vendredi, 26 septembre 2008
Quelques grammes de brutes dans un monde de finesse…
On a beau fustiger les effets de la mode, il y a des fois où l’on se laisse prendre dans ses rets et dévorer tout crus – même les tripes et les os… Les jeux flash en ligne ont tout pour séduire : rapides, plutôt jolis et ménageant nos neurones soumis le reste du temps à rude épreuve, ils nous amusent durant nos heures creuses. Sous le prétexte de « décompresser », nous cédons à nos pulsions les plus primaires et les plus infantiles en construisant des villes surréalistes, en lançant des pingouins et autres actions virtuelles aussi profondes que poétiques.
Après le succès des Miniville, le nouveau délire du moment touche de petits personnages très kawaii, d’inspiration vaguement manga, qui n’ont d’autres buts dans l’existence de se taper dessus. Leur heureux propriétaire n’a rien de plus à faire que de choisir un adversaire et lancer le combat, le reste est géré automatiquement au fils d'attaques choisies aléatoirement parmis un pannel d'actions possibles. C’est donc tout à la fois un jeu de gestion, un jeu de combat et un jeu de hasard.

Vous pouvez choisir – jusqu’à un certain point – le sexe, l’apparence et les couleurs de votre brute. Chaque brute est générée avec des capacités, des talents et des armes, qui s'amélioreront au fil de l’expérience gagnée et des niveaux acquis. Pour créer une brute, vous devez cliquer sur l’adresse d’une brute préexistante, et l’opposer à votre propre homuncule qui deviendra son disciple. Le premier combat fini, n’oubliez pas de retourner dans la cellule de votre brute, de rentrer un mot de passe dédié pour la gestion de sa carrière, de jouer les six combats que vous pouvez lancer à la création et de revenir chaque jour honorer trois combats. Vous gagnerez un point d’expérience pour chaque combat perdu, deux pour chaque combat gagné.

Si vous cherchez un maître pour débuter, voici quelques exemples des petites brutes familiales :

Mirage Pourpre : une charmante combattante assez polyvalente, avec des cheveux violets, ma couleur préférée.

Lulu Rush : nommé ainsi en hommage au personage de Cold Case, Lily Rush, avec qui elle a pour seul point commun d'être blonde. C'est une faible combattante qui se fait écraser quatre fois sur cinq.

Kryter : un petit costaud bourrin, bien protégé par son bouclier.

Kahn Kozak : un petit nouveau qui aime à lancer des bombes.

Endragonn : méfiez-vous du charman petit brutos de mon fils aîné : il vole les armes de ses ennemis...

Strock Alex : comme mon plus jeune fils, un petit barbare costaud, qui a la capacité spéciale de saboter les armes de ses ennemis.
Pour les ennemis de la violence, vous remarquerez que personne n'est jamais tué. Dans le discours, ce n'est pas plus violent qu'une partie d'échec où, après tout, on dévaste une armée ennemie... Mais, certes, avec plus de réflexion.
22:15 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeux video, jeux en ligne, brutes, flash, internet, mode
mercredi, 10 septembre 2008
Le doux charme de la stupidité
En lisant certains billets sur certains blogs, je ne peux m'empêcher de me sentir frappée de stupéfaction. Attention, pas n'importe quelle stupéfaction, la stupéfaction étymologique, celle qui vous change en pierre tant vous êtes à la fois atterré(e) et/ou affligé(e)...
Mais peut-être serait-il temps de venir à la raison pour laquelle je suis pétrifiée ou collée au sol : c'est tout simplement le ton stupide qu'adoptent certaines blogueuses - car ce travers, passé l'âge de 14 ans, semble être surtout féminin.
Je peux sourire devant un ton volontairement brouillon et déjanté, devant des expressions inventées ou un langage faussement populaire... Mais pourquoi vouloir volontairement passer pour une gourde ? D'autant plus que l'on devine que l'auteur ne l'est pas (cruche, si vous avez bien suivi...), ou du moins, n'a pas le sentiment profond d'en être une. Même s'il y a peut-être dans le lot d'authentiques dindes qui jouent les cruches pour ne pas passer pour des gourdes...
