mercredi, 10 septembre 2008

Le doux charme de la stupidité

En lisant certains billets sur certains blogs, je ne peux m'empêcher de me sentir frappée de stupéfaction. Attention, pas n'importe quelle stupéfaction, la stupéfaction étymologique, celle qui vous change en pierre tant vous êtes à la fois atterré(e) et/ou affligé(e)...

Mais peut-être serait-il temps de venir à la raison pour laquelle je suis pétrifiée ou collée au sol : c'est tout simplement le ton stupide qu'adoptent certaines blogueuses - car ce travers, passé l'âge de 14 ans, semble être surtout féminin.

Je peux sourire devant un ton volontairement brouillon et déjanté, devant des expressions inventées ou un langage faussement populaire... Mais pourquoi vouloir volontairement passer pour une gourde ? D'autant plus que l'on devine que l'auteur ne l'est pas (cruche, si vous avez bien suivi...), ou du moins, n'a pas le sentiment profond d'en être une. Même s'il y a peut-être dans le lot d'authentiques dindes qui jouent les cruches pour ne pas passer pour des gourdes...

Certes, il y a sans doute des avantages. Je peux même en trouver, moi-même, quelques-uns. Soyez cruches, car ainsi :

  • vous ferez rire volontairement à vos dépends (ce qui détournera certaines perfidies de vos consoeurs, vu qu'elles n'iront pas voir au delà de ce qualificatif auto-proclamé et revendiqué de "cruche");
  • vous vous mettrez au niveau de votre lectorat le moins dégourdi, qui en sera flatté ;
  • vous ne ferez pas peur aux hommes qui détestent les filles plus brillantes qu'eux ;
  • vous collerez au profil de certains de vos personnages de mangas préférés...

Large_White_turkey_female.jpgHélas pour moi, je ne suis pas franchement sensible à ce genre d'arguments : je n'ai pas envie de passer pour plus bête que je ne le suis, même pour faire rire la galerie ; je n'ai pas envie d'insulter mes deux ou trois visiteurs mensuels en les considérant de base comme des idiots, je suis déjà casée avec un homme qui apprécie de discuter avec moi de tous les sujets, d'égal à égal et je ne vibre pas pour les collégiennes stupides en jupe plissée. Je perds sans doute pas mal d'avantages, je me coupe de tout un milieu social trépidant - vu que les blogs sont comme les cantines administratives : la dinde est une valeur sûre... La vie nous inflige suffisamment d'occasions de nous sentir bêtes, ou d'être considérés comme des imbéciles, ce n'est peut-être pas la peine d'en ajouter !

D'un autre côté, quand on voit les efforts surhumains que déploient certains blogueurs pour prouver au monde entier qu'ils sont intelligents, cultivés, artistes, poëtes, au fait de l'actualité, dotés d'un goût absolu et  d'un jugement qui fait autorité, on se dit que jouer les dindes, ce n'est pas franchement pire. Ce n'est qu'une façon comme une autre de se construire une image plutôt que rester au plus près de soi-même.

Personne n'a jamais dit qu'un blog devait être honnête sur ce qu'il cherche à vendre...

Image :Wikipedia

mercredi, 06 août 2008

Précis de typo pour blogueurs fantaisistes

Sur de nombreux blogs, un fond de qualité est desservi par une forme "fantaisiste" qui nuit à leur lisibilité. Personnellement, il m'arrive de déserter un blog qui me fait trop mal aux yeux par ses choix de couleurs ou dont la lecture me fatigue parce que son auteur méconnait les principes essentiels de l'ergonomie. Aussi ai-je pensé qu'il pourrait être intéressant de donner quelques conseils de base sur la présentation d'un blog, afin qu'il soit lisible et compréhensible de tous.

Actuellement, les hébergeurs de blogs offrent des possibilités étendues de mise en forme : sachons ne pas en abuser et les employer à bon escient ! Vous devrez peut-être renoncer à une fantaisie toute formelle, mais vous montrerez que vous respectez vos visiteurs en les accueillant sur un espace agréable à parcourir.

