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mardi, 25 janvier 2011

Secret honteux

J’ai un terrible secret :

... j’ai des… traits « girlie ».

Le plus flagrant : mon amour immodéré pour les fards à paupière. Non que j’en emploie tous les jours - mes résolutions de me maquiller quotidiennement finissent toujours par faiblir et mourir. Mais c’est un syndrome à mi-chemin entre l'addiction du collectionneur (« Il me les faut tous » !) et un attrait presque artistique pour ces palettes multicolores (plus les couleurs sont nombreuses, plus je vibre) !

Je sais cependant que toutes me ne siéent pas : les couleurs qui avantagent mes yeux d’une fort banale couleur… marron (même si je verse parfois dans la tentation de nommer la nuance avec un peu plus de lyrisme, qu’il soit gourmand – chocolat – ou précieux – acajou -), se situent toutes dans une palette d’or-brun-beige-rose-violet. Les verts ne conviennent que lorsqu’ils tirent vers l’olive ou le bronze, les bleus sont proscrits hors occasions costumées…

J’ai une façon très personnelle de me « faire les yeux » : toujours polychrome, le plus souvent en camaïeux, le pâle en haut et vers l’intérieur, plus sombre vers lle bas et l'extérieur, puis enfin soulignés d’un trait de crayon – seulement sur la paupière du haut – qui remonte légèrement à l’Egyptienne.

Mes moyens limités ne me permettent pas d’employer des produits de marque – d’ailleurs, je les trouve barbants… - et je cède souvent à la facilité des bas de gamme (même si c’est honteusement… honteux). Plus ils sont luisants, lumineux, pailletés, plus ils m’enthousiasment.

Il s’agit de ma part d’une révélation sordide, vous ne me verrez donc pas ici afficher par le menu mes achats de maquillage, les lieux, les prix et les comparatifs. Mes propres tares, je les avoue et les assume, mais je ne tomberai pas assez bas pour me livrer au prosélytisme !

 

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samedi, 04 décembre 2010

Les (web)feuilletonistes : quand l'histoire se répète...

La littérature d'agrément ne date pas d'hier. Mais pendant longtemps, la rupture essentielle se faisait entre les grands auteurs et les autres. Puis fut inventée la notion de l'« art pour l'art » et une autre distinction apparu, la rupture entre « littérature commerciale » et une « grande littérature ». Cette division recouvrait parfois la précédente. Mais pas toujours.


Quel rapport avec les feuilletonistes ?

Dès la première moitié du XIXe, avec la popularisation de la presse, de nombreux écrivains gagnent leur vie en publiant leurs récits par épisode dans ce que nous appellerions de nos jours des « publications périodiques ». Ces œuvres, connues sous le nom de « romans-feuilletons », se définissent uniquement par ce mode de parution. Elles sont en fait d'une infinie variété, que ce soit en genre ou en qualité. D'autant qu'en son sein naissent ou se confirment les ramifications de ce qu'on appellera plus tard les « littératures de genres ».

Très vite, les feuilletonistes apprennent à adapter leurs écrits au goût du public, à jouer avec ses émotions, à introduire un peu de suspens à la fin de chaque épisode. Tout aussi vite, les critiques se font entendre : cette littérature tournerait le dos à toute notion de style et d'esthétisme, elle jouerait sur le sensationnalisme de bas étage, bafouerait les bonnes mœurs... mais, pire que tout, elle est... populaire. Bref, elle regroupe en condensé tous les défauts de ce qu'on pourrait nommer une « sous-littérature ».

On omet souvent de rappeler que ces « rez-de chaussée » (le bas des pages des journaux où paraissent traditionnellement ces textes), tout comme un peu plus tard les « pulps » magazine américains, ont pourtant abrité une extraordinaire pépinière de grands auteurs, dont certains ont atteint le statut rutilant de «classiques littéraires ». Qui l'eût cru.

De nos jours, cependant, la publication « feuilletonnesque » a un relent de charme désuet, malgré l'énorme succès de son avatar le plus connu, la série télévisée (qui souffre d'ailleurs des mêmes critiques que le roman feuilleton en son temps). On ne voit plus que fort rarement des romans tronçonnés dans un périodique, sauf coup commercial pour un ouvrage très attendu.

Cependant, l'écriture feuilletoniste est loin d'être morte. Elle connaît même un sacré renouveau... sur le web. A présent que la case édition n'a pas besoin de d'être cochée pour offrir sa prose (ou ses vers) au public, à moins de caresser encore les espoirs utopiques d'une éventuelle édition, l'auteur peut d'un clic ou deux dévoiler sa production. Et de là, tomber dans un immense puits au fonds duquel rampent les formes sombres et dangereuses des préjugés.