Certes, il y a sans doute des avantages. Je peux même en trouver, moi-même, quelques-uns. Soyez cruches, car ainsi :
- vous ferez rire volontairement à vos dépends (ce qui détournera certaines perfidies de vos consoeurs, vu qu'elles n'iront pas voir au delà de ce qualificatif auto-proclamé et revendiqué de "cruche");
- vous vous mettrez au niveau de votre lectorat le moins dégourdi, qui en sera flatté ;
- vous ne ferez pas peur aux hommes qui détestent les filles plus brillantes qu'eux ;
- vous collerez au profil de certains de vos personnages de mangas préférés...
Hélas pour moi, je ne suis pas franchement sensible à ce genre d'arguments : je n'ai pas envie de passer pour plus bête que je ne le suis, même pour faire rire la galerie ; je n'ai pas envie d'insulter mes deux ou trois visiteurs mensuels en les considérant de base comme des idiots, je suis déjà casée avec un homme qui apprécie de discuter avec moi de tous les sujets, d'égal à égal et je ne vibre pas pour les collégiennes stupides en jupe plissée. Je perds sans doute pas mal d'avantages, je me coupe de tout un milieu social trépidant - vu que les blogs sont comme les cantines administratives : la dinde est une valeur sûre... La vie nous inflige suffisamment d'occasions de nous sentir bêtes, ou d'être considérés comme des imbéciles, ce n'est peut-être pas la peine d'en ajouter !
D'un autre côté, quand on voit les efforts surhumains que déploient certains blogueurs pour prouver au monde entier qu'ils sont intelligents, cultivés, artistes, poëtes, au fait de l'actualité, dotés d'un goût absolu et d'un jugement qui fait autorité, on se dit que jouer les dindes, ce n'est pas franchement pire. Ce n'est qu'une façon comme une autre de se construire une image plutôt que rester au plus près de soi-même.
Personne n'a jamais dit qu'un blog devait être honnête sur ce qu'il cherche à vendre...
Image :Wikipedia
14:25 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stupidité, dinde, cruche, gourde, blog, blabla de filles, filles
mercredi, 06 août 2008
VIB Alternatifs : retour sur image !
Voilà quelques mois, quand j’ai créé mon blog, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de l’agacement face à la promotion intensive du club VIB : je trouvais à redire à un système qui à mon sens manifestait quelques travers majeurs, en particulier ceux :
- d'introduire un esprit de compétition entre les blogs ;
- par une catégorisation fermée et conventionnelle, de nuire à l'originalité et aux choix plus "généralistes" ;
- de mettre en avant seulement des blogs déjà très fréquentée et par conséquent de rendre encore plus difficile de se faire connaître à un blog débutant ou "généralistes".
J’avais déjà fait part dans l’article Parti pris ! de ma perplexité de voir tant de blogueurs se sentir obligés d’avoir un avis sur l’actualité et de le crier sur tous les toits ; il me semblait, encore une fois, que tout portait le blogueur en recherche d’audience à une attitude conformiste et un attrait pour des sujets maintes fois rebattus sur l’ensemble de la toile, au lieu de mettre en avant ce qui faisait son originalité propre.
Certains d’entre vous auront peut-être remarqué que j’aime manier l’humour à la soude (caustique, comme de bien entendu). J’ai donc choisi de me moquer du principe des « Very Important Blogueurs » en créant, de façon parodique, l'expression « Very insignifiant blogueur ». La bannière, collée en illustration, n’était pas importante en soi ; ce qui l’était, c’était l’appel qui suivait : cessez de parler de « sujets importants et populaires » et laissez-vous porter par votre sensibilité et votre originalité personnelle. Pour le reste, ce n’était que gausserie, pieds de nez, second degré (ce qui montre que je suis moins élitiste que le reste des blogueurs qui le méprisent tant au profit du premier !) Cette initiative, datant du 16 mai, est restée inaperçue – du moins, quasiment tous les blogueurs qui l’ont lue n’ont pas jugé bon d’y réagir sur le moment. Ce point est intéressant à soulever, comme la suite le montrera…
Il y a eu cependant une réaction déterminante : celle d'une amie blogueuse qui a apprécié la petite bannière verte et m’a demandé le droit de la reprendre. J’ai alors songé que cela pouvait être la base d’une petite mouvement de gentille contestation, même si ce n’était pas l’idée de départ, et peut-être susciter des liens entre amateurs de « contre-culture bloguesque ». La nouvelle micro-bannière affichée le 16 mai a été... (surprise !) totalement et profondément snobé. Bien qu’étant occasionnellement regardée, elle n’a pas suscité la moindre réaction, ni positive, ni négative. Opération blanche : je suis passée à autre chose… Prétendre à présent que mon but était de créer des camps adverses tient d’une ré-interprétation a posteriori qui ne laisse pas de me plonger dans des affres de perplexité… !!!
