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mercredi, 05 septembre 2012

Pour maintenir le blog en vie...

Je me suis aperçue incidemment que mon blog sur le jeu de rôle en ligne avait été supprimé... et comme il était lié à une adresse que je ne visitais plus, j'ai loupé le coche pour le sauvegarder. Heureusement, l'essentiel reste en "vie" sur mon GuppY "Ligne en jeu" !

Pour celui-ci, je me pose des questions : l'écriture (la vraie ?) me prend trop de temps pour que je passe ma vie à parler de moi sur un blog tel que celui-ci, qui n'est sans doute plus lu par grand monde sur terre. Je n'ai pas l'énergie non plus de maintenir les réseaux sociaux intensifs nécessaires à la vie minimale d'un blog. Bref...

Pour ceux qui veulent savoir où je me suis enfuie, ils me trouveront aux endroit suivants :

La croisée des Mondes (accessoirement)

Werewolf Studios

FictionPress

Plume d'Argent

Même sur FictionPress, le "mouroir aux histoires", j'ai plus d'échos que sur Haut et Snob, c'est tout dire !

00:16 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blog

mardi, 12 juillet 2011

Coup de gueule contre l'uniformisation d'une société (par ma lorgnette...)

Think different.

Est-ce que ce slogan vous rappelle quelque chose ?

Il servait à vendre un produit qui de nos jours, est devenu le symbole même de l'uniformisation des esprits.

Publicité omniprésente. Matraquage constant. Communication subliminale par l'intermédiaire des oeuvres de fiction où la marque apparaît constamment (on suppose que la production touche un beau paquet de billets verts à chaque fois).

Think different.

Je ne me suis jamais senti obligée de le faire. A l'époque, quand j'achetais un PC, c'était parce que la machine convenait à mes besoins. Je n'ai jamais été à l'aise avec le trognon, les pépins et la pelure. Encore moins avec le mépris élitiste de ceux qui en étaient adeptes et à qui je ne demandais que de m'oublier dans leur prosélytisme. Je n'ai jamais été obligée de reformater mon système tous les deux jours, merci.

Think different.

J'emploie une liseuse rétroéclairée ukrainienne, une tablette tactile française et un smartphone suédo-japonais. Les trois tournent sous Android (vous savez, ce système qui représente plus de parts de marché que le iBazar mais que certaines plate-formes de blog persistent à ignorer dans leur version mobile...)

Think different.

Aujourd'hui, je suis allée dans une grande surface informatique pour tâcher de trouver une housse pour ma tablette. Il y avait des piles de housses, sleeves, et autres mallettes pour le iMachin, mais rien n'était prévu pour les autres modèles. Pas UN accessoire. J'ai aussi eu un mal fou à trouver une coque anti-choc pour mon smartphone (il y en avait... bien caché...). J'ai enragé en songeant que pas un seul fabriquant ne faisait le pari de produire... différent.

Il y avait jadis une boîte qui nous disait "Think different". Cela n'a jamais voulu dire autre chose que "Think like me". Je n'ai jamais aimé qu'on me dise quoi penser. Merci.

 

 

samedi, 02 avril 2011

Un avis aux adorateurs du "dieu papier" !

Parce que je suis atteinte par une certaine lassitude en entendant des technophobes radoter sur le côté incontournable de l'édition papier et se lamenter sur la diffusion des liseuses, j'ai envie moi aussi de donner un avis tranché - par le vif !

Avant de se généraliser, le papier était un support sans noblesse, utilisé pour les "scribouilleries" des notaires et autres tabellions -  un statut à peine meilleur que celui de la tablette de cire de l'antiquité. Ce qui était sensé durer s'écrivait sur parchemin. Sans doute il y a-t-il eu des gens, d'ailleurs,  pour regretter que le parchemin ou le papyrus ait remplacé la pierre...

Je vis ma vie professionnelle au milieu de prestigieux ouvrages qui valent autant pour les témoignages qu'ils contiennent que pour le précieux écrin qu'ils représentent. Mais de nos jours, pour les préserver et pour en faciliter l'accès à tous, nous les microfilmons et les numérisons. Je pense que les professionnels ont depuis longtemps conscience de la nécessité - physique et théorique - de séparer l'information du support !

