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mardi, 25 janvier 2011

Secret honteux

J’ai un terrible secret :

... j’ai des… traits « girlie ».

Le plus flagrant : mon amour immodéré pour les fards à paupière. Non que j’en emploie tous les jours - mes résolutions de me maquiller quotidiennement finissent toujours par faiblir et mourir. Mais c’est un syndrome à mi-chemin entre l'addiction du collectionneur (« Il me les faut tous » !) et un attrait presque artistique pour ces palettes multicolores (plus les couleurs sont nombreuses, plus je vibre) !

Je sais cependant que toutes me ne siéent pas : les couleurs qui avantagent mes yeux d’une fort banale couleur… marron (même si je verse parfois dans la tentation de nommer la nuance avec un peu plus de lyrisme, qu’il soit gourmand – chocolat – ou précieux – acajou -), se situent toutes dans une palette d’or-brun-beige-rose-violet. Les verts ne conviennent que lorsqu’ils tirent vers l’olive ou le bronze, les bleus sont proscrits hors occasions costumées…

J’ai une façon très personnelle de me « faire les yeux » : toujours polychrome, le plus souvent en camaïeux, le pâle en haut et vers l’intérieur, plus sombre vers lle bas et l'extérieur, puis enfin soulignés d’un trait de crayon – seulement sur la paupière du haut – qui remonte légèrement à l’Egyptienne.

Mes moyens limités ne me permettent pas d’employer des produits de marque – d’ailleurs, je les trouve barbants… - et je cède souvent à la facilité des bas de gamme (même si c’est honteusement… honteux). Plus ils sont luisants, lumineux, pailletés, plus ils m’enthousiasment.

Il s’agit de ma part d’une révélation sordide, vous ne me verrez donc pas ici afficher par le menu mes achats de maquillage, les lieux, les prix et les comparatifs. Mes propres tares, je les avoue et les assume, mais je ne tomberai pas assez bas pour me livrer au prosélytisme !

 

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samedi, 16 mai 2009

Quand une étoile nous quitte...

C'était une comète dorée à la longue queue diaphane... Un rayon de soleil dans la grisaille du quotidien, vers lequel nos yeux se tournaient dès que nous entrions en notre logis.

Les sans coeur et les ignorants ricaneront du fait que l'on puisse regretter la disparition subite d'une simple étincelle de beauté et de vie. Oui, c'est vrai, notre Lumière n'était qu'un poisson rouge (avec toute la charge de mépris et de fausses allégations que porte cette appellation). Plus spécifiquement, un spécimen particulièrement beau de Comète doré. Intelligent à sa manière, d'un caractère doux et familier.

Notre Lumière est parti, voilà plus d'une semaine, en un triste jeudi, d'une hémorragie interne foudroyante : maldie, accident ? Nous ne le saurons jamais. Nous nous appliquions à lui donner un cadre de vie adéquat, nous pensions le garder de longues années, tant il semblait robuste et résistant. Nous nous trompions.

Il repose à présent dans le jardin de notre immeuble, non loin de son "frère" Lune. Pistache le Shunbunkin demeure à présent seul dans l'aquarium.

jeudi, 04 septembre 2008

La Chasse au Cahier

Revenue de vacances plus crevée que reposée (j’expliquerai le pourquoi à l’occasion…), me voilà aussitôt, ou presque, lancé dans une aventure aussi épuisante que la Chasse au Trésor (ou la Carte au Trésor… Pardon, je suis de la vieille génération). Hélas, je ne possède aucun hélico rouge pour me seconder. D’ailleurs, les hélicoptères polluent… Les voitures aussi, quand il s’agit de se rendre dans les géants de la distribution en périphérie de mon agglomération. Ce que je n’ai pas envie de faire, pas plus que d’aller me perdre à l’autre bout de Paris. Pour une rentrée en CP, les moyennes surfaces locales et les petits commerçants devraient bien suffire.

Naïve que je suis…

Cette année, donc, mon plus jeune fils entre en CP, sous la férule d’une charmante maîtresse - en espérant qu’elle le restera, car au bout de quelques jours de pratique du ouistiti à poils roux, qui alterne, à six ans, le parler d’un enfant de trois ans et de doctes discours scientifiques truffés de mots dont je ne me souviens même pas moi-même, les plus charmantes maîtresses se métamorphosent en furies échevelées et hagardes…

Donc, ladite charmante maîtresse m’a rendu mon bambin muni d’une liste de fournitures. Prudente, j’avais déjà acheté les plus prévisibles à l’avance, faisant même preuve d’imagination. Mais mon imagination doit avoir des ratées, parce que si nous chers enseignants n’en font pas toujours preuve, dans les demandes fournitures, ils sont imbattables !