Les paragraphes : restez clair à tout prix !

Il est très désagréable de lire un texte qui se présente comme un seul gros pavé, sans la moindre coupure. Il l'est tout autant de lire un texte dont le rédacteur saute une ligne après chaque phrase. Il est important de créer des paragraphes de quelques lignes (à interlignes simples !) séparés du paragraphe suivant d'un espace vertical d'environ une ligne - ou un peu moins. Quand change-t-on de paragraphe ? Globalement, quand on passe à une nouvelle idée, un nouveau thème. La paragraphe doit comporter une cohérence interne et une unité de sens pour qu'il aide à la lecture logique de la note.

Il est également capital de bien utiliser les alignements de paragraphe. Le plus clair et le plus utilisé est l'alignement à gauche, convention dans notre écriture. Cet alignement aide le regard à retrouver le début de la phrase après avoir fini de parcourir la ligne précédente. La justification (alignement du texte à droite et à gauche) est parfois jugé plus agréable et plus claire, mais elle ne doit être appliquée que si la ligne est suffisamment longue pour que le fait de justifier n'introduise pas un écartement disgracieux entre les mots. Le centrage doit être réservé aux titres, à de brèves citations, à des illustrations. Centrer des paragraphes complets est très fortement déconseillé ! Cela rend le texte difficile à lire, car l'oeil peine à retrouver le début de la ligne suivante. L'alignement à droite induit des difficultés de lecture, pour les même raisons : à réserver aux signatures !

Gras, italique, soulignement : à employer avec modération !

Le gras et l’italique servent à apporter une emphase sur un mot ou une portion de texte, c’est à dire à faire ressortir un élément important, une consigne, une citation. Il faut éviter de les employer de façon systématique, répétitive ou sur un texte trop long (au-delà d'une ligne ou deux). La combinaison italique et gras, disgracieuse et fatigante, est à éviter comme la peste.

Comme les machines à écrire n'offraient pas la possibilité de taper des lettres en gras ou en italique, l’habitude a été prise d'employer à la place le le soulignement. Son usage n'a plus lieu d'être. Il vaut mieux bannir le soulignement pour éviter toute confusion avec les liens hypertextes.

La taille du texte : le juste milieu

Pour la majorité de gens, un texte est difficile à lire s'il est trop petit, mais aussi s'il est trop grand. Mieux vaut adopter une taille de caractère moyenne, par exemple la taille 12. Évitez de changer de taille de texte en plein milieu d'une note, l'oeil aura de la peine à se réadapter.

Les couleurs : restez minimalistes !

Les blogs offrent la possibilité d’utiliser pour les caractères un large panel de couleurs. Certains blogueurs aiment à jouer avec toutes sortes de couleurs... Pour ma part, j'y suis défavorable, pour plusieurs raisons :

  • Au delà de deux ou trois couleurs, les autres seront trop vives, trop pâles, agressives, pas assez contrastées sur un fond donné ;
  • un nombre non négligeable de personnes (près de 10% de la population mâle !) souffre de troubles de perception des couleurs ;
  • la juxtaposition de plusieurs couleurs est fatigante pour l’oeil.

Il est de toute façon impératif que le texte reste bien contrasté, au risque d'être totalement illisible ! Souvenez-vous également que depuis notre plus jeune âge, nous sommes habitués à lire des caractères noirs sur fond blanc : notre oeil (toujours lui) sera généralement plus à l’aise pour reconnaître un caractère sombre sur un fond clair.

Police de caractère : restez classiques

Par l'intermédiaire des feuilles de styles, vous pouvez choisir une police de caractère particulière. Les polices les plus utilisées sont de deux types : les sérifs reconnaissables à leurs petits empâtements (Times New Roman, Garamond…) et les sans-sérifs, qui n’en comportent pas (Arial, Verdana…). Les polices les plus lisibles à l’impression sont les sérifs. Par contre, sur l’écran où existent toujours des risques de pixélisation, les sans-sérifs, plus simples, rendent mieux.