Parce que les mots se moquent un peu du support qui les reçoit. Ils sont déjà tant bringuebalés, ces pauvres mots, entre éditions de luxe et poches sur mauvais papier qui tomberont en pièces en moins de dix ans, perdant leurs feuilles comme de vieux artichauts trop cuits ! L'impression est nécessaire, oui... au moins pour quelques exemplaires préservés par des institutions dignes de ce nom, qui veilleront à leur survie. Tandis que votre bibliothèque se trouvera sans doute, tôt ou tard, sur le trottoir, par la lubie d'un vague descendant...

C'est sans le moindre état d'âme que j'ai choisi le numérique : pour lire les grands classiques, essentiellement. Sont-ils moins nobles soudains, parce que leur support n'est plus constitué de fibres de cellulose amalgamées à la colle, auxquelles s'ajoute une bonne dose de produits chimiques ? Est-ce respecter les auteurs que les réduire à un bouquet de feuilles jaunâtres ?

Je l'ai aussi choisi pour lire les auteurs amateurs, ceux qui sont méprisés par les dieux du papier mais qui me donnent autant de bonheur que bien des scribouillards acclamés...

Si vous restez fidèles au papier, c'est votre choix, mais cessez vos envolées lyriques : c'est à croire que vous ne lisez que sur éditions de la Pléïade ! Ou mieux encore, des incunables, voire des manuscrits enluminés ! Tout est relatif, très chers...

 

vendredi, 28 janvier 2011

Technolectrice

Quand suis-je devenue technogogo ? Céder à la tentation d’un gadget dans l’humeur du temps signifie-t-il perdre son âme (de geek ou de « vrai » anti-conformiste) ?

A priori, je peux être rassurée par le fait que je ne suis pas encore tombée assez bas pour craquer pour un « iMachin » (remplacez le mot « machin » par ce que vous voudrez). Je ferai toujours, par principe totalement subjectif, j’en conviens, un très large détour autour de tout ce qui est issu de la firme Apple – disons que cela découle de mon anti-conformisme personnel. Ou plutôt mon anti-anti-conformisme ordinaire – pour l’époque où donner dans la « pomme » était censé être anti-conformiste.

Ma liseuse n’est pas non plus à technologie « encre électronique » (malgré son aspect très séduisant, les produits bas de gamme ont encore un rendu médiocre et les bons produits sont trop chers…) mais une tablette tactile retro-éclairée, sous technologie Android d’une marque plus discrète que l’Ipad (le PocketBook IQ, avec une jolie coque rouge).

PocketBook-IQ-1.gif



Tout a commencé par une conversation avec un ami, l’un de mes lecteurs assidus (eh oui, il y en a !) ; j’en suis venue à considérer l’opportunité de passer à la lecture sur liseuse. Il n’a pas fallu plus de quelques semaines (quelques jours plutôt) pour qu’une idée qui me paraissait saugrenue remporte ma totale adhésion. Laps de temps durant lequel, il faut dire, je me suis mise à étudier les formats de distribution des eBooks. J’ai ainsi découvert celui qui est en passe de devenir un standard généraliste, le format ouverte ePub.

Après avoir vérifié que le site du Project Gutenberg, bibliothèque virtuelle distribuant gratuitement en version électronique des ouvrages libres de droit, fournissait également ses titres au format ePub, je me suis totalement convertie.
Au point de télécharger le logiciel libre Calibre, qui permet de convertir un certain nombre de formats (dont le RTF, le ODT – format natif d’Open Office et le HTML, entre autres) en fichiers ePub et de faire mes premiers tests. Puis, sur conseil d’un collègue écrivain, le logiciel Sigil, qui permet l’édition directe en format ePub – toujours.

Mais qu’a-t-il donc de si particulier, ce format ePub ?

