jeudi, 22 janvier 2009
Un retour penaud...
Plus de deux mois sans bloguer... On a dû me croire morte (surtout au vu de ma dernière photo) ! Ou démotivée. En fait, pas vraiment. J'étais toujours motivée, mais plus encore pour différentes choses qui n'étaient pas le blog.
Par où commencer ? Tout d'abord, par une huis-clos fin novembre, dans le monde de la bande dessinée Fables, où j'incarnais la "Méchante Reine" (pour quelqu'obscure raison, je préfère ce terme à celui de "Vieille Reine", allez savoir pourquoi ! ;). Ce qui implique, bien sûr, le temps de couture règlementaire...

Puis il y a eu le mois de surchargé de décembre, puis le mois surchargé de janvier. Je me suis investie dans différents projets, autour du jeu de rôle par mail et forum, des enfants précoces... J'ai préparé le déménagement de mon service. J'ai pris des vacances en famille - et je me dit que je ne suis décidément pas faite pour être un animal de clan...
J'ai surtout appris à utiliser un CMS : c'est à dire un système de gestion de contenu - SGC ou en anglais, Content Management Systems. Le contenu en question, c'est celui d'un site web, mais qui grâce à ce système devient aussi aisé à gérer qu'un blog. Celui-ci s'appelle GuppY. Ce petit poisson a largement contribué à dévorer mon temps.
Pour le reste :
Mon zèbre fait des progrès sous la férule de son psychopédagogue. Pour la première fois, nous le voyons bouquiner avec ardeur un livre de Fantasy pour les enfants. Par contre, l'école a mis un moment à intégrer le fait et accepter de coopérer. Le fait qu'il s'agisse d'un spécialiste reconnu et renommé et que la directrice ait appris incidemment que j'étais un cadre scientifique surdiplômé, qui travaillait en constact avec certaines sphères du pouvoir, a sans doute joué. Tant mieux pour nous, mais il faut avouer que c'est assez écoeurant...
J'ai intégré au début du mois une nouvelle chorale, en espérant tenir le rythme. Une corale décidée à couvrir de A et Z le fameux Dixit de Haendel. Au pire, j'étendrai mon registre dans l'aigu...
Les poissons vont bien, ils persistent à dévorer toutes les plantes que nous tentons d'introduire dans l'aquarium, même les plus coriaces ! Le Shubunkin a doublé de taille, dépassant son gracieux compagnon. Deux gros escargots jaunes, presque aussi gros que leurs terrestres cousins bourguignons, broutent avec ardeur les algues qui envahissent le petit domaine aquatique.
Et vous ?
22:01 Publié dans Interlude | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gn, jeu de role, enfants, école, animaux, chant, musique
mercredi, 15 octobre 2008
Choriste en plein dilemme
Avec bien du retard, je reprends le fil de ma chronique vocale. Deux concert à mon actif, les 13 et 24 juin. Mais ce fameux mois de Juin est un mensis horribilis si surchargé que j'ose à peine regarder mon agenda.
Le concert de ma chorale locale tombe le même soir que la fête de l'école d'un de mes fils (quelle idée d'organiser une fête de maternelle un vendredi soir !) De plus, j'ai eu la faiblesse de laisser mon n'hom partir en GN. Je passe sous silence le reste du programme de fin de semaine, durant lequel je n'aurais pas deux minutes pour souffler ! Heureusement, le jeune voisin qui me sert de baby-sitter accepte non seulement de garder les garçons, mais de les accompagner à la fête.
Je ne suis pas en condition idéale. Ma voix trahit ma fatigue. De plus, ma place, tout en haut des praticables, ne me permet pas d'entendre le reste de mon pupitre. Je pense rester dans le rythme, mais si les autres ne le sont pas, c'est moi qui aurait l'air dans l'erreur... Tant pis, je fais ce que je peux. Mais quand le choeur se met à détonner, tandis que je reste cramponnée au piano qui joue tout près de moi, j'arrête tout simplement de chanter plutôt que d'émettre une note en disharmonie avec la disharmonie ambiante. J'échange un regard avec ma voisine, nous pouffons de rire, silencieusement. Au final, il paraît que ce concert n'était pas si nul. Heureuse de l'apprendre...