Certaines polices fantaisie, anciennes ou manuscrites peuvent sembler belles au premier regard, mais se révèlent très fatigantes  pour les yeux quand elles sont utilisées sur écran et dans un texte long. En effet, notre oeil n’a pas été habitué à les lire, à la différence des polices classiques. Il faut savoir aussi que le visiteur doit posséder la même police sur son disque dur pour qu’elle apparaisse telle quelle. Dans le cas contraire, un autre caractère lui sera automatiquement substitué et le résultat risque d’être laid ou illisible.

Les fantaisies typographiques : elles n'amusent que vous

Il est très à la mode, parfois, de se créer un style typographique particulier (par exemple, en doublant systématiquement une lettre, ou en la tapant en majuscule). Ce style de coquetterie se fera toujours au mépris de vos lecteurs !

Présentation générale

Essayez de bien délimiter les différentes colonnes de votre page, par un jeu de lignes ou de couleur : elle n'en sera que plus lisible. Certains blogueurs font le choix d'un colonne centrale très étroite. Ces blogueurs doivent rester attentif à ne pas publier d'image plus large que cette colonne, ou le résultat sera désastreux ! Quand vous publiez des images dans le cours du texte, essayer qu'elles ne dépassent pas le tiers ou la moitié de la ligne, selon sa longueur, au risque de voir des lignes dramatiquement raccourcies au point d'en être illisibles de part ou/et d'autre de l'image.

Au final !

On a jamais rien à perdre à se remettre en cause, surtout suite à des erreurs qui sont commises par méconnaissance de ces règles. Essayez de méditer ces quelques petits principes, au lieu de vous sentir agressés dans votre créativité. Vous donnerez plus de plaisir aux autres à lire votre blog, ce qui sera un bénéfice et une stisfaction non négligeable !

VIB Alternatifs : retour sur image !

Voilà quelques mois, quand j’ai créé mon blog, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de l’agacement face à la promotion intensive du club VIB : je trouvais à redire à un système qui à mon sens manifestait quelques travers majeurs, en particulier ceux :

  • d'introduire un esprit de compétition entre les blogs ;
  • par une catégorisation fermée et conventionnelle, de nuire à l'originalité et aux choix plus "généralistes" ;
  • de mettre en avant seulement des blogs déjà très fréquentée et par conséquent de rendre encore plus difficile de se faire connaître à un blog débutant ou "généralistes".

J’avais déjà fait part dans l’article Parti pris ! de ma perplexité de voir tant de blogueurs se sentir obligés d’avoir un avis sur l’actualité et de le crier sur tous les toits ; il me semblait, encore une fois, que tout portait le blogueur en recherche d’audience à une attitude conformiste et un attrait pour des sujets maintes fois rebattus sur l’ensemble de la toile, au lieu de mettre en avant ce qui faisait son originalité propre.

Certains d’entre vous auront peut-être remarqué que j’aime manier l’humour à la soude (caustique, comme de bien entendu). J’ai donc choisi de me moquer du principe des « Very Important Blogueurs » en créant, de façon parodique, l'expression « Very insignifiant blogueur ». La bannière, collée en illustration, n’était pas importante en soi ; ce qui l’était, c’était l’appel qui suivait : cessez de parler de « sujets importants et populaires » et laissez-vous porter par votre sensibilité et votre originalité personnelle. Pour le reste, ce n’était que gausserie, pieds de nez, second degré (ce qui montre que je suis moins élitiste que le reste des blogueurs qui le méprisent tant au profit du premier !) Cette initiative, datant du 16 mai, est restée inaperçue – du moins, quasiment tous les blogueurs qui l’ont lue n’ont pas jugé bon d’y réagir sur le moment. Ce point est intéressant à soulever, comme la suite le montrera…