  • c’est un format ouvert, pris en charge par l’immense majorité des liseuses (sauf le Kindle d’Amazon, qui reste désespérément propriétaire, ce qui n’est pas un bon point en sa faveur !
  • il peut être lu par un nombre croissant d’applications : parmi celles que je connais,  le plugin EPUBReader de Firefox, le visualisateur de Calibre, les applications Android Aldiko et FBReader, que l’on peut installer même sur les téléphones marchant sous ce système, les programmes génériques de l’immense majorité des liseuses (mettons à l’index le honteux Kindle) ;
  • il est basé sur le langage XHTML, langage de balisage rigoureux (quand il est bien employé) et simple d’approche qui permet de créer des fichiers légers et de chargement rapide.

Il ne faut surtout pas négliger le fait que progressivement, les auteurs du web vont trouver entre leurs mains des outils de plus en plus performants pour la création de livres directement exploitables sur ces supports en pleine progression que sont les tablettes, liseuses et autres pads. Tout comme la diffusion musicale, le passage par l’éditeur devient de moins en moins impératif : le coût du support matériel, de l’opération d’impression, de la diffusion ne conditionnera plus le tarif du produit fini. On commence d’ores et déjà à voir apparaître des réseaux de distribution numérique à destination des lecteurs potentiels. Les auteurs peuvent désormais faire le choix de distribuer gratuitement leurs œuvres sur un marché qui s’élargit de jour en jour, ou de les faire payer à un tarif modique qui leur assure un retour plus intéressant que le pourcentage reversé par l’éditeur classique.

Le fait que les éditeurs ne soient plus nécessairement les « découvreurs » et les « créateurs » de talents, le goulet d’étranglement d’une création littéraire passée au crible d’une évaluation qualitative nécessaire mais aussi parfois d’un jugement subjectif, intensément personnel ou purement commercial, va sans doute tôt ou tard les obliger à reconsidérer les bases de leur métier.

Ce n’est plus une simple question de changement de support. C’est toute une philosophie qui est en passe d’être remise en cause.

samedi, 04 décembre 2010

Les (web)feuilletonistes : quand l'histoire se répète...

La littérature d'agrément ne date pas d'hier. Mais pendant longtemps, la rupture essentielle se faisait entre les grands auteurs et les autres. Puis fut inventée la notion de l'« art pour l'art » et une autre distinction apparu, la rupture entre « littérature commerciale » et une « grande littérature ». Cette division recouvrait parfois la précédente. Mais pas toujours.


Quel rapport avec les feuilletonistes ?

Dès la première moitié du XIXe, avec la popularisation de la presse, de nombreux écrivains gagnent leur vie en publiant leurs récits par épisode dans ce que nous appellerions de nos jours des « publications périodiques ». Ces œuvres, connues sous le nom de « romans-feuilletons », se définissent uniquement par ce mode de parution. Elles sont en fait d'une infinie variété, que ce soit en genre ou en qualité. D'autant qu'en son sein naissent ou se confirment les ramifications de ce qu'on appellera plus tard les « littératures de genres ».

Très vite, les feuilletonistes apprennent à adapter leurs écrits au goût du public, à jouer avec ses émotions, à introduire un peu de suspens à la fin de chaque épisode. Tout aussi vite, les critiques se font entendre : cette littérature tournerait le dos à toute notion de style et d'esthétisme, elle jouerait sur le sensationnalisme de bas étage, bafouerait les bonnes mœurs... mais, pire que tout, elle est... populaire. Bref, elle regroupe en condensé tous les défauts de ce qu'on pourrait nommer une « sous-littérature ».

On omet souvent de rappeler que ces « rez-de chaussée » (le bas des pages des journaux où paraissent traditionnellement ces textes), tout comme un peu plus tard les « pulps » magazine américains, ont pourtant abrité une extraordinaire pépinière de grands auteurs, dont certains ont atteint le statut rutilant de «classiques littéraires ». Qui l'eût cru.

De nos jours, cependant, la publication « feuilletonnesque » a un relent de charme désuet, malgré l'énorme succès de son avatar le plus connu, la série télévisée (qui souffre d'ailleurs des mêmes critiques que le roman feuilleton en son temps). On ne voit plus que fort rarement des romans tronçonnés dans un périodique, sauf coup commercial pour un ouvrage très attendu.