De longues semaines plus tard, est apparu le blog Haut et Fort sur lequel les blogueurs ont été invités à s’exprimer. J’ai constaté alors que le club « Very Important Blogueurs » n’était pas universellement apprécié. N’ayant pas la langue (ou plutôt les doigts) dans ma poche, j’ai donné mon sentiment en reprenant pour désigner les blogs hors tendance cette appellation de « Very Insignifiant Blogueurs ». Il ne s’agissait toujours pas de créer un camp adverses des « VIB alternatifs » mais de faire passer un message à l’équipe de Haut et Fort en utilisant une expression à même de la frapper. Quand cette équipe a trouvé mon initiative amusante et m’a demandé s’il était possible de communiquer à son sujet, j'ai accepté, pour différentes raisons : le plaisir d'être enfin entendue, la possibilité de nouer des contacts avec les blogueurs qui m'auraient découverte par ce biais, le bonheur d'obtenir un peu de reconnaissance, aussi ! Nous autres Cendrillons du blog désirons tous et toutes briller un jour au bal… !
La note du blog Haut et Fort présentait la chose sous un jour humoristique, mais l'humour en tant que principe de vie est une denrée singulièrement rare sur la blogosphère... Seul a, été retenu une côté un peu concurrentiel et polémique. Je ne m’en suis pas particulièrement souciée, car je pensais que j'aurais surtout les rieurs avec moi, et que les indifférents et les détracteurs passeraient leur chemin, devant un sujet de si peu de conséquence - comme ils le faisaient devant mes propres articles. Las, la réaction de certains blogueurs m’a plongée dans des gouffres de perplexité ! Et voilà qu’aujourd’hui, je vois apparaître dans les commentaires du blog Haut et Fort, de mon propre blog et même dans des articles de blogs extérieurs des jugements drastiques sur mon initiative, qui pourraient être opportuns s’ils n’étaient pas tellement éloignés du contexte et de la signification de la chose... Estimant jouir dans tous les cas d’un droit de réponse, je me permets d’en user, certainement pas dans le but de blesser, mais les épines sont le moyen naturel d’expression de la timide rose (uhum…) que je suis. Je ne demande pas l’amour des autres, mais je tiens à mon amour propre et je demande à ne plus voir déformée ni interprété de travers ma plaisanterie innocente !
Donc, je suis aujourd'hui jugée comme une...
... catalogueuse professionnelle et marchande d’étiquettes !
Le premier reproche et le plus récurrent de ceux qu’on m’a infligé. A ceux-ci, je dirais qu’en parcourant leurs propres blogs, je trouverai sans doute au moins une dizaine d’étiquettes qu’ils se sont eux même attribuées, ne serait-ce qu’en s’autoproclamant dans le camps des « contre » (ce qui signifie qu’ils ne sont pas dans le camp des « pour »). Ce qui est d’autant plus absurde que cette petite bannière n’amène aucun avantage particulière, qu’elle n’oblige à rien, qu’elle n’est qu’un clin d’œil que peuvent transmettre ceux qui le désirent. On peut très bien être Very Important blogueur et Very Insignifiant Blogueur si l’on se reconnaît dans ce qui ne mérite pas même le nom de « démarche ».
Passons aux mots qui ne font mal que si on les affuble de leur manteau le plus noir : je suis pour la catégorisation, quand elle n’est ni exclusive ni restrictive et peut donner une meilleure transparence à un thème, une passion. Quant au catalogage, c’est dans ma culture professionnelle la description exhaustive d’un ouvrage afin de pouvoir plus aisément l’identifier et le retrouver. Je vais être large d'esprit et considérer que je suis flattée plutôt que vilipendée !