Je sais, j’exagère… Je suppose juste qu’ils ne doivent jamais faire ce type de courses - ou seulement auprès de coopératives fournies d'une époustouflante variété de cahiers et stylos. Je ne peux pas imaginer une seconde que ce soit par une sorte d'expérience sadique exercée à l’encontre des parents, conduits à courir dans tous les sens comme des rats dans un labyrinthe. C’est donc forcément par méconnaissance de l’environnement desdits parents et des offres commerciales locales qu’ils agissent ainsi…

Aussi, afin d'y remédier, je propose de créer un nouveau jeu télévisé : la Chasse au Cahier. Quelques jours avant la rentrée officielle, une équipe d'enseignants sera lâchée avec une liste de fournitures (dressée par des collègues de bonne foi) avec un gilet de couleur, des écouteurs sur la tête, un plan de la ville et un porte-monnaie garni, sans avoir le droit de s’éloigner de plus de deux kilomètres de l’école où elle enseigne. Pour gagner, chaque membre devra  rassemble toutes ces fournitures sans dépassement d’un budget donné, sans achat en surplus, sans ramener quelque chose qui ne correspond pas exactement à la demande, que ce soit la couleur, le nombre de pages, le format, le type de réglure…

Imaginons ces scènes palpitantes en direct. Par exemple, l’institutrice hors d’haleine qui entre chez le petit papetier de quartier :

- S’il vous plait, il me faut un cahier de poésie, 17 par 22, de 32 pages !
-
Attendez, je cherche…
-
Vite ! je n’ai pas le temps…
-
J’ai ça si vous voulez…
-
Il n’y a pas de pages blanches, il me faut une page blanche sur deux !
-
Ça, alors…
-
Non, il y a 60 pages, ce n’est pas ça du tout !

Pendant ce temps, inexorablement, le minuteur poursuit son décompte…

 

Imaginons aussi cette trépidante scène de stratégie :

- Voyons, j’ai besoin de quatre surligneurs : un vert, un bleu, un orange, un jaune… Ce paquet contient toutes ces couleurs plus un rose et un bleu plus sombre. Par contre, cet autre paquet comprend du rose au lieu du orange. Et c’est bien du orange qui est demandé. Mais si je les prends individuellement, je plombe mon budget… Que faire ?

Tic tac tic tac, fait le chrono…

 

Et cette scène dans la rue… Le prof dynamique en survêtement, en nage, s’arrête à côté d’une mère de famille qui le toise curieusement :

- Excusez-moi, madame, je cherche la petite papeterie Quihatou, où puis-je la trouver ?
-
Dans la rue parallèle, vous tournez ici, vous passez deux pâtés de maison, vous deviez la voir… Dit la dame en prenant soin de montrer son meilleur profil à la caméra qui suit notre courageux concurrent.
-
Merci Madame ! Vous savez s’ils ont des cahiers de 48 pages en 24 par 32 ?
-
Euh… non, je suis désolée… Répond la brave dame en regardant son interlocuteur comme s’il avait un peu perdu la boule (mais après tout, c’est pour la caméra). Mais on ne sait jamais…

 

Je pense que pas un seul n’arrivera à bout de sa liste et à la victoire totale, même si ceux qui ont accumulé des bonus peuvent user de leur jocker et solliciter l'aide à distance d'un parent d'élève. Cependant, le décompte subtil du ratio « exactitude des fournitures » par « chrono » par « gestion du budget » devrait permettre un classement serré. Les gagnants seraient en droit, l’année d’après, d’imposer leur liste à la nouvelle équipe…

La Chasse au Cahier, c’est un merveilleux concept de jeu télévisé !
Après, toutes les chasses au trésor et les missions "survie" ne seront que du réchauffé !

Allons, c'est pour rire... J’espère ne pas avoir froissé nos enseignants qui, pour certains, font vraiment de leur mieux (et venant de quelqu’un à qui l’école a laissé le souvenir d’une sorte de subtile usine à torture, ce n’est pas peu dire…). Si l’un d’eux tombe sur cette petite prose, j’espère sincèrement qu’il ou elle en sera amusé – mais aussi moins farfelu(e) dans ses demandes de matériel...

