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mardi, 12 juillet 2011

Coup de gueule contre l'uniformisation d'une société (par ma lorgnette...)

Think different.

Est-ce que ce slogan vous rappelle quelque chose ?

Il servait à vendre un produit qui de nos jours, est devenu le symbole même de l'uniformisation des esprits.

Publicité omniprésente. Matraquage constant. Communication subliminale par l'intermédiaire des oeuvres de fiction où la marque apparaît constamment (on suppose que la production touche un beau paquet de billets verts à chaque fois).

Think different.

Je ne me suis jamais senti obligée de le faire. A l'époque, quand j'achetais un PC, c'était parce que la machine convenait à mes besoins. Je n'ai jamais été à l'aise avec le trognon, les pépins et la pelure. Encore moins avec le mépris élitiste de ceux qui en étaient adeptes et à qui je ne demandais que de m'oublier dans leur prosélytisme. Je n'ai jamais été obligée de reformater mon système tous les deux jours, merci.

Think different.

J'emploie une liseuse rétroéclairée ukrainienne, une tablette tactile française et un smartphone suédo-japonais. Les trois tournent sous Android (vous savez, ce système qui représente plus de parts de marché que le iBazar mais que certaines plate-formes de blog persistent à ignorer dans leur version mobile...)

Think different.

Aujourd'hui, je suis allée dans une grande surface informatique pour tâcher de trouver une housse pour ma tablette. Il y avait des piles de housses, sleeves, et autres mallettes pour le iMachin, mais rien n'était prévu pour les autres modèles. Pas UN accessoire. J'ai aussi eu un mal fou à trouver une coque anti-choc pour mon smartphone (il y en avait... bien caché...). J'ai enragé en songeant que pas un seul fabriquant ne faisait le pari de produire... différent.

Il y avait jadis une boîte qui nous disait "Think different". Cela n'a jamais voulu dire autre chose que "Think like me". Je n'ai jamais aimé qu'on me dise quoi penser. Merci.

 

 

jeudi, 20 mai 2010

Changer de murs ?

Je commence de plus en plus sérieusement à songer à transbahuter mon blog ailleurs. Je me sens de plus en plus mal à l'aise dans cet immeuble, où j'habite les combles, juste sous les énormes néons qui m'empêchent de dormir et de réfléchir, tandis que les locataires de première classe font la foire au premier.

Au départ, on nous avait fait croire que nous, les petits locataires, logés à l'oeil par charité, nous pouvions quand même participer un peu aux réunions de copropriété. Mais très vite, nous avons compris qu'on avait pas besoin de nous pour attendre le quorum. Nous ne savons même pas où poser une réclamation si une ampoule est grillée dans la cage d'escalier ou si l'on a taggé un mur.

Le problème, c'est que si je souhaite partir, je vais devoir bouger tous mes meubles et les remettre à la même place - exactement - et cela risque d'être un peu compliqué. De plus, comment mes quelques amis vont-ils me retrouver ? Déjà que j'en ai peu...

L'autre dilemme est le suivant : aller de nouveau me loger gratis dans un vaste immeuble, ou bien, au contraire, entrer en colocation chez un sympathique hébergeur - mais dans ce cas, il faudra que je fasse de sacrés travaux dans l'appart ?

Ou encore... Ne pas bouger. Après tout, ce ne sont que quatre murs. Pourquoi vouloir persister à vouloir vivre en communauté ?

samedi, 10 avril 2010

Geek-ification : usurpation d'identité !

"Toi, tu n'es pas un Geek... Tu es un "gamer", tout au plus..."

Par cette petite phrase, mon mari exprimait à un de ses amis son agacement de voir un peu tout le monde et n'importe qui se qualifier de "geek". Il y a quand même un énorme paradoxe dans le fait que les véritables "geeks", ceux à qui j'ai déjà pu servir de porte-parole pour en avoir un certain nombre dans mon entourage et partager avec eux quelques visions... et quelques inadaptations, se voient voler leur particularisme par des gens qui les méprisent profondément en tant qu'individus.

Démystifions, démystifions !

N'est pas un forcément geek celui ou celle qui : passe son temps devant les jeux vidéo ! C'est tout au mieux, comme dit plus haut, un "gamer". L'esprit ludique seul ne définit pas le Geek ! D'ailleurs, il existe de plus en plus de jeux à l'intention des gens qui, comme le faisait justement remarquer le  type de la boutique de jeux vidéos près de chez moi, ne savent pas jouer. D'où le succès de la Wii et des jeux de simulation de "vie réelle".