Enfin, pour ma part, je ne clanise qu’avec ceux qui m’interpellent, quelle que soit la couleur annoncée. Je me moque pas mal des étiquettes que chacun peut se coller. Haïr les étiquettes, cela signifie les prendre encore trop au sérieux. Et aussi se coller à soi-même l’étiquette de celui qui n’aime pas les étiquettes…Comme le bon vieux dessin humoristiques de l’homme qui colle sur un mur une affiche sur laquelle est marqué « défense d’afficher ». Qui a dit que le monde était logique ?
... une championne de la dévalorisation (de ma personne et par là, par un singulier mystère, des autres...) !
Ce qui m’assoit littéralement par terre (ce qui n’est pas très confortable pour taper sur mon clavier…), c’est l’émoi considérable que ressentent certains devant le seul mot « d’insignifiant ». Je me croyais trop sensible, je me découvre un certain recul face aux mots et aux nuances. Tout d’abord, si je m’étiquette « very insignifiant blogueuse », c’est mon affaire et je l’assume parfaitement. A part ceux qui se soucient vraiment de moi (lesquels ont rit de bon cœur à la petite blague), je ne vois pas qui cela devrait troubler. De même pour ceux qui ont choisi de me suivre.
Je pensais la blogosphère plus légère, avec différentes bulles reliées par des fils d’humour et occasionnellement d’amour… Après un premier bris d’illusion - sur les fils d’amour, je constate à présent qu’il en est de même pour les fils d’humour. Les blogueurs sont des gens sérieux, très sérieux, immensément sérieux… Il protègent leur image – et l’image que d’autres risquent de faire rejaillir sur eux - avec autant de passion qu’un noble espagnol du grand siècle – et sont à peu près aussi susceptibles. Je ne les blâme pas pour autant – chacun de nos blogs est greffé d’un petit morceau de nombril. Peut-être, d’ailleurs, les seuls qui réagissent négativement souffrent du fait que la toile est tendu dans une jungle impitoyable… Tandis que ceux qui pourraient rire ne me juge pas digne de susciter leur rire. C'est peut-être ce qui me peine le plus...
Attention, parallèle acerbe, âmes susceptibles s’abstenir !
Je n’assimile pas tous ceux qui ne sont pas VIB (importants) aux VIB (insignifiants) mais on semble croire que c’est le cas. Je pense me retrouver face au vieux phénomène de troupeau : si deux moutons sur le pré dansent la gigue, tous les autres moutons vont bêler de protestation de crainte que tous les moutons soient assimilés à des danseurs de gigue – même s’ils ne risquent pas pour autant leurs gigots. Peur du "qu’en dira-t-on" qui de tout temps brida la liberté !
Et paragraphe larmoyant… de mise sur la blogosphère...
Mais cela, encore, je peux l’accepter… Le plus triste c’est que toutes les personnes qui s’épanchent sur l’aspect « négatif » de ma "Vibalternatisation" n’essaient pas forcément, pour autant, de découvrir et de partager mon univers - ou bien, cela ne leur évoque rien de plus qu'une miette de pain sur la table, vu le vide total de commentaires... Ce qui me fait penser qu’après tout, ceux qui récusent cette notion d’insignifiance me taguent de fait – et involontairement - comme tel. Les sujets sur lesquels je pensais avoir induit un aspect gentiment polémique se fossilisent lentement dans l’indifférence générale, tandis que cette microscopique image parodique accouche d’une montagne qui commence à devenir pesante. Je me demande si après tout, ce que l’on me reproche n'est pas d'avoir fait parler de moi !
Bref, la société bloguesques, comme je l’avais fait valoir dans La solitude de la blogueuse de fond n’a strictement rien à envier à la société « IRL » dans ses aspects les plus décourageants et déconcertants. Pour citer à nouveau cet article : « l'on tolère certains actes des uns et pas des autres, […] la même blague fait rire ou non selon celui qui l'énonce ». Notamment pour une ex-précoce-quasi-geek-totalement-bizarre qui n’a aucun sens, ou presque des conventions sociales implicites…

15:38 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vib, vib alternatifs, very insignifiant blogueurs, blog, internet, blogosphère, humour
jeudi, 24 juillet 2008
Changements estivaux !
Afin d'accompagner l'évolution de ce blog, j'ai décidé de créer quelques petites catégories afin de délester le "fourre-tout" des "Interludes".