Cependant, l'écriture feuilletoniste est loin d'être morte. Elle connaît même un sacré renouveau... sur le web. A présent que la case édition n'a pas besoin de d'être cochée pour offrir sa prose (ou ses vers) au public, à moins de caresser encore les espoirs utopiques d'une éventuelle édition, l'auteur peut d'un clic ou deux dévoiler sa production. Et de là, tomber dans un immense puits au fonds duquel rampent les formes sombres et dangereuses des préjugés.

Dans l'opinion générale, si un auteur publie sur le web, c'est forcément qu'il n'est pas assez bon pour être publié par la voie classique. La vérité est plus complexe – du moins dans le domaine de la littérature de l'imaginaire.

La littérature de genre (et tout spécialement en littérature de l'imaginaire) subit déjà par sa nature le mépris des milieux littéraires reconnus. Ce qui n'empêche pas qu'en son sein, se recrée le même type de cénacle quelque peu intellectualiste. (C'est un peu comme les équations fractales où la même structure se reproduit à l'infini au fil de ses divisions). La grande édition joue sur des valeurs sûres, en balançant des ouvrages à succès, la plupart du temps anglo-saxons, sans politique de publication réellement concertée. La petite édition, en contrepied, se veut « art et essai », dans sa recherche louable et même parfois audacieuse de textes de qualité mais qui cependant prend assez peu en compte la pure détente. De fait, il y a sans doute beaucoup d'écrivains du web qui ne se retrouvent pas dans cette production et se sentent donc totalement découragé de soumettre quoi que ce soit à qui que ce soit ! 

Bien sûr, l'attachement à l '« objet livre », le soutien délibéré au mode de publication traditionnel, le confort de la lecture sur papier donne encore à l'édition une position prépondérante. Mais pour combien de temps ? Pour l'instant, la difficulté de s'y retrouver dans les ramifications de la toile, qui rend très difficile l'accès aux œuvres qui y sont disséminées, constitue le plus grand atout de l'édition. Ainsi, bien sûr, que l'idée que ne publient sur le web que les écrivains ratés, ceux qui n'ont jamais pu se faire éditer et qui se jugent eux-même pas assez bon pour tenter le coup.

Maintenant, voyons les choses du côté de ces « nouveaux feuilletonistes » et de leur rez-de-chaussé numérique. Ils sont très variés dans leur expérience et leur parcours. Parmi eux, beaucoup sont encore jeunes (avec l'âge, on passe moins de temps sur des fariboles comme l'écriture, à moins d'être, comme moi, profondément puéril). Tous ressentent le besoin de faire partager leurs écrits, pour exister en tant qu'auteurs, pour partager, pour évoluer. Ils s'inscrivent dans des courants variés, parfois marqué par la culture dite « populaire » : webromans ou webfictions, webséries, fanfictions, nouvelles... Leur point commun est le fait que souvent, comme les feuilletonistes de jadis, ils publient par épisode une œuvre la plupart du temps toujours en cours d'écriture. Parfois, ils parviennent à se constituer un petit lectorat fidèle, assez difficilement quantifiable vu que les retours sont statistiquement très rares.

Certains ne se considèrent pas comme des artistes : ils écrivent par jeu, par plaisir, par fantasme. L'idée d'un jour être un auteur « à part entière » ne les effleure même pas. Il y a ceux qui s'adonnent à des genres « impubliables » : comme la fanfiction, qui se situe en théorie dans l'illégalité car elle exploite l'œuvre d'autres personnes et bénéficie d'une vague marge de tolérance. D'autres enfin sont passés par une phase de renoncement ou l'abandon d'une utopie (celle de la publication), et ont finalement décidé d'avancer en se rabattant sur ce média. A noter que la plupart n'ont jamais soumis un texte de crainte du rejet et n'ont donc pas subi ce rejet. Enfin, il y a tous ceux qui n'ont jamais réussi à finaliser un texte et qui espèrent que ce mode de publication leur permettra d'aller de l'avant.