Il y a eu cependant une réaction déterminante : celle d'une amie blogueuse qui a apprécié la petite bannière verte et m’a demandé le droit de la reprendre. J’ai alors songé que cela pouvait être la base d’une petite mouvement de gentille contestation, même si ce n’était pas l’idée de départ, et peut-être susciter des liens entre amateurs de « contre-culture bloguesque ». La nouvelle micro-bannière affichée le 16 mai a été... (surprise !) totalement et profondément snobé. Bien qu’étant occasionnellement regardée, elle n’a pas suscité la moindre réaction, ni positive, ni négative. Opération blanche : je suis passée à autre chose… Prétendre à présent que mon but était de créer des camps adverses tient d’une ré-interprétation a posteriori qui ne laisse pas de me plonger dans des affres de perplexité… !!!

De longues semaines plus tard, est apparu le blog Haut et Fort sur lequel les blogueurs ont été invités à s’exprimer. J’ai constaté alors que le club « Very Important Blogueurs » n’était pas universellement apprécié. N’ayant pas la langue (ou plutôt les doigts) dans ma poche, j’ai donné mon sentiment en reprenant pour désigner les blogs hors tendance cette appellation de « Very Insignifiant Blogueurs ». Il ne s’agissait toujours pas de créer un camp adverses des « VIB alternatifs » mais de faire passer un message à l’équipe de Haut et Fort en utilisant une expression à même de la frapper. Quand cette équipe a trouvé mon initiative amusante et m’a demandé s’il était possible de communiquer à son sujet, j'ai accepté, pour différentes raisons : le plaisir d'être enfin entendue, la possibilité de nouer des contacts avec les blogueurs qui m'auraient découverte par ce biais, le bonheur d'obtenir un peu de reconnaissance, aussi ! Nous autres Cendrillons du blog désirons tous et toutes briller un jour au bal… !

La note du blog Haut et Fort présentait la chose sous un jour humoristique, mais l'humour en tant que principe de vie est une denrée singulièrement rare sur la blogosphère... Seul a, été retenu une côté un peu concurrentiel et polémique. Je ne m’en suis pas particulièrement souciée, car je pensais que j'aurais surtout les rieurs avec moi, et que les indifférents et les détracteurs passeraient leur chemin, devant un sujet de si peu de conséquence - comme ils le faisaient devant mes propres articles. Las, la réaction de certains blogueurs m’a plongée dans des gouffres de perplexité ! Et voilà qu’aujourd’hui, je vois apparaître dans les commentaires du blog Haut et Fort, de mon propre blog et même dans des articles de blogs extérieurs des jugements drastiques sur mon initiative, qui pourraient être opportuns s’ils n’étaient pas tellement éloignés du contexte et de la signification de la chose... Estimant jouir dans tous les cas d’un droit de réponse, je me permets d’en user, certainement pas dans le but de blesser, mais les épines sont le moyen naturel d’expression de la timide rose (uhum…) que je suis. Je ne demande pas l’amour des autres, mais je tiens à mon amour propre et je demande à ne plus voir déformée ni interprété de travers ma plaisanterie innocente !

Donc, je suis aujourd'hui jugée comme une...

... catalogueuse professionnelle et marchande d’étiquettes !

Le premier reproche et le plus récurrent de ceux qu’on m’a infligé. A ceux-ci, je dirais qu’en parcourant leurs propres blogs, je trouverai sans doute au moins une dizaine d’étiquettes qu’ils se sont eux même attribuées, ne serait-ce qu’en s’autoproclamant dans le camps des « contre » (ce qui signifie qu’ils ne sont pas dans le camp des « pour »). Ce qui est d’autant plus absurde que cette petite bannière n’amène aucun avantage particulière, qu’elle n’oblige à rien, qu’elle n’est qu’un clin d’œil que peuvent transmettre ceux qui le désirent. On peut très bien être Very Important blogueur et Very Insignifiant Blogueur si l’on se reconnaît dans ce qui ne mérite pas même le nom de « démarche ».