Donc, vous trouverez désormais les catégories "Futilités domestiques" (les aventures des poissons rouges... et autres inepties) et "Promenades". La catégorie "Jeux et rôles" devient "Le rôle et l'habit", afin de rester en phase avec la prédominance de l'aspect "costume" des notes qui s'y trouvent.
Sur ce, en attendant que je rattrape mon considérable retard, petit clin d'oeil à la période d'été :
23:59 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blog, changement
jeudi, 19 juin 2008
Le jeu des cinq tags - 19 juin, 12 h 28 !
Voilà, les tags ont assez changé pour que je m'amuse à nouveau à pratiquer le jeu des cinq tags. Je n'ai pas encore initié une mode, mais peut-être, au gré des années, certains blogueurs apprendront à jouer de l'actualité avec humour. Tiens, en passant, j'ai vu sur mes stats que le staff de "Blogspirit" était passé par chez moi. J'aimerais savoir si cela fait partie de procédure de surveillandce "aléatoire" ou si des mouchards les alertent des cas d'impertinence !
Revenons à nos moutons. Aujourd'hui, voici les tags capturés : Politique, Littérature, Europe, Irlande, Sarkozy. Pas très emballant... Mais il faut faire avec.
Quand je dis que je ne m'intéresse pas à la politique, c'est faux. Je trouve que la politique en tant en qu'art et science peut être passionnante : le traité de politique en tant qu'oeuvre de littérature est hélas un genre devenu rare. Au lieu de commentateurs stériles, d'analystes sentencieux, de populistes verbeux et de biographes hargneux, nous aurions besoin de fins littérateurs prêts à écrit de nouveaux "bréviaires du politicien", à la fois cours d'habileté pour leurs contemporains et clefs de compréhension pour les profanes que nous sommes. Mais ça, c'est peut-être dangereux... Par définition, les masses n'ont d'utilité que quand elles restent à leur place... de masse...
Cas typique, en ce moment, autour de l'Europe. Tout d'abord, à la sauce mercantilo-sportive avec le coupe de football, dans la plus grande tradition du principe "Du pain et des jeux" qui rend la foule docile comme de gentils toutous... Je ne peux que regretter que la médiocrité de l'équipe de France ne calme pas les ardeurs des passionnés au point d'ébranler l'hégémonie imposée du "jeu de baballe". Ensuite, l'Europe mise à mal par le référendum en Irlande. Pour ma part, je me garde bien de juger car je ne suis pas dans la tête des Irlandais. Il est souvent un peu facile de hurler à la stupidité du bon peuple quand il prend une direction contraire à l'opinion jugée "correcte" par les élites - ce "bon peuple" irait, sans un poil de réflexion en plus, dans le "bon" sens, on s'extasierait de son réalisme et de son intelligence.
De toute façon, afin d'éviter toute réflexion, le plus simple est de trouver un coupable ultime. Je vais ressortir ma sous-culture générationnelle et télévisuelle : qui se souvient de la chanson de Corbier, gratte-guitare attitré des émissions de Dorothée, qui mettait tous les maux du monde sur le dos du réalisateur de l'émission, le malheureux Pat Le Guen (qui, avouons-le, savait prendre) ? Remplaçons le nom de monsieur Le Guen par celui du président Sarkozy et le tour est joué !
Aux cas où, je signale quand même que ce petit texte est avant tout un exercice de style imposé, qui n'a pas vocation à initier de débat d'opinion ! Sait-on jamais...

14:17 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, tags, politique, littérature, europe, irlande, sarkozy
jeudi, 05 juin 2008
Le jeu des cinq tags !
Sur la page d'accueil de Hautetfort, figurent les tags les plus "chauds" : les plus utilisés du moins... Sont-ils les plus consultés ? J'aimerais bien le savoir.
Étant de tempérament ludique, voilà ce que je propose aux potentiels VIB alternatifs : utiliser périodiquement les cing "tags les plus chauds" dans un article, en rédigeant un texte qui s'y rapporte (même s'il est fumeux, surtout s'il est fumeux).