N'est pas un forcément geek celui ou celle qui : achète le nouveau gadget à la mode. Sachant que ces gadgets style iPhone, iPad, iTrucs et iMachins visent (comme jadis une partie des Mac) les gens qui n'y connaissent rien mais se veulent "branchés" : ce sont ceux que j'appelle volontiers les "technogogos". Il suffit qu'assis dans votre métro ou RER préféré, vous observiez attentivement les pigeons qui allument leur iPhone : je vous mets au défit de reconnaître ne serait-ce que 10% de Geek dans le lot ! Vous trouverez surtout des gens qui portent une attention particulièrement forte aux apparence. Ceux qui ont un vrai Geek à la maison savent que les technogadgets typiquement Geeks sont inutilisables pour les non initiés ou trop décalés pour conquérir les foules. Le Geek qui achète des "vrais" technogadgets espère pouvoir les reprogrammer et râle quand il apprend qu'il faut (encore) casquer pour pouvoir le faire.

N'est pas un forcément geek celui ou celle qui : possède un compte sur facebook, un sur MSN (même si c'est has-been), un sur Twitter, un sur Skype, met à jour un blog sur sa vie, son oeuvre... Ce ne sont pas des outils techniques mais des outils sociaux, qui servent en quelque sorte à reformer virtuellement la dynamique des cours de récré. Très peu pour les Geeks, qui ont déjà assez souffert de la stupidité profonde des codes sociaux à leur plus haut niveau. Ces supports sont d'un accès aisé même aux plus faibles en technologie et en informatique.  Personne n'est un Geek parce qu'il possède une ligne téléphoniqe, son nom dans l'annuaire ou même dans le Who's Who. Le Geek peut posséder ces comptes, mais il les emploiera comme des outils de communications, pas pour se faire briller ou courtiser les sujets alpha. Puis le Geek code lui même son blog... Et même si ce n'est pas la cas, il écrit dessus des trucs de Geeks qui n'intéressent que les Geeks.

N'est pas un forcément geek celui ou celle qui : exerce un métier technique ou informatique. J'ai connu des informaticiens qui n'avaient pas d'ordinateurs chez eux et à qui je pouvais, sur certains points, apprendre leur métier. Ce n'est pas rare de se fourvoyer dans un carrière non adaptée à ses aspirations, perce que maman a dit "Tu seras ingénieur, mon fils" ou tout simplement parce que l'on doit gagner sa croûte.

En définitive :

N'est pas un forcément geek celui ou celle qui : passe un temps excessif devant son ordinateur. Cela pouvait être vrai jadis, quand les ordinateurs étaient des articles rares que ne possédaient que quelques vrais passionnés (comme un de mes oncles au début des années 80), qui ne répondaient qu'à de longues lignes de code. Mais de nos jours, les ordinateurs sont faciles d'accès et servent à tout et à n'importe quoi, comme nous avons pu le voir.

Pour saisir tout les nuances de la geekitude, il existe quelques sites incontournables : notamment l'excellent BDG (Blagues pour Geeks) et bien entendu le fabuleux Test de Geekitude !

i am a major geek

vendredi, 09 avril 2010

Sociologie fantasmée de mes visiteur(euses)

Il paraît que depuis le début du mois, 131 personnes individuelles sont venues voir ce que je bidouillais sur ce blog. (je sais, c'est minable, mais je refuse de parler de sujets fédérateurs qui ne monopolisent qu'un neurone à la fois ou tous au même temps, jusqu'à l'implosion !)

J'aimerais bien les connaître, ces 131 personnes... Mais malheureusement, ce sont des voyeuses, planquées derrière leurs canisses. Il me faut donc leur inventer une sociologie, même si c'est de toute pièce.

1 est une bonne copine qui lit TOUT ce que j'écris : c'est en partie pour elle que je m'oblige à garder un certain niveau qualitatif !

2 ont suivi le lien qui se ballade dans mes signatures de forum, parce qu'elles aimaient bien le papillon vert. Vu que ce sont sans doute des Geeks ou des Rôlistes, ils sont tout au moins compatissants...

3 ont mis au moins une de mes images en lien direct (l'aubaine !) et ça compte comme une connexion chaque fois qu'ils ouvrent la page où apparaît cette image. C'est le seul domaine où vos biens continuent à vous servir même après avoir été pillés.

4 ont suivi des liens vers certains articles que j'ai indiqués ça et là pour diverses raisons. Une fois lu l'article en questions, ils ne se sont pas attardés. Gloups... Je devrais changer d'attaché de presse.

5 appartiennent au groupe des sympathisants plus ou moins fidèles, qui de temps en temps, se souviennent de mon lien dans leurs favoris et décident de me rendre visite comme on vient voir une brave cousine un dimanche de pluie.

6 sont tombés chez moi après avoir cherché quelque chose d'utile sous Google. Même un moteur de recherche peut faire preuve d'humour.