Passons aux mots qui ne font mal que si on les affuble de leur manteau le plus noir : je suis pour la catégorisation, quand elle n’est ni exclusive ni restrictive et peut donner une meilleure transparence à un thème, une passion. Quant au catalogage, c’est dans ma culture professionnelle la description exhaustive d’un ouvrage afin de pouvoir plus aisément l’identifier et le retrouver. Je vais être large d'esprit et considérer que je suis flattée plutôt que vilipendée !

Enfin, pour ma part, je ne clanise qu’avec ceux qui m’interpellent, quelle que soit la couleur annoncée. Je me moque pas mal des étiquettes que chacun peut se coller. Haïr les étiquettes, cela signifie les prendre encore trop au sérieux. Et aussi se coller à soi-même l’étiquette de celui qui n’aime pas les étiquettes…Comme le bon vieux dessin humoristiques de l’homme qui colle sur un mur une affiche sur laquelle est marqué « défense d’afficher ». Qui a dit que le monde était logique ?

... une championne de la dévalorisation (de ma personne et par là, par un singulier mystère, des autres...) !

Ce qui m’assoit littéralement par terre (ce qui n’est pas très confortable pour taper sur mon clavier…), c’est l’émoi considérable que ressentent certains devant le seul mot « d’insignifiant ». Je me croyais trop sensible, je me découvre un certain recul face aux mots et aux nuances. Tout d’abord, si je m’étiquette « very insignifiant blogueuse », c’est mon affaire et je l’assume parfaitement. A part ceux qui se soucient vraiment de moi (lesquels ont rit de bon cœur à la petite blague), je ne vois pas qui cela devrait troubler. De même pour ceux qui ont choisi de me suivre.

Je pensais la blogosphère plus légère, avec différentes bulles reliées par des fils d’humour et occasionnellement d’amour… Après un premier bris d’illusion - sur les fils d’amour, je constate à présent qu’il en est de même pour les fils d’humour. Les blogueurs sont des gens sérieux, très sérieux, immensément sérieux… Il protègent leur image – et l’image que d’autres risquent de faire rejaillir sur eux - avec autant de passion qu’un noble espagnol du grand siècle – et sont à peu près aussi susceptibles. Je ne les blâme pas pour autant – chacun de nos blogs est greffé d’un petit morceau de nombril. Peut-être, d’ailleurs, les seuls qui réagissent négativement souffrent du fait que la toile est tendu dans une jungle impitoyable… Tandis que ceux qui pourraient rire ne me juge pas digne de susciter leur rire. C'est peut-être ce qui me peine le plus...

Attention, parallèle acerbe, âmes susceptibles s’abstenir !


Je n’assimile pas tous ceux qui ne sont pas VIB (importants) aux VIB (insignifiants) mais on semble croire que c’est le cas. Je pense me retrouver face au vieux phénomène de troupeau : si deux moutons sur le pré dansent la gigue, tous les autres moutons vont bêler de protestation de crainte que tous les moutons soient assimilés à des danseurs de gigue – même s’ils ne risquent pas pour autant leurs gigots. Peur du "qu’en dira-t-on" qui de tout temps brida la liberté !

Et paragraphe larmoyant… de mise sur la blogosphère...

Mais cela, encore, je peux l’accepter… Le plus triste c’est que toutes les personnes qui s’épanchent sur l’aspect « négatif » de ma "Vibalternatisation" n’essaient pas forcément, pour autant, de découvrir et de partager mon univers - ou bien, cela ne leur évoque rien de plus qu'une miette de pain sur la table, vu le vide total de commentaires... Ce qui me fait penser qu’après tout, ceux qui récusent cette notion d’insignifiance me taguent de fait – et involontairement - comme tel. Les sujets sur lesquels je pensais avoir induit un aspect gentiment polémique se fossilisent lentement dans l’indifférence générale, tandis que cette microscopique image parodique accouche d’une montagne qui commence à devenir pesante. Je me demande si après tout, ce que l’on me reproche n'est pas d'avoir fait parler de moi !