Voici les cinq "tags les plus chauds" du moment : politique, littérature, blog, photo, blabla de fille
J'ai toujours aimé les débats: tout est sujet pour moi à l'argumentation et à la discussion. Cela devrait me donner du goût pour la politique : c'est tout le contraire. Le débat politique est le plus souvent le plus irrationnel qui soit. Il porte sur des opinions viscérales qu'aucun argument logique ne saurait pouvoir faire fléchir. C'est la raison pour laquelle j'aime à porter mon amour de la "dispute" (au sens antique du terme) vers des sujets moins graves : la littérature, par exemple, quoique je n'aime pas forcément le relent d'intellectualisme prétentieux qui s'y attache, et qui transparaît clairement à travers certains blogs qui tiennent plus de la culture-confiture (celle qu'on étale) que d'une réelle passion.Ainsi, il peut y avoir un gouffre entre celui qui lit pour se sentir sentir savant et celui qui lit pour son plaisir. C'est également vrai dans le domaine de l'image : entre ceux qui publient des photos pour partager un vécu, et ceux qui se prennent pour des "Photographes" avec un grand P, et qui innondent leur blog d'images farfelues ou artificielles.
Mais ce n'est pas parce que je n'aime pas qu'on se prenne trop au sérieux que j'adhère à la futilité affichée des blablas de filles... En particuliers parce qu'elle met à l'honneur la superficialité extrême de l'individu, focalisée sur l'apparence. Même si j'admets qu'écrire des pages entières sur ses cheveux ou son gel douche demande un talent qui rappelle celui de Francis Ponge quand il se focalise sur un huitre ou une orange...
Et voilà, c'est fait ! Vu que les tags ne se renouvellent pas à l'infini, il va falloir jouer serré pour arriver à faire dans la variété...

11:26 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, littérature, blog, photo, blabla de fille, vib alternatifs
La solitude de la blogueuse de fond
Bloguer semble être devenu un réflexe naturel pour une grande partie de la population. En réaction aux engouements de toutes sortes, existent cependant encore des réfractaires. Je pensais, il y a peu, en faire partie. Mais comme j'ai l'esprit curieux et que la compréhension passe parfois par l'expérimentation, j'ai décidé de tester... Peut-être pour trouver un exutoire aux mots et aux idées qui se bousculaient dans ma tête, pour ces coups de gueule sans oreilles à faire sonner, pour ces réflexions que je reformulais encore et toujours, ad nauseam...
Une première tentative, vite abandonnée, est morte précocement après deux articles. Puis, interpellée par l'expérience blogueuse d'une amie, j'ai décidé de m'y mettre pour de bon. Ce saut dans l'inconnu n'a pas manqué d'étonner quelques connaissances : lors de conversations enflammées sur MSN, l'un de mes amis, à plusieurs reprises, a manifesté son incompréhension : Pourquoi blogues-tu ? Bonne question, je vous remercie de l'avoir posée...
Il est plutôt difficile de parler d'un concept sur la définition duquel personne ne semble s'accorder. En pénétrant dans le monde des blogs, on réalise rapidement que la plupart ne sont que des sites d'associations, de partis politiques, de sociétés, de boutiques et autres structures qui profitent de la facilité d'édition du média. Cette simplicité les dispense de trouver les compétences techniques requises pour la création de pages web. J'hésite également à classer dans cette "vaste et belle" catégorie les blogs thématiques... Cependant, ils sont très largement mis en avant chez certains hébergeurs de blogs, tandis que les "journaux perso" vont peupler la nébuleuse du "tout venant" dont seuls les animaux à l'instinct social développé, qui savent l'exercer dans le sens du vent ou contre lui, émergeront dans une lutte darwinienne : le plus adapté survit...
A mon sens, il n'y a de vrais blogs que les journaux "intimes" déballés au jour le jour, sans queue ni tête. Ou avec plusieurs queues et plusieurs têtes. Mais pas de façon si spontanée que l'on veut bien le faire croire. Dès que l'on quitte la sphère des Kevin et autres Mégane de 15 ans, on réalise à quel point ils représentent des exercices de communication parfaitement rodés.
Le fait est qu'à travers cette proximité scénarisée, je pensais que se recréait un certain lien social. Je me plaisais à penser que le visiteur qui vous voit à travers cet album soigneusement élaboré, sans le poids du milieu social ou professionnel, pouvait choisir de vous découvrir tout à loisir ou de faire demi-tour. Au final, un nouveau réseau relationnel d'une nature subtilement différente devait se créer, entre les esprits compatibles ou les âmes qui se parlaient (selon votre vision des choses...) Le blog permettrait ainsi de faire des rencontres surprenantes et inattendues, voire de véritables amitiés webiennes - comme par les forums.
