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mardi, 25 janvier 2011

Secret honteux

J’ai un terrible secret :

... j’ai des… traits « girlie ».

Le plus flagrant : mon amour immodéré pour les fards à paupière. Non que j’en emploie tous les jours - mes résolutions de me maquiller quotidiennement finissent toujours par faiblir et mourir. Mais c’est un syndrome à mi-chemin entre l'addiction du collectionneur (« Il me les faut tous » !) et un attrait presque artistique pour ces palettes multicolores (plus les couleurs sont nombreuses, plus je vibre) !

Je sais cependant que toutes me ne siéent pas : les couleurs qui avantagent mes yeux d’une fort banale couleur… marron (même si je verse parfois dans la tentation de nommer la nuance avec un peu plus de lyrisme, qu’il soit gourmand – chocolat – ou précieux – acajou -), se situent toutes dans une palette d’or-brun-beige-rose-violet. Les verts ne conviennent que lorsqu’ils tirent vers l’olive ou le bronze, les bleus sont proscrits hors occasions costumées…

J’ai une façon très personnelle de me « faire les yeux » : toujours polychrome, le plus souvent en camaïeux, le pâle en haut et vers l’intérieur, plus sombre vers lle bas et l'extérieur, puis enfin soulignés d’un trait de crayon – seulement sur la paupière du haut – qui remonte légèrement à l’Egyptienne.

Mes moyens limités ne me permettent pas d’employer des produits de marque – d’ailleurs, je les trouve barbants… - et je cède souvent à la facilité des bas de gamme (même si c’est honteusement… honteux). Plus ils sont luisants, lumineux, pailletés, plus ils m’enthousiasment.

Il s’agit de ma part d’une révélation sordide, vous ne me verrez donc pas ici afficher par le menu mes achats de maquillage, les lieux, les prix et les comparatifs. Mes propres tares, je les avoue et les assume, mais je ne tomberai pas assez bas pour me livrer au prosélytisme !

 

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samedi, 10 avril 2010

Shopping entre filles - version ISO : quatrième partie

Nous arrivons à la fin de cette petite virée en compagnie des filles de l'ISO. J'espère que cette petite fanataisie aura plus quand même un peu... Même aux gens qui ne sont pas des aficionados de science-fiction.


20 mn plus tard


" Alors, Cid, ne me dit pas que tu ne ressens pas une sorte de plénitude, de contentement. Comme si tu maîtrisais pleinement ta vie.


- A vrai dire... tu as raison. Il y a un peu de cela.


- Il y a eu des études psychologiques très poussées, tu sais... Quand tu fais du shopping, tu assouvis un désir et tu évites un sentiment de frustration tout en augmentant ton attrait social et sexuel et...


- S'il te plaît, laisse la philosophie à Rag.


- Ce n'est pas de la philosophie, c'est de la psychologie. La psychologie est une science. Pas une science exacte, mais...


- Attends... Tu as vu cette annonce là ? Sur le
cybermagasin d'à côté ?

- Euh, oui... Et alors ?


- C'est le même modèle que celui que tu m'as fait acheter, mais il est soldé à 50% !


- Ah oui... Tu as raison. Ça a dû échapper à mes recherches. Le réseau
infotrans n'est pas toujours à jour.

- Nous aurions pu payer moitié moins cher !


- Oui... Mais... Ça arrive. C'est un peu la règle du jeu. Tu cherches la meilleure affaire mais tu ne trouves pas toujours.


- Imagine que les services comptables de l'ISO fassent la même recherche que toi et découvrent que nous n'avons pas acquis au tarif le moins cher ? Les comptables sont capables de retenir la différence sur notre paye !


- Oui, en effet. Ce serait embêtant.


- Embêtant ? Juste "embêtant" ?


- D'un autre côté, il y a toujours moyen de s'arranger.


- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?


- Que l'information peut se perdre dans les méandres du système central.


- Berry... Ne me dis pas que tu vas HACKER LE SERVICE COMPTABLE ?


(
silence)

- Berry ? BERRY !


(
Les voix s'éloignent en fondu)

 

That's all Folks !

Merci pour vos (éventuels et... improbables) commentaires.

Je suis une incorrigible utopiste, non ?

vendredi, 09 avril 2010

Shopping entre filles - version ISO : troisième partie

Nous retrouvons donc nos deux filles, toujours dans leur cybercabine : cette fois, elles commentent le modèle. Je sais que mes élucubrations sont sans intérêt pour l'essentiel de la faune blogueuse, mais comme trois hommes ont ri en lisant la chose, peut-être aurai-je la chance d'amuser quelques personnes de plus...