La prestation de mon autre chorale s'annonce mieux, malgré l'entorse que je me suis bêtement infligée la semaine d'avant : les marches, il n'y a rien de plus traître. Surtout quand vous leur tournez le dos ! Les chose se passent plutôt bien, je réussis même à passer le si aigu que le chef de choeur m'a suggéré de lancer une l'harmonie finale. Les chants religieux sont dans la moyenne, le Carvavale de Rossini est un rêve à interpréter tant nous l'aimons et le maîtrisons (c'est souvent ainsi...) Par contre, honte à moi, je perd un peu pied sur mon solo dans l'Insalata Italiana : je continue sur des paroles phonétique en tachant de repérer sur le classeur de ma voisine où nous en sommes. Ma montée vers les aigus se passe bien, mais trop soulagée, j'oublie un morceau de la suite... Heureusement que le morceau, repris en bis, passe à la perfection lors de la seconde interprétation. Mais en dépis de toutes les félicitations que je reçois, je crains d'avoir démérité...

Depuis la rentrée, j'ai repris du service dans ces deux chorales. Dans cette de mon ministère, je suis en sursis, à plus ou moins long terme, en raison d'un futur changement de mon lieu de travail. Dans la chorale associative de ma ville... C'est une autre histoire. Je réalise que je ne suis plus aussi motivée à chanter la même chose que les vingt ou trente sopranos de mon pupitre. J'aspire à autre chose...
Mais quel autre chose ? Puis-je vraiment me mesurer aux solistes officielle, semi-pro de notre ensemble ? Cependant, est-il logique que le moindre petit bout de solo, même simple, même bas, leur soit réservé ? Je suis partagée entre deux sentiments... Un vague honte à l'idée de me conduire en enfant gâtée, de me laisser monter la tête par les paroles de ceux qui se demandent pourquoi, avec une voix telle que la mienne, je ne suis pas soliste, de me surestimer alors qu'il est si évident que je ne suis pas prête. Mais aussi l'impression que si rien ne me motive à progresser, ma motivation va s'éteindre progressivement puis mourir... Et après... Quoi ?
Je suis trop âgée pour fréquenter un conservatoire, je n'ai pas les moyens de me payer des cours individuels. Si seulement j'avais saisi ma chance il y a dix, vingt ans... Je n'envisage pas d'entrer dans une autre chorale, ça ne serait pas loyal et j'ai fait mon trou dans celle-ci... Et puis, tout serait sans doute pareil. A présent, je me sens bloquée dans une ornière, avec la peur que la passion à laquelle j'ai consécré tant d'heures prenne un goût de cendre. Si seulement, dans le domaine du Gn, je pouvais valoriser ce don... Mais non : jouer d'un instrument, danser, voici qui est valorisant. Chanter... C'est du niveau de tout le monde, à supposer même que ce soit agréable à écouter.
Je sais... Il y a tellement plus grave dans la vie...
20:17 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chant, concert, musique
lundi, 26 mai 2008
Petit tour chez Auber
Auber : tous les Parisiens (au sens étendu du terme...) connaissent ce nom. Du moins, s'ils utilisent la ligne A du RER. La station Auber est en quelque sorte le nom "souterrain" de la station Opéra, carrefour de multiples lignes et étendant dans son immense hall une mini-galerie marchande préfigurant modestement l'accès donné sur les grands magasins parisiens...
Auber est également le nom d'une rue du même quartier de l'Opéra (le "Garnier", le seul et véritable opéra parisien, celui dont le plafond a hélas été recouvert de gribouillis à la mode au nom de la prétention moderniste du XXe siècle...)
Le pauvre Auber, dépouillé de ses prénoms (Daniel François Esprit... Ca ne s'invente pas !) était en fait un compositeur ayant marqué son temps de nombreux opéras comique et autres compositions. Pous en savoir plus, quelques liens : la Wikipedia mais aussi le site Musicologie.org.
J'ai cherché en vain la date du O Salutaris Hostia que nous répétons actuellement. Il est possible qu'il s'agisse d'une des parties de la messe solennelle de 1912 : le O salutaris Hostia est un antienne d'élévation qui peut s'adjoindre aux parties principales (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei...) de ladite messe solennelle. Elle fait partie de Verbum Supernum, hymne composée par Thomas d'Aquin pour la prière des laudes. Voici les paroles latines et une traduction (un peu boiteuse, probablement !) :
O salutaris hostia,
cæli pandis ostium,
Bella premunt hostilia;
Da robur, fer auxilium.O hostie salvatrice,
qui ouvre l'entrée du ciel
La guerre funeste nous assaille
Donne nous la force, apporte nous ton aide.