Il m'a fallu quelques mois pour réaliser que j'avais fait une véritable erreur d'appréciation... Le monde des blogs, j'entends bien des véritables blogs ne fait que recréer des microcosmes déjà établis : les filles qui papotent de la mode d'un côté, les politiqueux enragés de l'autre, les voyageurs, les photographes, les gens qui se connaissent déjà par ailleurs. Il est encore plus difficile de venir à la rencontre de l'autre, ou de le faire venir à vous, dans le monde des blogs que dans la vie réelle.
Vous avez sans doutes tous vécus cela (ceux qui ne sont pas les dominants du troupeau, tout au moins ) : que l'on tolère certains actes des uns et pas des autres, que la même blague fait rire ou non selon celui qui l'ennonce : eh bien, c'est pareil. Sur un blog, vous aurez beau être drôle, cinglant, intéressant, bizarre... cela ne servira à rien... si vous nêtes pas membre d'un réseau bien établi qui se nourrit de lui même par relations interposées.
J'ai de mon côté tenté d'aller à la rencontre des blogueurs, mais quand je trouve un endroit qui me parle, les quelques remarques que je dépose doivent être jugées caustiques ou incompréhensibles - de toute façon, j'ai souvent le chic pour "tuer" le fil des réactions. C'est sans doute pour cela qu'aucun de mes commentaires ne semble attirer le public du lieu vers mon "blog sweet blog". Mes amis, majoritairement non blogueurs, ne trouvent pas plus d'intérêt à venir lire ma prose entre la sieste et le café. Constat d'échec ? Je préfère le voir comme un constat de liberté : si je suis insignifiante, je ne ferai aucun effort pour le devenir, cela prouvera mon indépendance "vraie".
Il faut toujours voir le côté le plus brillant de la médaille !

00:47 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, blogs, société
mardi, 27 mai 2008
Régime forcé
Aujourd'hui, suite à un "intervention électrique" (qui sait ce que ça veut dire), certains "matériels informatiques ont été affectés". En bref, pas de web au boulot. C'est là qu'on se rend compte à quel point on peut être dépendant.
- J'ai besoin du drapeau de la Slovénie...
- Tiens, il y a une personnalité décédée... Quel âge avait ce type qui était déjà vieux y'a quinze ans ?
- Je vais faire une pause en consultant ma messagerie perso...
- Et si je regardais s'il y a des commentaires sur mon blog... ?
A chaque fois, soupir irrité : pas de connexion... Mais le réflexe s'est montré plus puissant que ma mémoire et seul le redoutable écran blanc a su me rappeler la situation de pénurie. Certains de ces réflexes sont purement compulsifs, sans doute un simple prétexte pour échapper quelques secondes aux corvées qui s'accumulent. Par exemple, le fait de regarder s'il y a des commentaires sur mon blog, alors que cette probabilité ne dépasse pas 0,854 sur cent. Le dernier commentaire que j'ai eu, c'était de mon n'hom pour me faire plaisir alors que je me plaignais de l'indifférence générale des visiteurs... ou de leur timidité. Ce qui est la version optimiste, parce que l'alternative est d'admettre que personne ne lit.
Mais le pire, c'est que je n'essaie pas de faire du chiffre, du style : accumulation de commentaires, comme les écureuils amassent les noisettes pour ensuite les oublier aux quatre coins de la forêt. Je pensais juste que je pouvais faire des rencontres intéressantes par l'intermédiaire de ce blog. Erreur d'appréciation... Je dois être coutumière du fait. Reste l'exercice de contemplation nombrilique qui fait du bien à l'ego. Ça a son charme aussi.
PS : ce n'est vraiment pas mon jour. Déjà la douche sous l'averse, l'exposition de documents foireuse à monter et la crise hypocondriaque de mon n'hom... ça fait beaucoup. Mais le fait d'être obligée de rentrer moi même, à la main, en code html, les "retour charriot" et autres "non breakable spaces"... C'est la totale !
