vendredi, 19 mars 2010
Blocage et déblocage
Tout commence par un blocage. Le blocage est fondamentalement différent du syndrome de la page blanche : là, c'est le syndrome de la page à moitié blanche. Grosse nuance !
Ce chapitre s'annonçait mal, de toute façon : l'action n'y avance quasiment pas et il cumule les facteurs de pesanteur. Une partie implique la difficulté des relations familiales, particulièrement entre parent et enfants, et les conséquences que peuvent entraîner des choix de vie... Je doit cultiver un recul nécessaire, il ne s'agit que d'artifices de fiction.
Tout le long passage impliquant Lock coule assez facilement. C'est avec Cid et le "marine général Thor-Jan Carsen que plus rien n'avance. Et le responsable est justement... Le dit "marine general". Mal cerné, sans motivation, il n'est qu'un sale type rigide et intolérant et je peine à le voir ainsi.
Au fil des extrapolations, je le dote d'une histoire pas si simple, qui le lie à d'autres personnages qui eux aussi manquaient d'une profondeur nécessaire. Face à ses propres contradictions, détenteur de lourds secrets, Jan-Thor prend chair à son tour. Une intrigue un peu étrange se trame en arrière-plan. Ainsi naissent les Seraphim (pluriel de Seraph) et leurs rapports complexes d'amour et de haine. Feront-ils un jour l'objet de leur propre saga ?
Rassérénée par cette bouffée d'inspiration, je trouve le courage de couper mon chapitre à un endroit judicieux pour l'intrigue autant que pour son calibrage et d'entamer l'écriture de deux nouvelles (l'une est terminée et en ligne sur mon site - je pense la publier ici également, en la tronçonnant un peu...) Je réalise que dans le fond, le fait d'avoir traîné sur ce passage m'a permis de créer cette intrigue secondaire. J'ai aussi développé les interactions entre Rag et Cid - quelque chose que je ne pensais pas faire - et donné plus de relief à mon Archange.
D'ailleurs, par curiosité, je me suis documentée un peu sur l'archange Raguel (modèle de notre super-flic), ce que je n'avais pas encore fait. Tout ce que je savais, c'était que cet archange "portait sa vengeance sur le monde des luminaires", c'est à dire sur le monde des apparences trompeuses. D'où le fait d'avoir donné ce nom à un modèle d'Archange "policier". Mais quand je le découvre également "archange de la justice, de l'équité et de l'harmonie", quand j'apprends qu''il est censé s'assurer que les autres anges travaillent avec les mortels d'une façon harmonieuse et ordonnée "selon l'ordre divin", je me dis que mon inspiration m'a bien guidée !
Ma pause involontaire m'aura aussi permis un peu "d'art de fan" ou plutôt d'"art d'auteur" : j'aurai tenté de donner un visage à Becka, la mécano du Moonshine Runner.

23:32 Publié dans Journal picaresque d'une écri-"vaine" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, littérature, écriture, websérie, science-fiction, dessin
vendredi, 16 mai 2008
Mon p'tit loup...
Revenons aux activités chorales, pas les miennes mais celles de mon fils... J'avoue honteusement l'avoir poussé dans la section "Enfants" dans ma chorale de Vincennes en partant du principe suivants : "Essaye avant de dire que ça ne te plait pas" ! Tous ses efforts pour y échapper (en grande partie par peur panique des concerts) n'ont pas réussi. Mais il faut bien constater que la comédie musicale composée par notre pianiste sur le thème du Livre de la Jungle a fini par le motiver. Au point qu'il accepte de monter sur scène avec les autres, engoncé dans un costume de fourrure, avec un demi-masque de loup sur le nez. Il se débrouille plutôt bien, quand il ne trouve pas une raison ou une autre de se plaindre ou de faire le zouave...
Même si ma participation a été somme toute modeste dans la confection des costumes, j’avoue faire déjà une overdose de fourrure grise, dont les touffes s’accrochent partout. Mais enfin, les gamins sont adorables, même si arriver à les mettre tous dans leurs costumes et faire ce qu’ils ont à faire est à véritable défi pour la chef de chœur et tous les bénévoles qui mettent la main à la patte.
Pendant la générale, durant l’échauffement, je croque deux fillettes en « jogging à poils longs » (celle de droite a son masque relevé, celle de gauche ne l’a pas encore mis).