 

mardi, 13 mai 2008

Mon poisson "rouge" est amoureux...

Suite de l'affaire : Pistache le Shubunkin est un mâle. Il a récemment développé sur les ouïes et les nageoires pectorales une série de petits points blancs : j'ai cru avec horreur qu'il s'agissait de la terrible maladie parasitaire des "points blancs", qui a causé un véritable génocide chez les poissons depuis les débuts de l'aquariophilie.

Mais non ! C'est le Printemps et Pistache bourgeonne : il développe des "boutons de noce",  qui indiquent qu'il est prêt à s'accoupler... Et son tempérament subitement très excité le confirme. Notre placide Comète, Lumière, ne développe rien de tel. Serait-il (ou "elle") une femelle ? Les enfants fantasment déjà sur une éventuelle progéniture. Que Tangaroa ou tout autre dieu des poissons nous épargne l'aventure de la multiplication des poissons ! 

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mardi, 06 mai 2008

Adieu Lune, bonjour Pistache

Le retour du long week-end du 1er mai a été marqué par un épouvantable drame. Quand nous avons pénétré dans l'appartement, dimanche dans la soirée, nous avons trouvé Lune, le petit télescope black moor - un poisson avec de gros yeux que nous avions acheté noir et qui avait viré à l'orange - étendu mort sur le gravier de l'aquarium. Il avait été malade ces dernières semaines, nous l'avions soigné et il semblait aller bien... Est-ce le pic de chaleur qui lui a été fatal dans son état affaibli ? Ou un pic de pollution subite de l'aquarium dû aux débris végétaux qui y traînent depuis que son compagnon, Lumière le comète doré, massacre les plantes ? Nous ne saurons jamais. Nous en sommes réduits à nous sentir coupable, l'esprit envahis de "et si...". Ce n'était qu'un poisson, mais depuis un an, nous avions appris a aimé notre petit "foldingue frétillant". Il y a eu des larmes (de toute la famille, mais surtout de son propriétaire officiel de six ans), un enterrement première classe dans le jardin de l'immeuble (hors de question de le jeter à la poubelle !), une couronne de feuilles et des gerbes de pâquerettes et de pissenlis. 

Lumière, quant à lui, se porte comme un charme, merci. Il a doublé de volume  et sa queue semble encore avoir poussé. Afin de ne pas le laisser seul, nous avons dès le lundi soir emmené notre petit fauve se choisir un nouveau poisson. C'est un Shubunkin, qui a la forme d'un poisson rouge normal, mais avec une queue et des nageoires un peu plus longues et un corps multicolore : blanc, gris bleuté, rouge, noir... Un des ses yeux, tout noir, donne l'impression qu'il a reçu un coquard ! Notre petit pensionnaire, encore à moitié affolé d’avoir quitté son bassin, a été baptisé « Pistache ». Pour l’instant, il est seul dans son bac, dans une eau additionnée de désinfectants, où il passera quelques semaines de quarantaine avant de rejoindre son compagnon.

jeudi, 20 mars 2008

Stylo, mon meilleur ennemi...

Aujourd'hui, pour une raison très personnelle, trop personnelle pour figurer ici, j'ai dû - littéralement - prendre la plume (ou plutôt le feutre à pointe fine) pour écrire une lettre.

Au bout d'une demie-heure, il y avait trois feuilles déchirées rageusement au fond de ma corbeille à papier. Les lettres se dérobent, se déforment... De correction en rature, ma lettre se transforme en champ de bataille. Et pourtant, pour dessiner, j'ai la main plutôt ferme. J'ai dû me rendre à l'évidence : affligeant constat, je suis devenue si intime avec mon clavier que je ne parviens plus à manier correctement mon stylo.

Il faut dire que je ne griffonne plus que pour prendre des notes en réunion et jeter quelques idées sur le papier, d'une écriture toujours plus dégradée et qui ressemble de moins en moins à quelque chose... De toute façon, je l'ai toujours détestée. Elle est restée la même depuis que j'ai tracé d'une main malhabile mes premières lettres à l'âge de trois ans ! Exposer une telle faiblesse n'a rien de bien réjouissant.

 J'ai fini par adopter une solution un peu honteuse : j'ai d'abord écrit au crayon à papier, avant de réécrire au feutre (ouh...).  Et j'ai encore vérifié que de façon paradoxale, j'aime écrire... Mais je n'aime pas écrire.

 Milathéa, vous me ferez dix lignes ! 

 

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