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jeudi, 22 mai 2008
L'art de (dés)informer
L'une des raison pour lesquelles je me refuse à gloser sur la politique et les faits de société - outre celles que j'ai déjà données par ailleurs - est le risque de désinformer sous prétexte d'informer. En effet, chauffer le bon peuple sur un sujet que l'on connaît partiellement, que l'on ne veut pas connaître plus, à travers lequel on défend sa mini-chapelle ou on règle ses petits comptes mesquins, contribue surtout à diffuser des idées fausses parmi un public qui n'aura ni l'idée, ni le temps d'approfondir la démarche.
Dans ce style, un article m'a tout particulièrement agacée... Un blogueur en vue, dont les articles sur la "posogion" (politique, société, religion) ont un certain écho, s'y plaint en long et en large, en se présentant en innocente victime, des dysfonctionnements d'un service public auquel il s'était adressé. Jusque là, rien de bien scandaleux : nous connaissons tous l'aspect particulièrement pachydermique de notre fonction publique. Il se trouve toujours des gens (et parfois moi la première) pour spontanément se faire l'écho de ce style de critique.
Sauf qu'en l'occurrence, ce service est celui où je travaille. Et que j'ai pu voir que ce cher monsieur avait omis quelques faits importants :
- l'essentiel des déboires qu'il avait rencontrés venait du fait qu'il s'était cru dispensé de lire le règlement sur le fonctionnement du service...
- les conditions de travail du personnel de ce service (exiguïté des locaux, manque de personnel, conditions d'accès particulières...) rendent sa tâche compliquée, au point qu'on ne peut que s'étonner qu'il puisse quand même tant bien que mal l'assurer...
En passant ces faits, dont il était tout à fait conscient, sous silence, il se rend coupable de falsification volontaire... Son seul but étant de passer ses humeurs suite à gêne personnelle et non de dénoncer une situation scandaleuse pour le bien de la société.
Si sur un sujet si peu important, même s'il jette l'opprobre sur une activité déjà peu valorisée, on trouve ce style de raccourci, qu'en est-il des sujets bien plus graves ! On peut légitimement se le demander. Mais de toute façon, je doute que la vérité (la "vraie vérité", pas la soit-disant vérité sans nuance qu'on aime à asséner pour se croire important) plaise aux gens : elle ne correspond à aucun cliché simpliste et ne se pose ni en noir, ni en blanc, mais en nuances de gris.
Sur ce point, voici une autre anecdote. Je discutais avec une collègue qui lit régulièrement un journal-cadavre exquis, ni chèvre ni choux, qui se livre à sa propre activité simili-blogueuse sous le pretexte de donner des programmes télé. Je lui faisais remarquer qu'à chaque fois que j'avais lu dans ce journal un article sur un sujet que je connaissais, il était truffé d'erreurs, d'approximations, de reaccourcis et d'omissions volontaires ou non... Et que j'en déduisais que, puisque cétait sans doute la même chose pour les sujets que je ne connaissais pas, je m'abstenais de le lire. A cela, elle me répondit :
- Oui, je sais...
- Et tu le lis quand même ?
- oui...
J'avoue rester un peu pantoise devant ce goût pour l'info falsifiée, du moment qu'elle est "dans la tendance"... D'un autre coté, je n'ai jamais prétendu être normale...
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lundi, 19 mai 2008
La théorie du grand complot
Ça doit être fait exprès...
Je me suis aperçue que ma dernière note n'apparaissait pas dans la page d'accueil de Hautetfort sous "dernières notes". Sans doute y a-t-il une explication toute simple, mais je ne puis m'empêcher de supposer qu'il y a là dessous une sombre rétribution pour ma blague innocente (... ?). Ce qui est quasiment impossible dans cette véritable usine... Quasiment. Mais pas totalement...
Je l'ai supprimée, republiée : idem. Restons zen... Je ne suis pas paranoïaque. enfin pas souvent. A chaque fois que je suis spoliée de mon bon droit, ou que je semble l'être, je ne vais pas forcément chercher une explication tirée par les cheveux dans une théorie foireuse de complot contre ma personne. Juste de temps en temps. Il arrive que les faits démentent mes soupçons. Il arrive que je reste avec mes doutes. Mon côté "Lone Gunman".
Enfin peu importe, je cultiverai en paix l'"Insignifiant attitude" !
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