexes et inattendus. Or, les lecteurs de l’imaginaire sont pour la plupart des individus ayant gardé cette faculté d’adaptation, d’extrapolation et de souplesse de pensée.

Le mépris dont ils sont accablés par les adeptes des schémas établis reflète une autre peur : celle de voir la société autour d’eux muter, changer, évoluer. Or, tant que ces derniers seront considérés comme les uniques représentants de ce qui est « bon pour la société » (des gens « sérieux », les « pieds sur terre »…), nous n’aurons que peu d’espoir de voir s’installer une nouvelle vision capable de faire passer notre monde, une bonne fois pour toute, dans une ère nouvelle.

mardi, 19 février 2008

Chantage et magie noire

786154071fb38f736b5d158bb233ff97.jpgIl y a une époque de ma vie où je tenais un calendrier de lecture - ce qui veut dire que je me contentais de noter l'auteur, le titre, la date de début de lecture et la date de fin. J'ajoutais aussi une liste de lecture prévisionnelles. Au bout de deux bonnes années, j'ai lâché le fil.  Il faut aussi dire qu'à cette époque, je devais dévorer entre six et dix livres par mois, sans compter ceux que lisais pour mes études : 60 pages d'un livre en français et 60 pages d'un livre en anglais par jour. Je vais arrêter ici pour ne pas passer pour une sorte de maniaque (mais c'est sans doute déjà trop tard). Le blog me permet de renouer avec cette vieille habitude !

L'oeuvre que je viens de terminer est parue aux Editions 10-18, collection "grands détectives". Avec un temps de retard (comme d'habitude en France), 10-18 a permis à la vogue anglo-saxonne du polar historique, et particulièrement du polar médiéval, de déferler sur la France - et d'y faire des émules. L'ouvrage 10-18 possède une grande qualité : il est consensuel. Même les milieux les plus cultivés (ou qui veulent le paraître) le tolèrent comme lecture de détente qu'on peut exhiber sans déshonneur... Mais je m'égare.

L'ouvrage dont nous traitons se passe au XVe siècle et a pour protagoniste Kathryn Swinbrooke, apothicaire de la ville de Cantorbéry et jeune femme à l'esprit sagace. Ceux que cette série intéresse pourront trouver plus d'informations sur la wikipedia.

On peut dire d'emblée que ce n'est pas le plus grand des C.L. Grace (alias Paul Doherty). Le thème de la magie noire (la victime était sorcier et maître chanteur) est quelque peu sous-exploité, l'intrigue qui tourne autour du "meurtre en chambre close" est un grand poncif "dohertien". On y retrouve le schéma classique des deux intrigues indépendantes, des meurtres sanglants décrits avec luxe de détails. Le fil se révèle astucieux mais sans plus, avec un dénouement sans audace ni vraie surprise.

Le talent principal de Doherty réside dans sa description d'un Moyen Age bruyant, charnel, lumineux, crasseux, cruel, admirable, brutal... Ses personnages sont réalistes, vivants, parfois haut en couleur. Il ne néglige ni l'angoisse, ni l'humour, ni l'hémoglobine. Kathryn est un personnage féminin sensible et réaliste, au point qu'on a du mal à réaliser que c'est un homme qui lui a donné vie. Et son histoire d'amour avec son soupirant irlandais (je suis sûre que pas mal de filles rêvent d'avoir le même à la maison) flatte subtilement notre fibre romantique...

Pour le reste, je me suis amusée à rechercher quelle était la plante représentée sur la couverture, sous le nom (voir au dos) de Herba Poleximas, tirée du Liber Herbarius una cum rationibus conficiendi medicamenta d'Orgione Rizzardo. C'est bien dommage, car il semblerait, d'après le texte latin sous l'image, qu'elle soit souveraine contre les maux de tête... D'ailleurs, c'est la même image recadrée qui sert de couverture au Lacrima Christi, autre enquête de Kathryn Swinbrooke. Rien ne se perd.

 GRACE C.L.,  Le Livre des ombres. Paris,10-18, 2000.