L'air est simple et beau, sans difficulté technique majeure, ce qui donne l'occasion de travailler la technique plus que l'enchaînement des notes... La résonance des fosses nasales, vous connaissez ?
16:21 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : auber esprit, opéra, musique sacrée, chant, chorale, messe
jeudi, 22 mai 2008
Programme de musique sacrée
Revenons à la chorale du mardi midi, celle qui dépend de l'association culturelle du ministère ou je travaille. Quelle vilaine phrase, qui ne restitue pas ce que j'aime tant dans ce groupe où j'ai le sentiment de plonger dans des voyages musicaux toujours passionnants.
Après le programme varié et complexe du début de l'année, dont la terrible cantate de Poulenc Soir de Neige, le chef de choeur a décidé de nous lancer, pour la seconde partie de l'année, sur un programme "d'acquisition rapide" basé sur le chant sacré français du XIXe siècle (à une exception près). Un moment envisagé, le Cantique de Jean Racine de Fauré nous est épargné (ouf !), ainsi qu'une pièce de Messiaen certes intéressante mais techniquement trop complexe pour entrer assez rapidement dans nos têtes d'amateurs.
D'après ses explications, la France possède sur ce point un patrimoine très riche, qui n'a pas souvent été jugé à sa juste valeur : les spécialistes de musique sacrée préféraient mettre en avant le patrimoine baroque, certes riche et passionnant, mais qui ne constituait pas l'essentiel du genre. Et son avis sur la période semble rejoindre le mien : un âge qui ne doutait de rien, sans fausse retenue...
Les chants rassembleurs mais simplets du style Vatican II nous ont fait oublier ce que pouvait être l'importance - voire même... le poids - de la musique lyrique dans les célébrations. D'un autre côté, leur évacuation par le fameux concile s'explique sans doute aussi (toujours d'après mon chef de choeur) par le fait qu'il devenait insupportable aux oreilles de clergé d'entendre tous les dimanches ces chants massacrés par des carusos à la petite semaine et des divas du dimanche (littéralement).
Voici la teneur du programme, pour l'instant :
- Daniel François Esprit AUBER : O salutaris Hostia
- Marie-Joseph-Alexandre DEODAT de SEVERAC : O sacrum convivium
- Maurice DURUFLE : Ubi caritas, Tantum ergo
- Edward ELGAR : Ave verum
- César FRANK : Psaume 150
- Théodore DUBOIS : Tu es Petrus
Vous pouvez voir qu'un citoyen de la perfide Albion s'est glissé parmi nos compatriote, pour la bonne cause !
16:13 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chant
Les loups, le retour
Ça y est, le spectacle à eu lieu... Samedi soir (je sais, je remonte dans le temps). Je passerai sur les presque deux heures d'angoisse dues au fait que les enceintes et une partie des costumes avaient été enfermés dans un local dont la chorale n'avait pas la clef... Ni d'un gang de Lupins débutants (choristes, papas - dont mon n'hom, agent technique de la mairie) s'attaquant à la porte pour délivrer le matériel captif. En grande partie grâce à l'outillage de mon dit n'hom...
Les enfants ont un peu souffert de cette tension... dont le mien qui a fait sa traditionnelle crise de trac aigu, heureusement avant le spectacle, cette fois, et pas pendant. C'est déjà ça... Il y a eu une deuxième cession, dans des circonstances moins rocambolesques, à laquelle nous n'avons pu être présents.
En attendant, une petite photo, qui respecte comme il se doit le droit à l'image des enfants... (celui avec le masque sur les yeux étant le mien).
00:27 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chant, chorale
vendredi, 16 mai 2008
Mon p'tit loup...
Revenons aux activités chorales, pas les miennes mais celles de mon fils... J'avoue honteusement l'avoir poussé dans la section "Enfants" dans ma chorale de Vincennes en partant du principe suivants : "Essaye avant de dire que ça ne te plait pas" ! Tous ses efforts pour y échapper (en grande partie par peur panique des concerts) n'ont pas réussi. Mais il faut bien constater que la comédie musicale composée par notre pianiste sur le thème du Livre de la Jungle a fini par le motiver. Au point qu'il accepte de monter sur scène avec les autres, engoncé dans un costume de fourrure, avec un demi-masque de loup sur le nez. Il se débrouille plutôt bien, quand il ne trouve pas une raison ou une autre de se plaindre ou de faire le zouave...