Bref, la société bloguesques, comme je l’avais fait valoir dans La solitude de la blogueuse de fond n’a strictement rien à envier à la société « IRL » dans ses aspects les plus décourageants et déconcertants.  Pour citer à nouveau cet article : « l'on tolère certains actes des uns et pas des autres, […] la même blague fait rire ou non selon celui qui l'énonce ». Notamment pour une ex-précoce-quasi-geek-totalement-bizarre qui n’a aucun sens, ou presque des conventions sociales implicites…

 

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jeudi, 24 juillet 2008

Changements estivaux !

Afin d'accompagner l'évolution de ce blog, j'ai décidé de créer quelques petites catégories afin de délester le "fourre-tout" des "Interludes".

 Donc, vous trouverez désormais les catégories "Futilités domestiques" (les aventures des poissons rouges... et autres inepties) et "Promenades". La catégorie "Jeux et rôles" devient "Le rôle et l'habit", afin de rester en phase avec la prédominance de l'aspect "costume" des notes qui s'y trouvent.

 Sur ce, en attendant que je rattrape mon considérable retard, petit clin d'oeil à la période d'été :

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jeudi, 19 juin 2008

Le jeu des cinq tags - 19 juin, 12 h 28 !

Voilà, les tags ont assez changé pour que je m'amuse à nouveau à pratiquer le jeu des cinq tags. Je n'ai pas encore initié une mode, mais peut-être, au gré des années, certains blogueurs apprendront à jouer de l'actualité avec humour. Tiens, en passant, j'ai vu sur mes stats que le staff de "Blogspirit" était passé par chez moi. J'aimerais savoir si cela fait partie de procédure de surveillandce "aléatoire" ou si des mouchards les alertent des cas d'impertinence !

Revenons à nos moutons. Aujourd'hui, voici les tags capturés :  Politique, Littérature, Europe, Irlande, Sarkozy. Pas très emballant... Mais il faut faire avec.

 Quand je dis que je ne m'intéresse pas à la politique, c'est faux. Je trouve que la politique en tant en qu'art et science peut être passionnante : le traité de politique en tant qu'oeuvre de littérature est hélas un genre devenu rare. Au lieu de commentateurs stériles, d'analystes sentencieux, de populistes verbeux et de biographes hargneux, nous aurions besoin de fins littérateurs prêts à écrit de nouveaux "bréviaires du politicien", à la fois cours d'habileté pour leurs contemporains et clefs de compréhension pour les profanes que nous sommes. Mais ça, c'est peut-être dangereux... Par définition, les masses n'ont d'utilité que quand elles restent à leur place... de masse...

Cas typique, en ce moment, autour de l'Europe. Tout d'abord, à la sauce mercantilo-sportive avec le coupe de football, dans la plus grande tradition du principe "Du pain et des jeux" qui rend la foule docile comme de gentils toutous... Je ne peux que regretter que la médiocrité de l'équipe de France ne calme pas les ardeurs des passionnés au point d'ébranler l'hégémonie imposée du "jeu de baballe". Ensuite, l'Europe mise à mal par le référendum en Irlande. Pour ma part, je me garde bien de juger car je ne suis pas dans la tête des Irlandais. Il est souvent un peu facile de hurler à la stupidité du bon peuple quand il prend une direction contraire à l'opinion jugée "correcte" par les élites - ce "bon peuple" irait, sans un poil de réflexion en plus, dans le "bon" sens, on s'extasierait de son réalisme et de son intelligence.

De toute façon,  afin d'éviter toute réflexion, le plus simple est de trouver un coupable ultime. Je vais ressortir ma sous-culture générationnelle et télévisuelle : qui se souvient de la chanson de Corbier, gratte-guitare attitré des émissions de Dorothée, qui mettait tous les maux du monde sur le dos du réalisateur de l'émission, le malheureux Pat Le Guen (qui, avouons-le, savait prendre) ? Remplaçons le nom de monsieur Le Guen par celui du président Sarkozy et le tour est joué ! 