Croisons les doigts pour que le spectacle se passe bien, et surtout, surtout, sans coup d’éclat de mon fauve à moi !
14:20 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chant, dessin
dimanche, 02 mars 2008
La vecto pour les nuls
Vec… quoi ?
Depuis que j'ai commencé à m'intéresser au dessin vectoriel, je me suis aperçue que cette notion n’était pas si largement connue que le fait de vivre le nez dans le graphisme numérique pouvait me porter à le croire.
En bref, il existe deux type d’images numériques : les images « matricielles » et les images « vectorielles ». Les images matricielles ou « image en mode point », plus connues sous le terme anglais de « bitmap », sont similaires à une tapisserie ou un canevas : elles sont définies par des points de couleurs. C’est le cas des photos numériques, des peintures virtuelles, bref, de l’immense majorité des images qui traînent sur les ordinateurs privés et le web. Plus il y a de points et plus les couleurs de ces points sont nombreuses, meilleure est la qualité de l'image.
Les images vectorielles fonctionnent de façon différente. Elles sont composées d’objets géométriques (polygones, formes complexes, courbes, traits) définis par des formules mathématiques recalculées par l’ordinateur à chaque visualisation. Quel est l’intérêt ? Ce style d’image, contrairement aux images matricielles, peut être rapetissé mais aussi agrandi à l’infini sans perte de qualité. Néanmoins, ce type de dessin ne permet pas de subtiles transitions de couleurs : il est plus adaptés aux dessins au trait ou stylisés, comme les logo.
Et les courbes dans tout ça ?
L’outil le plus puissant de création des dessins vectoriel s’appelle la « courbe de Bézier ». Non pas du nom de la ville, mais de celui d’un français de génie, Pierre Bézier. C’est dans les années 60 (il n’y a donc pas si longtemps à l’échelle de notre histoire…) que cet ingénieur chez Renault a trouvé le moyen de définir des courbes grâce à des points de contrôle, sans forcément avoir à entrer des équations compliquées. Quand on bouge ces points, la courbe se déforme.
Je ne rentrerai pas dans des explications compliquées que je ne suis pas sûre de comprendre moi même. Tous les logiciels de dessin vectoriel dignes de ce nom intègrent l'outil dérivé de cette découverte. En bref, une forme est définie par une succession de point et les segments de courbes que ces points relient. On peut définir si à l’endroit du point, la courbe est arrondie ou brisée, et grâce à deux petites « poignées » qui apparaissent de part et d’autre du point. Cette capture d’écran du logiciel Inkscape montre clairement comment s’utilise cette fonctionnalité.
Si vous voulez en savoir plus sur Pierre Bézier (et sur la façon dont les idées géniales sont reçues en France…), allez faire un tour sur le site de Régis Le Boite.
Des monts et des plaines
Il y a deux façons de vectoriser : celle qui semble la plus simple consiste à transformer une image matricielle en image vectorielle. Le logiciel détermine les zones de couleur et les transforme en formes géométriques superposées. Pour un dessin trop complexe, c’est vite lourd et pas forcément très harmonieux. La seconde, c’est de dessiner, sois ex-nihilo, soit sur l’appui d’un dessin scanné, chaque courbe à la main, en employant les formes géométriques et les courbes de Bézier. Plus long, mais plus satisfaisant.
Il suffit juste de comprendre que moins il y a de points, plus la courbe est belle. On lisse, on modèle, on s’approche par approximation de la perfection… Il y a un aspect presque sensuel dans le travail de la courbe.

J’espère que ces explications vous auront un peu éclairés !
22:17 Publié dans Pot de pixels | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : graphisme, dessin, inkscape
lundi, 18 février 2008
Vecto vintage
Voilà, enfin terminé, ce maudit logo qui conditionnait la création du nouveau design d'un de mes sites !

Rien de bien extraordinaire, donc, si ce n'est encore un prétexte de sortir mes feuilles virtuelles de leur pochette. Il reste à travailler sur la mascotte du site, drôle de créature rebondie d'espèce indéterminée baptisée "Lejy".

Ce sera long, pas forcément très facile. Lejy héritera de la plume du dé du logo précédent, ce qui permettra de gagner du temps...
Je précise que le logiciel utilisé est Inkscape, libre et gratuit. Allez, un coup de pub ! Il faut vraiment qu'un amateur soit plus qu'un peu nigaud pour s'embêter à pirater Illustrator, quand des outils de cette qualité lui sont offert en toute légalité !
17:30 Publié dans Pot de pixels | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Dessin, webdesign, infographie, inkscape
dimanche, 17 février 2008
Crayonnés
Quand j'étais petite et qu'un collègue de mon papa venait dîner à la maison, il n'était pas rare que j'aille chercher mes dessins pour lui montrer. L'intérêt d'Internet, c'est qu'on a plus besoin qu'un monsieur vienne manger à la maison pour avoir l'opportunité de montrer ses chefs-d'oeuvres, et qu'on peut le faire passé l'âge de six ans sans être complètement ridicule. Enfin, j'espère...
Donc voici quelques crayonnés en attente de travail vectoriel :



23:15 Publié dans Pot de pixels | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Dessin
Ma future bannière
En cette journée de répétition de chant, pendant que les autres pupitres répétaient, je me suis amusée à crayonner un projet de bannière pour mon blog.
Vu que personne ne sait à quoi ressemble une milathéa et que personne ne le saura jamais, je ne pense pas faire de grosses erreurs dans la conformation de la petite bébète. J'hésite un peu sur la larme (et sur son emplacement, d'où quelques "remords").
Le travail est loin d'être fini. L'étape de la vectorisation risque d'être très longue, d'autant plus que j'ai déjà d'autres travaux en cours. Au final, cela risque de toute façon d'être assez différent. Affaire à suivre donc...
18:50 Publié dans Pot de pixels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : webdesign, infographie, dessin