Même si ma participation a été somme toute modeste dans la confection des costumes, j’avoue faire déjà une overdose de fourrure grise, dont les touffes s’accrochent partout. Mais enfin, les gamins sont adorables, même si arriver à les mettre tous dans leurs costumes et faire ce qu’ils ont à faire est à véritable défi pour la chef de chœur et tous les bénévoles qui mettent la main à la patte.
Pendant la générale, durant l’échauffement, je croque deux fillettes en « jogging à poils longs » (celle de droite a son masque relevé, celle de gauche ne l’a pas encore mis).

Croisons les doigts pour que le spectacle se passe bien, et surtout, surtout, sans coup d’éclat de mon fauve à moi !
14:20 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chant, dessin
mercredi, 19 mars 2008
Mes débuts de "soliste"
Voilà, les deux concerts de mes deux chorales - qui sont tombés presque l'un sur l'autre - sont passés... Une grande nouveauté dans le second : je débutais avec une petite partie soliste, pour la (presque) première fois (je ne compte pas deux petits phases chantées lors d'une messe de commémoration historique).
Le premier concert, samedi soir, est arrivé au terme d'une journée "terrible" : achat de tissus dans le quartier du Sacré-Coeur le matin, déjeuner au restau avec mon n'hom et les enfants le midi (pour les 9 ans de mon grand), puis répétition pour le second concert prévu pour le lundi. De plus, nous recevions une chorale belge et notre programme représentait une portion congrue face au leur, ce qui est tout naturel. Il y avait beaucoup de Gounod et Gounod ne m'en"chante" guère... Bref, rien 'était rassemblé pour un grand cru et je doute que ce en fut un.
Lundi, j'avais pris une journée de congé pour éviter tout stress. Le programme était plus motivant : après la prestation du "Petit coeur" du ministère des Finances, nous avons chanté avec eux le madrigal de Saint-Saëns "Des pas dans l'allée", un madrigal d'Anthoine de Bertrand sur des paroles de Ronsard ("Ce ris plus doux"), plusieurs pièces de Poulenc (la cantate "Soir de Neige", "A peine défigurée" et "Belle et ressemblante"), puis enfin l'Insalata Italiana de Richard Genée, une pièce amusante qui parodie l'opéra italien et dont les paroles ne sont composées que des nuances musicales (forte, piano, etc.). J'y tenais en soliste la petite partie de soprano.
Le chef de choeur m'avais dit que m'avancer, il ne m'avait pas prévenue qui me ferait carrément chanter au milieu de la scène devant tout le monde. Je ne me suis pas effondrée, ouf !
Enfin, un dernier chant en commun, le Carnevale de Rossini, qui met en scène de pauvres aveugles en train de mendier, mais cependant sur un ton festif. Ce qui était assez adapté puisque le concert prenait place dans le cycle "Mille choeurs pour un regard" au profit de l'association Retina.
Nous sommes tous repartis content, je souffre à présent d'une sévère retombée d'adrénaline ! Encore un petit moment de gloire raisonnable dont je pourrai parler à mes petits enfants !

11:48 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chant, art, musique
jeudi, 21 février 2008
Ici ou LA
Quand je chante toutes les petits notes qui se promènent au dessus de la ligne du haut de la partition de Haendel, je repense au fait que la hauteurs du LA n'était pas la même à l'époque baroque. Fixée aujourdhui à 440 Hz, cette vilaine petite note était à l'époque dans les 415 Hz. Vu que les écarts relatifs entre les autres notes sont fixés à partir du LA, on comprend tout de suite que ces envolées aigues étaient moins vertigineuses en ces âges heureux !
Cela dit, j'ai constaté ce soir encore que ma voix avait changé - pour le meilleur - en agilité et en puissance. Paradoxalement, cette puissance est justement plus contrôlée - ou plus contrôlable. Alors que la plupart doivent apprendre à timbrer et donner du son, je dois apprendre à donner moins de son. Ce qui nécessite un travail ardu de tout le corps (contrôle des abdos, de l'ouverture vocale, de la respiration...)
Sans oublier le mental. Important, ça, le mental. Il faut apprendre à pratiquer la pensée positive chère à ce bon vieux Émile Coué de la Châtaigneraie et sa célèbre méthode.