Aux cas où, je signale quand même que ce petit texte est avant tout un exercice de style imposé, qui n'a pas vocation à initier de débat d'opinion ! Sait-on jamais... 

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jeudi, 05 juin 2008

Le jeu des cinq tags !

Sur la page d'accueil de Hautetfort, figurent les tags les plus "chauds" : les plus utilisés du moins... Sont-ils les plus consultés ? J'aimerais bien le savoir.

 Étant de tempérament ludique, voilà ce que je propose aux potentiels VIB alternatifs : utiliser périodiquement les cing "tags les plus chauds"  dans un article, en rédigeant un texte qui s'y rapporte (même s'il est fumeux, surtout s'il est fumeux). 

 Voici les cinq "tags les plus chauds" du moment :  politique, littérature, blog, photo, blabla de fille  

J'ai toujours aimé les débats: tout est sujet pour moi à l'argumentation et à la discussion. Cela devrait me donner du goût pour la politique : c'est tout le contraire. Le débat politique est le plus souvent le plus irrationnel qui soit. Il porte sur des opinions viscérales qu'aucun argument logique ne saurait pouvoir faire fléchir. C'est la raison pour laquelle j'aime à porter mon amour de la "dispute" (au sens antique du terme) vers des sujets moins graves : la littérature, par exemple, quoique je n'aime pas forcément le relent d'intellectualisme prétentieux qui s'y attache, et qui transparaît clairement à travers certains blogs qui tiennent plus de la culture-confiture (celle qu'on étale) que d'une réelle passion.

Ainsi, il peut y avoir un gouffre entre celui qui lit pour se sentir sentir savant et celui qui lit pour son plaisir. C'est également vrai dans le domaine de l'image : entre ceux qui publient des photos pour partager un vécu, et ceux qui se prennent pour des "Photographes" avec un grand P, et qui innondent leur blog d'images farfelues ou artificielles.

 Mais ce n'est pas parce que je n'aime pas qu'on se prenne trop au sérieux que j'adhère à la futilité affichée des blablas de filles... En particuliers parce qu'elle met à l'honneur la superficialité extrême de l'individu, focalisée sur l'apparence. Même si j'admets qu'écrire des pages entières sur ses cheveux ou son gel douche demande un talent qui rappelle celui de Francis Ponge quand il se focalise sur un huitre ou une orange... 

  Et voilà, c'est fait ! Vu que les tags ne se renouvellent pas à l'infini, il va falloir jouer serré pour arriver à faire dans la variété...

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vendredi, 16 mai 2008

VIB alternatifs : le retour de la revanche

Revenons à notre club des VIB alternatifs, les "Very Insignifiant blogueurs"... Voici la petite bannière destinée à figurer dans des menus latéraux.  

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Si des blogueurs de passage veulent se joindre à notre mouvement inutile et sans prétention (sait-on jamais), ils peuvent bien sûr profiter de cette bannière et même demander une version d'une autre couleur si elle va mieux avec le peinture de leurs murs ! 

Même si nous ne sommes que deux, nous seront déjà une foule ! 

   

"Very Insignifiant Blogueurs"

En passant sur l'accueil du site qui me fournit gracieusement ce blog, je suis tombée sur l’annonce suivante :

« Le club VIB [Very Important Blogueurs] rassemble le meilleur des blogueurs »

Je passerai sur ce cas typique de franglais (deux mots parfaitement british pour un monstre de Frankenstein…) pour proposer, de mon côté, que soit créé le club suivant : celui des « Very Insignifiant Blogueurs ».

Soyons petits, ignorés, impopulaires car réticents à s’engouffrer dans  les sujets qui fâchent et qui font brailler. Parlons des mille petites choses qui constituent la vraie vie, et non des mille grandes choses qui nous donne l’illusion de vivre.

Soyons insignifiants et soyons en fiers !

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