Entre parenthèses, si je prends mon propre cas, je suis pour ma part bien consciente que rien de ce que j'écris n'est "classiquement" publiable, que ce soit Paradis XXIV, sorte de salmigondis d'influences diverses sans vision majeure sous forme de « copshow » spatial sur fond de grande conspiration, ou Le Premier Cercle, roman historico-politico-fantaisiste qui joue sur des thèmes classiques. Je sais parfaitement qu'aucun éditeur n'en voudrait dans son catalogue : pour le premier, parce que c'est un récit de pur détente, pour le second, en raison du manque d'originalité des thèmes. Sans oublier la qualité même de l'écriture, qui ne tiendrait pas la route face à un critique avec des prétentions professionnelles. Ce qui ne veut pas dire que ce sont des textes sans intérêt : dans le contexte précis de la web littérature de l'imaginaire, ils se classeraient plutôt bien qualitativement et ils divertissent une poignée de gens, ce qui est le but de la chose.

Comme les feuilletonistes autrefois, donc, les feuilletonistes du web sont considérés comme une vaste nébuleuse de sous-littérateurs qui écrivent pour la plupart de la littérature de pur loisir (surtout dans les domaines lié à la culture télévisuelles, comme la fanfiction et la websérie). Même si une connaissance minimale du milieu montrerait que ce n'est pas si évident, l'idée générale est que cette littérature tourne le dos à toute notion de style et d'esthétisme, qu'elle se greffe sur une sous-culture manifeste, qu'elle joue souvent sur une sensationalisme de bas étage... Ce qui n'est pas sans rappeler quelque chose. Ajoutons aussi qu'elle est l'œuvre d'écrivaillons médiocres en manque de reconnaissance, dont les motifs pour publier sont sans doute plus que louches...

Donc, on peut comprendre l'absence d'intérêt des éditeurs, même alternatifs. On peut comprendre le silence des milieux littéraires « autorisés » même en littérature de genre (sauf quand un auteur connu s'adonne à l'exercice pour faire mousser une popularité déjà acquise). Cependant, force est de constater que la littérature du web (à ne pas confondre avec le livre numérique !) constitue un phénomène bien réel et qui ne cesse de s'amplifier. Force est aussi de constater qu'on y trouve de bons auteurs, dont la production surpasse ce qu'on peut trouver entre les pages au plan artistique. Et même si ce n'est pas le cas, on y trouve de la littérature tout simplement plaisante, qui serait sans doute considérée comme indigne de figurer entre des pages imprimées mais offre du bonheur aux lecteurs qui ont la chance de la rencontrer. On trouve aussi nombre de textes qui ne sont pas parfaits mais dont les auteurs montrent de belles promesses.

Un autre genre dévore actuellement le web : les sites, forims et blogs littéraires, sur lesquels l'internaute fait partager sa passion pour la lecture et ses avis les publications qu'il a pu lire. Quand cela touche au domaine de l'imaginaire, il n'est pas rare que le propriétaire des lieux étende son exploration au domaine du cinéma, de la télévision, voire, bien souvent, du jeu de rôle. Mais quid de la littérature du web dans tout cela ? Elle est profondément absente, dans la majorité des cas. Passée sous silence. Inexistante. Méconnue. Pour moi qui, pour des raisons de temps, ai en grande partie abandonné la lecture "sur livre" au profit de l'écriture, la lecture de web littérature est devenue un loisir périodique, pas trop chronophage... mais aussi un engagement. C'est pour cela que me sens profondément peinée de voir que même les milieux qui pourraient aider à changer la vision du phénomène ne sont pas portés à s'y risquer. Par volonté (certes louable) de soutenir plutôt les petits éditeurs ? Par ignorance ? Par préjugé ? Ou par la simple difficulté de retrouver les perles qui s'y cachent ?

Sommes-nous condamnés à hériter de l'étroitesse de vision du XIXe siècle ? Au risque de se voir au final, moqués par nos successeurs qui se demanderont comment leurs anciens ont pu à ce point manquer de discernement, en se tenant à une vision dépassée du « bel et beau »... ?

mercredi, 27 octobre 2010

Voyage dans le tag "Ecriture"

Les "tags les plus populaires" d'HautetFort (à traduire en langage normal par : les tags les plus employés par une foule de gens qui se sentent forcés de tous parler de la même chose) représentent sans doute l'entrée que je fréquente le plus, car c'est la seule qui au final - au-delà de la manifeste carence d'originalité - ne discrimine pas. Petits et gros se retrouvent à peu près au même niveau.