Sinon, je viens de trouver sur le web un petit bijou, le Jardin de DB, site de la journaliste Dominique Bardel. C'est agréable, bien fait, complet, il y en a pour des heures de flânerie. Et hop, dans mes liens !
00:20 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chant, art, musique
dimanche, 17 février 2008
Félicité
Habituellement, je vois venir les journées de chant que je "subis" depuis près de quatre ans avec un peu d'inquiétude. En effet, ces journées de répétition nous font prendre conscience de nos faiblesses, des point où nous "coinçons", surtout quand la fatigue s'en mêle.
Aussi est-ce avec une joie presque extatique que j'ai encore constaté que depuis quelque mois j'étais en net progrès. Ma voix monte beaucoup mieux, je me fatigue moins... Cela ne veut pas dire qu'il n'existe plus de difficultés ou de tensions, mais elles sont plus rares et moins marquées. Le plaisir en est sublimé. Et les notes qui tourbillonnent dans ma tête de mener une sarabande encore plus débridée...
Je profite également du plaisir de chanter à côté d'une autre soprano "1" dont la voix est aussi puissante et timbrée que la mienne, bien d'un caractère différent (moins vibrante, plus "charnelle"), et la fusion de nos voix crée une couleur encore différente : c'est cela, chanter en choeur, la complémentarité, l'écoute de l'autre, la plaisir de vibrer en commun. Certes, il va falloir encore du boulot (dixit la chef de choeur) pour que nous puissions chanter nos quelques lignes de duo dans le "Dominus a destris tuis" du Dixit dominus de Haendel. Mais l'impulsion est donnée.

En attendant, petit éclaircissement sur un détail perturbant : comment ça s'écrit... Haendel ? Car on trouve aussi Handel ou Händel ? Réponse trouvée sur la Wikipedia : en allemand, Haendel et Händel sont deux graphies équivalentes. Mais après son installation en Angleterre, il a retenu Handel, la graphie anglaise de son nom.
Haendel fut, comme tant d'autres compositeurs (plus qu'on ne le croit, en tout cas) génial et précoce. D'ailleurs, il n'avait encore que 22 ans quand il composa cet éblouissant Dixit... Je ne résiste pas à la tentation d'afficher ce portait du monsieur, qui semble avoir des goûts aussi fastueux dans le domaine vestimentaire que dans celui de la musique. A moins que ce ne soit que pour le tableau ?
22:45 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chant, art, musique, HAENDEL Georg Friedrich
vendredi, 15 février 2008
Première Aria : mes passe-temps étranges...
Au passage, je vous conseille d'aller faire un tour sur le site The Mutopia Project, qui rassemble des partitions libres de droit et d'utilisation sous licence Creative Common. Un grand bravo au passage ! Et de regarder - si cela vous chante (sic) :
Ebra d'Amor fuggia, Cantata a voce sola di Soprano, by F. Mancini
Donc, cette pièce est une cantate pour voix de soprano, sur le thème de la lamentation d'Ariane abandonnée seule sur son bout de rocher par cet irresponsable et ingrat de Thésée, à qui elle avait pourtant donné un sacré coup de pouce (ou plutôt, un sacré bout de fil). Il s'agit de différentes arias réunies par un récitatif. Une de ces arias, "Ingoatelo, Laceratelo" voue ce traître perfide aux fureurs de la mer. Sa vivacité et les vocalises qui s'égrainent tout au long de la pièce en font un bonheur lyrique. Néanmoins, étant encore débutante, je m'efforce surtout d'en tirer le maximum de plaisir en écorchant le moins de notes possible !
Ce qui m'amène à la question suivante : quelle est la philosophie du chant ? Chante-on pour soi même ou pour les autres ? Quelle est la part narcissique dans la recherche du "beau" et du "bien" dans le domaine vocal ? Car je dois me résoudre à admettre que je reste une chanteuse sans public (du moins pour ce chant) et que mon seul auditoire est ma famille qui doit subir déchiffrages, exercices et études, la partie la moins "brillante" du chant. Hors de cette cellule, de ce cocon, le chant est "personna non grata"...
Comme nous l'avons souligné dans le Prélude, l'art est difficile, mais aussi l'un des plus ingrats qui soit...
10:30 Publié dans Chronique vocale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chant, art, musique, MANCINI Francesco