Dans l'opinion générale, si un auteur publie sur le web, c'est forcément qu'il n'est pas assez bon pour être publié par la voie classique. La vérité est plus complexe – du moins dans le domaine de la littérature de l'imaginaire.

La littérature de genre (et tout spécialement en littérature de l'imaginaire) subit déjà par sa nature le mépris des milieux littéraires reconnus. Ce qui n'empêche pas qu'en son sein, se recrée le même type de cénacle quelque peu intellectualiste. (C'est un peu comme les équations fractales où la même structure se reproduit à l'infini au fil de ses divisions). La grande édition joue sur des valeurs sûres, en balançant des ouvrages à succès, la plupart du temps anglo-saxons, sans politique de publication réellement concertée. La petite édition, en contrepied, se veut « art et essai », dans sa recherche louable et même parfois audacieuse de textes de qualité mais qui cependant prend assez peu en compte la pure détente. De fait, il y a sans doute beaucoup d'écrivains du web qui ne se retrouvent pas dans cette production et se sentent donc totalement découragé de soumettre quoi que ce soit à qui que ce soit ! 

Bien sûr, l'attachement à l '« objet livre », le soutien délibéré au mode de publication traditionnel, le confort de la lecture sur papier donne encore à l'édition une position prépondérante. Mais pour combien de temps ? Pour l'instant, la difficulté de s'y retrouver dans les ramifications de la toile, qui rend très difficile l'accès aux œuvres qui y sont disséminées, constitue le plus grand atout de l'édition. Ainsi, bien sûr, que l'idée que ne publient sur le web que les écrivains ratés, ceux qui n'ont jamais pu se faire éditer et qui se jugent eux-même pas assez bon pour tenter le coup.

Maintenant, voyons les choses du côté de ces « nouveaux feuilletonistes » et de leur rez-de-chaussé numérique. Ils sont très variés dans leur expérience et leur parcours. Parmi eux, beaucoup sont encore jeunes (avec l'âge, on passe moins de temps sur des fariboles comme l'écriture, à moins d'être, comme moi, profondément puéril). Tous ressentent le besoin de faire partager leurs écrits, pour exister en tant qu'auteurs, pour partager, pour évoluer. Ils s'inscrivent dans des courants variés, parfois marqué par la culture dite « populaire » : webromans ou webfictions, webséries, fanfictions, nouvelles... Leur point commun est le fait que souvent, comme les feuilletonistes de jadis, ils publient par épisode une œuvre la plupart du temps toujours en cours d'écriture. Parfois, ils parviennent à se constituer un petit lectorat fidèle, assez difficilement quantifiable vu que les retours sont statistiquement très rares.

Certains ne se considèrent pas comme des artistes : ils écrivent par jeu, par plaisir, par fantasme. L'idée d'un jour être un auteur « à part entière » ne les effleure même pas. Il y a ceux qui s'adonnent à des genres « impubliables » : comme la fanfiction, qui se situe en théorie dans l'illégalité car elle exploite l'œuvre d'autres personnes et bénéficie d'une vague marge de tolérance. D'autres enfin sont passés par une phase de renoncement ou l'abandon d'une utopie (celle de la publication), et ont finalement décidé d'avancer en se rabattant sur ce média. A noter que la plupart n'ont jamais soumis un texte de crainte du rejet et n'ont donc pas subi ce rejet. Enfin, il y a tous ceux qui n'ont jamais réussi à finaliser un texte et qui espèrent que ce mode de publication leur permettra d'aller de l'avant.

Entre parenthèses, si je prends mon propre cas, je suis pour ma part bien consciente que rien de ce que j'écris n'est "classiquement" publiable, que ce soit Paradis XXIV, sorte de salmigondis d'influences diverses sans vision majeure sous forme de « copshow » spatial sur fond de grande conspiration, ou Le Premier Cercle, roman historico-politico-fantaisiste qui joue sur des thèmes classiques. Je sais parfaitement qu'aucun éditeur n'en voudrait dans son catalogue : pour le premier, parce que c'est un récit de pur détente, pour le second, en raison du manque d'originalité des thèmes. Sans oublier la qualité même de l'écriture, qui ne tiendrait pas la route face à un critique avec des prétentions professionnelles. Ce qui ne veut pas dire que ce sont des textes sans intérêt : dans le contexte précis de la web littérature de l'imaginaire, ils se classeraient plutôt bien qualitativement et ils divertissent une poignée de gens, ce qui est le but de la chose.

