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dimanche, 16 mars 2014

Visite annuelle !

Je ne suis pas du genre à pratique l'euthanasie de blog. Ici, c'est l'acharnement médical qui prévaut. Peut-être que ça me gêne trop de laisser crever la bête... :) Ou c'est mon côté professionnel. Bref.

Que dire, à part que je me suis en grande partie recentrée sur mes activités littéraires ? 

Je prépare actuellement un site qui servira de cartes routière pour trouver mes écrits. Ou plutôt, mes bouts de trucs noyés dans l'immensité du web. Au cas où quelqu'un passerait encore ici, je le préciserai quand il sera accessible. Il aura aussi une partie blog, où je recyclerai peut-être deux ou trois truc "made in ici". 

22:07 Publié dans Plume et fil | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, blog

lundi, 05 juillet 2010

Les blogs à succès : petite réflexion franche

Parfois, il m'arrive d'aller voir les blogs les plus commentés ou les plus fréquentés, autant parce que je ne veux pas être considérée comme encore plus décalée que je ne le suis en réalité... enfin, bref, je ne veux pas mourir idiote et j'essaie de comprendre, voire d'apprécier. Mais mes raisonnements profonds doivent vraiment comporter une composante anormale car décidément... je n'adhère pas.

Certains de ces blogs reposent sur une sorte de prestation de service : du style "nous avons testé pour vous..." ou "j'ai trouvé tel produit ou article de mode à tel endroit à tel prix". Je ne doute pas de leur utilité pour une frange de la population dont la fibre consumériste est plus rationnelle que la mienne : je suis principalement une acheteuse locale et opportuniste. Mis à part pour les ordinateurs et le matériel technique en général (mon côté Geekette sans doute...), ma durée de réflexion avant de me lancer dans un achat ne dépasse pas deux minutes - et encore, c'est souvent parce que je dois choisir entre deux couleurs.

D'autres blogs se donnent pour but de retransmettre l'information, sans pour autant l'éclairer par un avis personnel. J'ai peine à croire que ces diffusions tous azimuts permettent une meilleure information du public... Elles provoquent plutôt, à mon avis, un effet de "bruit" (c'est à dire  l'irruption d'une masse de données trop dense pour qu'on puisse y trouver l'information pertinente) mais là encore, mais il y a une position idéologique qui en vaut une autre.

(Cependant, je trouverai toujours que le concept de "blog thématique" est un peu une trahison au concept même du blog - il devient le support d'un site web dynamique parce que le blogueur n'a pas les connaissances techniques ou pas l'envie de plonger les mains dans le code d'un véritable site web. Je soufflerais bien "CMS, CMS..." mais je pourrais tout autant parler tibétain.)

Enfin, il y a les blogs personnels, où d'autres blogueurs et blogueuses "lambda" étalement leur vie et leurs réflexions sur tous les sujets qui leur traversent l'esprit. Ce sont - en théorie - des blogs selon mon coeur : ils abordent tout, n'importe quoi, même les éléments les plus mineurs d'une vie, ils sont bien écrits... mais quand je les parcours, je ne leur trouve pas forcément un intérêt qui justifie une telle effervescence. Parce que franchement, il y en a tant d'autres, tout aussi intéressants, qui ne rencontrent pas un tel succès Ce serait malhonnête de ne pas reconnaître que je me pose LA question : pourquoi eux et pas moi ?

La réponse tient, à mon avis à deux phénomènes.

Le premier : leur côté consensuel (si j'étais aussi peste que je prétends l'être, je dirais "conformiste"). Ils traitent d'un quotidien qui parle à la majorité de leurs lecteurs. Leurs rédacteurs ne se baladent pas costumés lors des conventions, n'écrivent pas science-fiction et ne se demandent pas à longueur de lignes pourquoi ils se sentent aussi décalés face au reste de l'humanité que s'ils descendaient de Mars...

Le second :  de toute évidence, leur capacité à se bâtir un réseau relationnel, sans doute parce qu'ils savent commenter les autres et dire juste ce qu'il faut pour susciter leur intérêt.  Ils parviennent à enrichir les rangs de leurs visiteurs / commentateurs avec une calme assurance, à les garder toujours aussi présents et actifs.

Le fait que je ne parvienne à m'intéresser qu'à un tout petit nombre de blogs devrait me rendre moins amère sur le fait que peu de gens s'intéressent au mien - c'est un juste retour des choses ! Si les aspirations de ces blogueurs me sont aussi étrangères, pas étonnant qu'ils ne trouvent pas le moindre intérêt à mes divagations. Et cependant, je ne parviens pas à croire que ces personnes sont intégralement définies par leurs écrits et que je n'aimerais pas les fréquenter en tant que personnes.