Il y a eu, certes, la période amusante des "blogs spammeurs" qui employaient ces tags populaires au hasard pour apparaître dans ces listes, mais cet interlude est terminé. Fort heureusement, car les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.

Mon tag de prédilection, depuis que je me suis jetée dans l'assemblage aléatoire de mots, est Ecriture. Cependant, ce tag Ecriture n'est pas des plus "populaires", contrairement au terme Littérature qui rassemble en un vaste magma scribouilleurs et bouquineurs.

La littérature relève de l'art. L'écriture de l'artisanat. C'est sans doute l'explication. Et l'une des raisons pour lesquelles je ne serai jamais un véritable "auteur", juste une dilettante.

Ca me convient.

lundi, 16 août 2010

Jeu des cinq tags : 16 août 2010, 23 h

Cela faisait un temps... respectable que je ne m'étais pas livrée à ce jeu un peu gamin et badin - ou même mesquin ? Car soyons réalistes : quelle personne dotée d'un tant soit peu de maturité et douée d'une once (minimale) de bon goût oserait se moquer ouvertement des redondances thématiques de nos contemporains, qui ont un don certain pour penser à la même chose, tous à la fois ?

Ce qui me surprend le plus, au premier abord, dans les mots du jour, c'est de voir que le tag dominant, qui a su appliquer les principes darwinistes sur ses concurrents, est... littérature. Surprenant : pour une fois, un de mes tags constants depuis plus de six mois appartient au domaine du populaire (sens positif du terme - mieux vaut préciser car même en dépit de mon niveau d'étude parait-il élevé, je peine parfois à trouver un sens aux articles ainsi tagués...)

Mais je triche, il faut que je m'astreigne à mes propres règles dans la poursuite de ce petit morceau de littérature héroïque. Nos contemporains ont profité de leurs vacances pour lire mais aussi, de toute évidence, prendre des photos. Je me demande parfois si la boîte à image n'est pas, en cette époque où les mots font défaut, le meilleur moyen de se vanter de tout ce qu'on a fait plus loin, mieux que les autres. J'ai envie de publier mes clichés de flaques d'eau... Je doute que les instances autorisées puissent voir que le ciel se reflétait dedans.

Même si à mes yeux, mes flaques sont plus porteuses de message que n'importe quel discours. Il faut dire que cela fait longtemps que je suis la politique d'une oreille distraite - et qu'entre le foot et les reportages sur le Ramadan, je peine à saisir des bribes de sens. Peut-être que je n'en ai pas envie, et que comme le foot me rebute et le Ramadan ne me concerne pas, rien ne peut retenir mon oreille distraite sur les points importants.

Autrement dit, je ne suis pas une bonne citoyenne. Je ne l'ai jamais été. D'ailleurs, comme j'en fournis largement la preuve sur ce blog, je suis un individu louche - même pas une rebelle conformiste comme notre société les adore. Ce n'est pas nouveau.

 

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lundi, 05 juillet 2010

Les blogs à succès : petite réflexion franche

Parfois, il m'arrive d'aller voir les blogs les plus commentés ou les plus fréquentés, autant parce que je ne veux pas être considérée comme encore plus décalée que je ne le suis en réalité... enfin, bref, je ne veux pas mourir idiote et j'essaie de comprendre, voire d'apprécier. Mais mes raisonnements profonds doivent vraiment comporter une composante anormale car décidément... je n'adhère pas.

Certains de ces blogs reposent sur une sorte de prestation de service : du style "nous avons testé pour vous..." ou "j'ai trouvé tel produit ou article de mode à tel endroit à tel prix". Je ne doute pas de leur utilité pour une frange de la population dont la fibre consumériste est plus rationnelle que la mienne : je suis principalement une acheteuse locale et opportuniste. Mis à part pour les ordinateurs et le matériel technique en général (mon côté Geekette sans doute...), ma durée de réflexion avant de me lancer dans un achat ne dépasse pas deux minutes - et encore, c'est souvent parce que je dois choisir entre deux couleurs.