Comme les feuilletonistes autrefois, donc, les feuilletonistes du web sont considérés comme une vaste nébuleuse de sous-littérateurs qui écrivent pour la plupart de la littérature de pur loisir (surtout dans les domaines lié à la culture télévisuelles, comme la fanfiction et la websérie). Même si une connaissance minimale du milieu montrerait que ce n'est pas si évident, l'idée générale est que cette littérature tourne le dos à toute notion de style et d'esthétisme, qu'elle se greffe sur une sous-culture manifeste, qu'elle joue souvent sur une sensationalisme de bas étage... Ce qui n'est pas sans rappeler quelque chose. Ajoutons aussi qu'elle est l'œuvre d'écrivaillons médiocres en manque de reconnaissance, dont les motifs pour publier sont sans doute plus que louches...

Donc, on peut comprendre l'absence d'intérêt des éditeurs, même alternatifs. On peut comprendre le silence des milieux littéraires « autorisés » même en littérature de genre (sauf quand un auteur connu s'adonne à l'exercice pour faire mousser une popularité déjà acquise). Cependant, force est de constater que la littérature du web (à ne pas confondre avec le livre numérique !) constitue un phénomène bien réel et qui ne cesse de s'amplifier. Force est aussi de constater qu'on y trouve de bons auteurs, dont la production surpasse ce qu'on peut trouver entre les pages au plan artistique. Et même si ce n'est pas le cas, on y trouve de la littérature tout simplement plaisante, qui serait sans doute considérée comme indigne de figurer entre des pages imprimées mais offre du bonheur aux lecteurs qui ont la chance de la rencontrer. On trouve aussi nombre de textes qui ne sont pas parfaits mais dont les auteurs montrent de belles promesses.

Un autre genre dévore actuellement le web : les sites, forims et blogs littéraires, sur lesquels l'internaute fait partager sa passion pour la lecture et ses avis les publications qu'il a pu lire. Quand cela touche au domaine de l'imaginaire, il n'est pas rare que le propriétaire des lieux étende son exploration au domaine du cinéma, de la télévision, voire, bien souvent, du jeu de rôle. Mais quid de la littérature du web dans tout cela ? Elle est profondément absente, dans la majorité des cas. Passée sous silence. Inexistante. Méconnue. Pour moi qui, pour des raisons de temps, ai en grande partie abandonné la lecture "sur livre" au profit de l'écriture, la lecture de web littérature est devenue un loisir périodique, pas trop chronophage... mais aussi un engagement. C'est pour cela que me sens profondément peinée de voir que même les milieux qui pourraient aider à changer la vision du phénomène ne sont pas portés à s'y risquer. Par volonté (certes louable) de soutenir plutôt les petits éditeurs ? Par ignorance ? Par préjugé ? Ou par la simple difficulté de retrouver les perles qui s'y cachent ?

Sommes-nous condamnés à hériter de l'étroitesse de vision du XIXe siècle ? Au risque de se voir au final, moqués par nos successeurs qui se demanderont comment leurs anciens ont pu à ce point manquer de discernement, en se tenant à une vision dépassée du « bel et beau »... ?

jeudi, 28 octobre 2010

Le délit d'écriture : un aveu compliqué

Cette note est tirée d'une intervention sur mon forum, l'Atelier de la Feuilletoniste. Je me suis dit qu'elle méritait peut-être d'être mise en valeur, cristalisée. C'est encore un complainte de l'écrivain incompris, mais j'espère qu'elle fera au moins un peu sourire...

L'expression écrite fait partie des enseignements dispensés à tous à l'école, tout au long de notre cursus primaire et secondaire. Il n'y a sans doute pas une seule activité à laquelle nous ayons été plus systématiquement formés (depuis la rédaction dans laquelle nous devons raconter nos vacances chez Mémé, jusqu'à l'essai pompeusement littéraire à rédiger pour les besoins du bac français et l'essai pseudo-philosophique du bac "tout court").

Étrangement, cependant, à part peut-être le chant (et je suis bien placée pour le savoir), il y a peu de loisirs qui suscitent tant d'ironie en société - et pire encore, une ironie qui repose sur la médiocrité supposée d'un exercice dont on n'a même pas pris la peine de prendre connaissance. Comme le chanteur doit (au choix) être classé au top 50 ou se produire à l'Opéra Bastille pour être pris au sérieux, l'écrivain doit vivre de sa plume ou donner dans un genre particulièrement sérieux (voire rasoir) ou grinçant pour être pris au sérieux. Je ne parle même pas des littératures de l'imaginaire...