 

"Regarde, c'est une combi-robe à la dernière mode, en tissus vert moiré de violet. Avec tes yeux et tes cheveux sombres, ça va être du tonnerre. Le tissus est intachable, hydrofuge et à mémoire de forme. Chaque fibre subi un traitement individuel...

- Ça va. C'est un vêtement, pas un appareil high-tech conçu pour le service...


- Techniquement...


- Eh ! Est-ce que ce n'est pas un peu... Je veux dire...


- Sexy ? Bien sûr que si !


- Tu es sûre que...


- Mais oui. Puisque je te dis que j'ai lancé une étude approfondie sur la tenue parfaite pour cette mission. Tu n'as pas confiance en la technologie ?


- Disons que ce n'est pas en la technologie que je n'ai pas confiance, là...


(
pause offensée)

- Et tu voulais demander conseil à qui ? Aux garçons ? Sois réaliste ! Le seul  à être objectif en la matière serait Rag et il est encore plus socialement inepte que nous.


- Contente de voir que tu es lucide.


- Lock est notre officier supérieur et il a une fille. Même s'il n'est pas assez vieux pour ça, il se pose en figure paternelle : son avis sur ta tenue serait motivé par cet aspect des choses. Quand à notre petit lieutenant... Tu te laisserais persuader par son charme dégoulinant et tu finirais en tenue de serveuse de bar chaud des
dockcities. Quant aux Badgers, je crains que leur vision des choses n'ait deux siècles de retard. Crois-moi : je t'apporte un point de vue unique et totalement sûr. 

- Effectivement. Présenté comme ça...


- Tu vois bien !


- C'est vrai que ce n'est pas mal... mais ça a vraiment besoin d'être aussi moulant en bas ?


- Tu peux changer ça, le niveau statique du tissus est variable, regarde... Et certaines jonctions peuvent être repositionnées.


- Impressionnant.


- Ne soit pas sarcastique. Tu vas être superbe.


- J'espère que le mode d'emploi est fourni !


- Bien sûr. Il ne manque plus que ton accord pour la transaction.


- Attends... Ce que je vois... C'est un hologramme ! Le modèle définitif...


- Sera assemblé par l'IA dès que tu auras signifié ton achat. Tu n'auras plus qu'à le récupérer ici.


- On aura tout vu... On va devoir attendre combien de temps ?


- Pas plus de vingt minutes. Ça en vaut la peine.


- Bon, d'accord... Attends... Mais... QUOI ?


- Qu'est-ce qu'il y a ?


- TU AS VU LE PRIX ?


- Quelle importance ? C'est l'ISO qui paye.


- Ça ne passera jamais sur une note de frais.


- Mais si. Notre mission actuelle est considérée comme prioritaire et politiquement sensible.


- C'est malhonnête.


- Mais non. Sans cette mission, est-ce que tu l'aurais achetée ?


- Bien sûr que non !


- Alors tu vois ! Laisse moi faire...


- Je sens que je vais le regretter.


- Tu dis ça maintenant, mais dès que tu l'enfileras...


- Je regrette déjà.


- Tu es vraiment négative. Allez, pousse toi. Nous devons être de retour au QG dans une heure, on ne va pas y passer toute la journée.


(
silence affairé d'un côté, accablé de l'autre)

A suivre

mercredi, 07 avril 2010

Shopping entre filles - version ISO : deuxième partie

Continuons à suivre nos deux héroïnes dans leurs tribulations, une fois entrées dans la cabine de la cyberboutique.

 

"On dirait une cabine de prise de vue holographique.

- C'est un peu le même principe. Ton corps va être scanné et le programme incorporé à la cabine va recréer une image de toi en trois dimensions, qui va servir pour la simulation d'essayage. Il faut que tu te déshabilles.


- Euh... Complètement ?


- Mais non. Tu peux garder tes sous-vêtements. Je vais me placer là, hors du champ.


- Je ne veux pas de remarques.


- Promis.


(
activité de déshabillage et rire étouffé)

- Qu'est ce qui t'amuse autant ?


- Ce sont les sous-vêtements standard fournis par l'ISO ?


- Oui. Ça fait partie de la tenue règlementaire.


- Je suis bien contente d'être un agent technique.


- Tu avais promis...


- Bon, bon, je me tais. Vas-y, place toi juste dans le cercle.


- Tu as l'air de maîtriser. Tu l'as déjà fait ?


- Bien sûr que non. Tous mes vêtements civils sont certifiés en fibres 100% biologiques et produits en contexte équitable.


- J'oubliais. Quelle question...


- Mais je suis une tech. Je maîtrise. Allez, c'est bon, tiens toi bien droite !


(
opération de scan)

- Tu aurais pu sourire un peu. On dirait que tu vas à ton propre enterrement.


- Je n'ai pas vraiment de raisons de sourire.