D'autres blogs se donnent pour but de retransmettre l'information, sans pour autant l'éclairer par un avis personnel. J'ai peine à croire que ces diffusions tous azimuts permettent une meilleure information du public... Elles provoquent plutôt, à mon avis, un effet de "bruit" (c'est à dire  l'irruption d'une masse de données trop dense pour qu'on puisse y trouver l'information pertinente) mais là encore, mais il y a une position idéologique qui en vaut une autre.

(Cependant, je trouverai toujours que le concept de "blog thématique" est un peu une trahison au concept même du blog - il devient le support d'un site web dynamique parce que le blogueur n'a pas les connaissances techniques ou pas l'envie de plonger les mains dans le code d'un véritable site web. Je soufflerais bien "CMS, CMS..." mais je pourrais tout autant parler tibétain.)

Enfin, il y a les blogs personnels, où d'autres blogueurs et blogueuses "lambda" étalement leur vie et leurs réflexions sur tous les sujets qui leur traversent l'esprit. Ce sont - en théorie - des blogs selon mon coeur : ils abordent tout, n'importe quoi, même les éléments les plus mineurs d'une vie, ils sont bien écrits... mais quand je les parcours, je ne leur trouve pas forcément un intérêt qui justifie une telle effervescence. Parce que franchement, il y en a tant d'autres, tout aussi intéressants, qui ne rencontrent pas un tel succès Ce serait malhonnête de ne pas reconnaître que je me pose LA question : pourquoi eux et pas moi ?

La réponse tient, à mon avis à deux phénomènes.

Le premier : leur côté consensuel (si j'étais aussi peste que je prétends l'être, je dirais "conformiste"). Ils traitent d'un quotidien qui parle à la majorité de leurs lecteurs. Leurs rédacteurs ne se baladent pas costumés lors des conventions, n'écrivent pas science-fiction et ne se demandent pas à longueur de lignes pourquoi ils se sentent aussi décalés face au reste de l'humanité que s'ils descendaient de Mars...

Le second :  de toute évidence, leur capacité à se bâtir un réseau relationnel, sans doute parce qu'ils savent commenter les autres et dire juste ce qu'il faut pour susciter leur intérêt.  Ils parviennent à enrichir les rangs de leurs visiteurs / commentateurs avec une calme assurance, à les garder toujours aussi présents et actifs.

Le fait que je ne parvienne à m'intéresser qu'à un tout petit nombre de blogs devrait me rendre moins amère sur le fait que peu de gens s'intéressent au mien - c'est un juste retour des choses ! Si les aspirations de ces blogueurs me sont aussi étrangères, pas étonnant qu'ils ne trouvent pas le moindre intérêt à mes divagations. Et cependant, je ne parviens pas à croire que ces personnes sont intégralement définies par leurs écrits et que je n'aimerais pas les fréquenter en tant que personnes.

Attention ! Je ne tiens pas un blog pour être au centre des choses - je ne l'ai jamais été de façon positive, de toute façon. A la suite de la seule de mes initiatives qui ait rencontré un écho minime dans le blogosphère, j'ai découvert sur d'autre blogs des critiques à mon encontre - en tant que personne et blogueuse, que leur auteur n'avait même pas eu le courage de me notifier directement. J'en garde un peu de rancune et un rien d'amertume.

Mais depuis, rien de ce que j'ai pu faire ou dire n'a suscité le moindre écho et cela m'offre une certaine liberté de dire ce que personne n'ose dire, de critiquer ce qu'il n'est pas consensuel de critiquer dans le microcosme. Je me demande si les auteurs de ces blogs "à succès" peuvent se permettre tant de liberté. Car même ceux qui se veulent anti-conformistes le sont de façon... conformiste, comme nombre de soit-disant rebelles et d'adolescents en recherche de reconnaissance. Je n'ai pas à conserver à tout prix une image qui n'est peut-être pas tout à fait la mienne. Toute liberté a un prix. Et même si je n'ai pas vraiment le choix, j'aurais tort de ne pas reconnaître cet avantage.