11 ont vu de façon fugace passer mes notes sur la page d'accueil de "HeF" et ont cliqué par curiosité compulsive... On leur avait dit que la curiosité était un vilain défaut ! Grâce à moi, ils le savent aujourd'hui.

12 ont suivi un tag du "nuage" et se sont laissés avoir par mon incroyable duplicité : eh oui, la seule soit-disant littérature dont je parle est celle que je produis et si je parle de mode, c'est dans une nouvelle futuristo-satirique (désolée, les filles,  pas de pub pour les chaussures sur mon blog, même si j'aime mes Bocage rétro à la folie ! Oups...)

28 ont vu apparaître un de mes commentaires décalés sur un autre blog et ont voulu voir à quoi ressemblait la bête. Ils n'ont sans doute pas compris où ils étaient tombés, les pauvrets ! Certains doivent encore courir...

Tous les autres sont des bots russes ou chinois... Personne ne leur demande de comprendre, c'est pour cela qu'ils sont si nombreux. En fait, je devrais les taguer "meilleur public", mais ils partent toujours trop vite. C'est dommage, moi qui aime les échanges culturels !

dimanche, 21 mars 2010

Le doux attrait du gadget

L'attrait du gadget technologique est souvent l'un des traits censés définir ce bizarre specimen d'humanité nommé "geek". Ce qui conduit parfois à de graves malentendus.

Car il ne faut surtout pas confondre le gadget coûteux imposé au grand public en le persuadant que c'est indispensable pour être branché (style... iPhone, pour ne citer que cette machine à faire du fric qui aurait de fâcheuses tendances à exploser au nez de ses utilisateurs, au sens propre comme au figuré), le gadget aux fonctions compliquées dont seuls les initiés comprennent l'utilité et le gadget utile mais si totalement décalé que seuls ceux qui n'ont aucune crainte d'être jugés sur leurs goûts bizarres en font l'emplète.

Autant le premier genre vise plus les gogos que les geeks, autant les deux autres entrent volontiers dans l'univers des geeks. C'est d'ailleurs pour cela que le dernier genre atterrit si souvent dans les magasins de déstockage. Trop kitsch pour la grande majorité de la population, qui ne voit guère à quel point un chauffe-tasse à brancher sur le port USB est indispensable. D'ailleurs, la majorité de la population pense que le charriot du lecteur CD de l'ordinateur est un porte-tasse, mais c'est une autre histoire (qui remonte un peu à loin à présent, je le concède...)

L'un de nos dernières acquisitions appartient à ce modèle. C'est un hub USB (à vos souhaits). Autrement dit, une sorte de multiprises qui permet de disposer de quatre ports au lieu d'un. Compte tenu du fait que les ordinateurs n'ont jamais assez de ports UBS, vu que les constructeurs en sont chiches et le matériel périphérique gourmand, c'est une nécessité absolue.

Mais est-il nécessaire qu'il soit en forme de... souris ?

 

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Et qui plus est, de souris dont les yeux deviennent lumineux (je dirais même... aveuglants) dès qu'elle est branchée ?

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Enfin, comment ce comble de la kitscherie peut-il sembler aussi attirant aux bizarres que nous sommes... qu'un iPhone ?

Ne cherchez pas à comprendre...

08:06 Publié dans Interlude | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : informatique, gadget, geek

samedi, 20 mars 2010

Geek et chic

Ça et là, j'ai pu donner l'illusion que je n'étais pas attachée à l'apparence des choses - du moins tant que ce n'était pas réalisé avec 8 m de tissus. C'est faux : il existe quelques objets que je choisis autant pour leur apparence que sur leurs performances. Mes clés USB en font partie.

Il est cependant difficile de trouver des clés esthétiques et pratiques, sans cependant projeter une image de "gadgets" pour pré-adolescentes atardées. Texto : pas de faux "rouges à lèvre", pas de strass, pas de formes de coeur et autre mièvreries. Mais cela n'exclut pas une recherche dans la ligne, une originalité dans la présentation.

La minuscule clé USB de PNY, qui a la bonne idée de n'être pas munie d'un capuchon mais d'une partie pivotante, répond à ces voeux. Du moins, dans son format 8 GB.

Car étrangement, la 2 GB arbore une couleur "rose Barbie" des plus kitschounes : à ce format, elle ne peut être qu'un gadget, pas un outil. La 4 GB montre plus de sérieux : bleu turquoise, il y a du mieux. Mais c'est la 8 GB d'un élégant gris métalisé, qui manifeste une véritable classe. Conclusion : plus l'on est "geek", plus l'on est chic. Et non le contraire. Qu'on se le dise !

cles-usb.jpg

 

09:48 Publié dans Interlude | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : geek, informatique, usb