Il faut cependant comprendre l'entourage, qui craint - légitimement sans doute - que s'il exprime trop ouvertement sa sympathie, il se trouvera obligé de lire des kilomètres des kilomètres de prose médiocre ou de vers de mirliton. Par contre, la pratique en atelier d'écriture semble recueillir une approbation assez large, sans doute parce qu'il y a un aspect "socialisant" dans la démarche, que peut comprendre celui ou celle qui se rend au club de gym ou à son cours d'ikébana, et que l'exercice demeurera supposément dans le cercle clos des amateurs.

En résulte chez beaucoup d'entre nous une attitude étrangement timide, liée à un réseau de peurs diffuses : de l'ironie, de la moquerie des autres, des critiques acerbes des pairs... Nous écrivons dans le noir, à la chandelle, au fond d'une cave. Il est très difficile en la circonstance d'avouer que l'on écrit, et pire encore de soumettre ses œuvres à quelqu'un d'autre. Sans doute est-ce pour cette raison toute prosaïque que certains considèrent que l'écriture est un acte "intime", voire "intimiste". Tout simplement une conséquence de l'absence de reconnaissance sociale de l'écrivain amateur, ce laminage de l'amour-propre que ne rencontrera pas le joueur de tennis, le violoniste dilettante ou l'adepte du point de croix. L'écrivain est au mieux un doux rêveur... au pire, un mythomane qui donne libre cours à l'expression de son ubris.

Le milieu des "gens qui écrivent" (terme plus neutre qu'"écrivains" ou "auteurs") manque lui-même singulièrement de réflexes solidaires. Sur pas mal de forums, de bogosphères et autres communautés, donner son avis sur le travail des autres signifie plus souvent faire briller sa propre plume ou marquer sa position dans un réseau social que porter un intérêt sincère au travail d'autrui (et si vous êtes ici, c'est que vous êtes au moins partiellement libre de ce soupçon, car vous pouvez être sûrs que vous ne gagnerez rien à me lire !).

mercredi, 27 octobre 2010

Voyage dans le tag "Ecriture"

Les "tags les plus populaires" d'HautetFort (à traduire en langage normal par : les tags les plus employés par une foule de gens qui se sentent forcés de tous parler de la même chose) représentent sans doute l'entrée que je fréquente le plus, car c'est la seule qui au final - au-delà de la manifeste carence d'originalité - ne discrimine pas. Petits et gros se retrouvent à peu près au même niveau.

Il y a eu, certes, la période amusante des "blogs spammeurs" qui employaient ces tags populaires au hasard pour apparaître dans ces listes, mais cet interlude est terminé. Fort heureusement, car les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.

Mon tag de prédilection, depuis que je me suis jetée dans l'assemblage aléatoire de mots, est Ecriture. Cependant, ce tag Ecriture n'est pas des plus "populaires", contrairement au terme Littérature qui rassemble en un vaste magma scribouilleurs et bouquineurs.

La littérature relève de l'art. L'écriture de l'artisanat. C'est sans doute l'explication. Et l'une des raisons pour lesquelles je ne serai jamais un véritable "auteur", juste une dilettante.

Ca me convient.

mardi, 26 octobre 2010

Où en suis-je aujourd'hui ?

Autant l'avouer, j'ai quelque peu abandonné ce blog ces derniers mois. Sans doute parce que j'ai trouvé d'autres supports d'expression, un peu plus réactifs. Mais aussi parce que jetée à corps (et coeur) perdu dans l'écriture, le peu de temps que j'ai consacré à m'exprimer en ligne a été réservé à l'Atelier de la Feuilletoniste ou aux Werewolf Studios.

J'ai enfin donné un coin de ciel à mes vieilles lunes : les îles qui flottent dans le ciel, les navires à voiles qui évoluent sur des mers de nuages. Pas très original, encore une fois, mais c'est sous les vieilles lunes que l'on opère la magie la plus efficace.

L'Atelier a attiré quelques inscrits, mais peine encore à vivre et se constituer un noyeau dur d'inscrits assez actifs pour que j'y trouve au moins un nouveau message par jour.

Quant à moi, l'écri"vaine", je me dégage peu à peu de cette "vaine" ; certaines critiques commencent à entamer la lourde chape de doutes sous laquelle je me suis enterrée depuis des années (non sans l'aide zélée de mon entourage proche, qui ne pensait bien sûr pas à mal... mais ce n'est pas ici le propos !)

Voilà pour les nouvelles - j'ignore si quelqu'un en attendait...