- Mais si. Comme je l'ai dit, nous sommes entre filles. Nous faisons du shopping. Il paraît que c'est ce que les filles font ensemble quand elles veulent avoir du bon temps.


- Je pensais que c'était draguer...


- Oui. Ça aussi. Mais pas toujours. Ce sera pour la prochaine fois. Tu peux te rhabiller, hein.


(
opération de rhabillage)

- Tiens, regarde ! Ton image en simulation 3D apparaît.


- Je... je ressemble vraiment à ça ?


- Oui. En plus figée.


- Merci... Elle a vraiment besoin de sourire bêtement?


- Sans doute. Oh, tiens, regarde ! Il y a une étude de ta silhouette globale.


- Je ne suis pas sûre de vouloir lire...


- Mais si... Tu tombes presque exactement dans la moyenne des standards esthétiques les plus reconnus.


- Fais voir ! Pourquoi, "presque" ?


- Un peu trop de muscle et pas assez de poitrine. Mais c'est assez négligeable.


- Comment ça, pas assez de poitrine ?


- Ne la regarde pas comme ça, ça ne va pas la faire pousser. Et puis, tous les hommes ne sont pas fanatiques des fortes poitrines. Allez, on va regarder la simulation de la tenue que je t'ai réservée.


- Parce que je n'ai même pas le droit de choisir ?


- On n'a pas le temps d'appeler ta mère. Encore un peu de patience, le modèle va apparaître.


(
silence patient)


A suivre

mardi, 06 avril 2010

Shopping entre filles - version ISO : première partie

Que se passe-t-il quand une Geek et un officier un peu rigide vont faire shopping dans une cyberboutique du XXIVe siècle ? Sur le mode du dialogue (avec quelques didascalies), un petit essai de virée dans l'univers des "girlies" par deux filles qui sont tout sauf ça. On s'adapte comme on peut en territoire inconnu. Comme d'habitude, la nouvelle est intégralement consultable sur le site dédié à Paradis XXIV.


"Décidément, Berry, je ne sais pas comment tu as fait pour me convaincre de te suivre ici.

- Nous somme dans une démarche logique, Cid. Nous sommes des filles. Nous sommes copines. Nous faisons du shopping.


- Ce n'est pas ce que tu as dit. Tu m'as dit que j'avais besoin d'une tenue adaptée pour cette mission sur Lumen.


- Alors, tu vois comment j'ai réussi à te persuader.


- (
soupir) C'était une remarque purement rhétorique, Berry. (silence) Mais est-ce que nous avions vraiment besoin d'aller dans cette cyberboutique ?

- Absolument. J'ai lancé une étude sur le réseau
infotrans et d'après les statistiques, c'est dans cette boutique qu'une parasite de ton âge pleine aux as viendrait s'habiller.

- Merci, Berry. Merci.


- Eh bien quoi ? Il faut bien faire illusion.


- Soit.


- Allez, viens.


- Il y a un soucis. Le module d'accès me dit que tu ne peux pas m'accompagner.


- Mais si, je peux. Il faut juste que tu attestes, juste là, que ma présence ne portera pas atteinte à ton intimité.


- C'est si intime que ça, d'acheter une robe ?


- C'est parce que... Hum... Disons que tu vas être amenée à dévoiler des parties de ton anatomie...


- Vraiment ? (
pause) Je ne suis pas sûre que ce soit approprié que tu m'accompagnes...

- Cid ! Nous sommes entre filles. Ce n'est pas comme si je ne t'avais jamais vue en tenue de natation ou d'entraînement, hein ! On voit bien que tu n'as jamais eu de sœurs.


- Toi non plus, Berry.


- J'ai une cousine au second degré, c'est presque pareil. Allez, entre !


- Bon, d'accord ! Mais c'est juste parce que je sais que si je ne le fais pas, je n'ai pas fini de t'entendre.


- Tu n'es pas une marrante, Cid.


- Je ne suis pas payée pour l'être.


- Tu ne vas jamais faire de shopping ?


- J'évite.


- Tu achètes tes vêtements civils toujours seule ?


- Non. Je délègue.


- Sans rire ! A qui ?


(
temps de silence)

- Ma mère.


(
éclat de rire d'un côté, silence mortifié de l'autre)

- Pour de vrai ? Tu ne plaisantes pas, Cid ?


- Pourquoi ? Ma mère a un goût très sûr.


- Tu as vraiment besoin que je prenne les choses en main. Je ne pensais pas que ton sens de la mode était aussi indigent.


- C'est toi qui parle ?


- Attends, mon sens de la mode est décalé, pas absent. C'est très différent. Et puis, je suis une
comptech. Personne n'attend de moi que j'aie du style.

- Aha.


- Allez, entre là dedans !


(
pause dans la conversation)

A suivre...