12:48 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : internet, blogs, blog, succès

vendredi, 02 juillet 2010

Forum pour blogueurs et autres écrivains du net...

Lancer des initiatives, cela me connaît. Quinze à la douzaine, s'il le faut. Cependant, la plupart ne vont pas au-delà de l'annonce puisque dès que j'ai une idée, personne ne semble en avoir réellement besoin. Soit parce que les gens ont leur propre idée, forcément meilleure, soit parce que les idées des autres ne les intéresseront jamais. Bref, les projets inutiles viennent s'entasser joyeusement au fond de mes tiroirs au milieu de tout un fatras de projets avortés - que ce soient les miens ou ceux dans lesquels je me suis imprudemment embarquée.

Ce qui manque sur certains hébergeurs de blogs (suivez mon regard...), c'est la possibilité pour les blogueurs de créer une véritable communauté - avec des outils communautaires. Mais est-ce souhaitable ? Au delà du temps et de l'énergie que peut prendre la gestion quotidienne d'un forum, surtout s'il est destiné à rassembler une vaste communauté, il faut aussi prendre en compte le fait que cela donnerait une tribune aux "petits", ceux qui pédalent dans l'ombre et qui ne sont pas assez beaux ni assez grands ni assez forts pour qu'on les pavane dans les premières pages. Et là... il y a danger.

Quand j'ai décidé de créer un nouveau forum, c'était pour donner aux lecteurs de Paradis XXIV un support d'expression digne de ce nom. Mais je me suis dit que ce serait idiot de créer un forum pour chaque projet d'écriture et ce blog est donc devenu plus généraliste, en englobant le thème de l'écriture sur le Web.

Mais bien entendu, je ne me base sur les attentes de personne sinon les miennes. Je n'ai pas l'âme d'une commerciale, d'une gestionnaire ou d'une chargée de communication. Encore un forum qui vivotera péniblement avec un ou deux messages par mois, mais comme il est beau, je pourrai toujours venir le regarder, juste pour le plaisir de yeux.

LA FEUILLETONISTE

Je l'ai aussi lié à ce blog, sans raison particulière, sinon peut-être d'inciter mes rares connaissances de la blogosphère à venir le découvrir. Si quelqu'un veut profiter de l'invitation, il est bien sûr le bienvenu, mais je peux rester sereine : ce forum ne fera pas de moi une webmestre débordée.

 

 

mercredi, 30 juin 2010

Petite recette pour blogueur peu inspiré

Ces derniers temps, je n'ai pas vraiment été au rendez-vous sur mon blog. Ce n'est pas qu'il n'y avait rien à dire : il y a eu la saison chorale, tragi-comique en un sens, mais qui se termine sur quelques bonnes nouvelles, le mois de juin en général, dont nous avons loupé quelques jalons important à cause d'une panne de voiture, mon activité professionnelle qui s'est vengée de mon peu d'attrait pour elle ces temps-ci en me tirant du lit à des heures malhonnêtes...

Promis, j'arrête, je sais que les phrases trop longues sont mon défaut d'écriture majeur, du moins aux yeux de gens qui ne partagent pas ma fibre dix-neuvièmiste.

J'aurais pu cependant entretenir ce blog à peu de frais, en me rabattant sur une recette qui semble très bien marcher pour les autres - même si cela demande :

- une capacité certaine pour la recherche sur Internet ;

- un ouvrage du style "La littérature pour les nuls" ou "Les plus grandes citations de la littérature ......." (remplacez les points par un pays/courant littéraire/etc.) ;

- une certaine fibre artistique - de préférence dans la catégorie "poster pour la porte de la chambre à coucher".

Le tout servant à composer des articles consistant invariablement en : une citation (plus) une photo/un dessin/une peinture très vaguement en rapport - et si ça ne l'est pas, laissons les lecteurs trouver eux-mêmes ce rapport, il faut bien qu'ils travaillent eux-aussi.

Je sais... J'avais promis de ne pas me conduire en peste, mais cela fait bien longtemps que ces phrases me titillent et cherchent à s'échapper. De toutes les façons, ce n'est pas un article de mon blog ultra-confidentiel qui va provoquer une révolution parmi les "citationistes" de la blogosphère.