Attention ! Je ne tiens pas un blog pour être au centre des choses - je ne l'ai jamais été de façon positive, de toute façon. A la suite de la seule de mes initiatives qui ait rencontré un écho minime dans le blogosphère, j'ai découvert sur d'autre blogs des critiques à mon encontre - en tant que personne et blogueuse, que leur auteur n'avait même pas eu le courage de me notifier directement. J'en garde un peu de rancune et un rien d'amertume.

Mais depuis, rien de ce que j'ai pu faire ou dire n'a suscité le moindre écho et cela m'offre une certaine liberté de dire ce que personne n'ose dire, de critiquer ce qu'il n'est pas consensuel de critiquer dans le microcosme. Je me demande si les auteurs de ces blogs "à succès" peuvent se permettre tant de liberté. Car même ceux qui se veulent anti-conformistes le sont de façon... conformiste, comme nombre de soit-disant rebelles et d'adolescents en recherche de reconnaissance. Je n'ai pas à conserver à tout prix une image qui n'est peut-être pas tout à fait la mienne. Toute liberté a un prix. Et même si je n'ai pas vraiment le choix, j'aurais tort de ne pas reconnaître cet avantage.

12:48 Publié dans Sur le fil | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : internet, blogs, blog, succès

jeudi, 20 mai 2010

Changer de murs ?

Je commence de plus en plus sérieusement à songer à transbahuter mon blog ailleurs. Je me sens de plus en plus mal à l'aise dans cet immeuble, où j'habite les combles, juste sous les énormes néons qui m'empêchent de dormir et de réfléchir, tandis que les locataires de première classe font la foire au premier.

Au départ, on nous avait fait croire que nous, les petits locataires, logés à l'oeil par charité, nous pouvions quand même participer un peu aux réunions de copropriété. Mais très vite, nous avons compris qu'on avait pas besoin de nous pour attendre le quorum. Nous ne savons même pas où poser une réclamation si une ampoule est grillée dans la cage d'escalier ou si l'on a taggé un mur.

Le problème, c'est que si je souhaite partir, je vais devoir bouger tous mes meubles et les remettre à la même place - exactement - et cela risque d'être un peu compliqué. De plus, comment mes quelques amis vont-ils me retrouver ? Déjà que j'en ai peu...

L'autre dilemme est le suivant : aller de nouveau me loger gratis dans un vaste immeuble, ou bien, au contraire, entrer en colocation chez un sympathique hébergeur - mais dans ce cas, il faudra que je fasse de sacrés travaux dans l'appart ?

Ou encore... Ne pas bouger. Après tout, ce ne sont que quatre murs. Pourquoi vouloir persister à vouloir vivre en communauté ?

vendredi, 09 avril 2010

Sociologie fantasmée de mes visiteur(euses)

Il paraît que depuis le début du mois, 131 personnes individuelles sont venues voir ce que je bidouillais sur ce blog. (je sais, c'est minable, mais je refuse de parler de sujets fédérateurs qui ne monopolisent qu'un neurone à la fois ou tous au même temps, jusqu'à l'implosion !)

J'aimerais bien les connaître, ces 131 personnes... Mais malheureusement, ce sont des voyeuses, planquées derrière leurs canisses. Il me faut donc leur inventer une sociologie, même si c'est de toute pièce.

1 est une bonne copine qui lit TOUT ce que j'écris : c'est en partie pour elle que je m'oblige à garder un certain niveau qualitatif !

2 ont suivi le lien qui se ballade dans mes signatures de forum, parce qu'elles aimaient bien le papillon vert. Vu que ce sont sans doute des Geeks ou des Rôlistes, ils sont tout au moins compatissants...

3 ont mis au moins une de mes images en lien direct (l'aubaine !) et ça compte comme une connexion chaque fois qu'ils ouvrent la page où apparaît cette image. C'est le seul domaine où vos biens continuent à vous servir même après avoir été pillés.

4 ont suivi des liens vers certains articles que j'ai indiqués ça et là pour diverses raisons. Une fois lu l'article en questions, ils ne se sont pas attardés. Gloups... Je devrais changer d'attaché de presse.

5 appartiennent au groupe des sympathisants plus ou moins fidèles, qui de temps en temps, se souviennent de mon lien dans leurs favoris et décident de me rendre visite comme on vient voir une brave cousine un dimanche de pluie.

6 sont tombés chez moi après avoir cherché quelque chose d'utile sous Google. Même un moteur de recherche peut faire preuve d'humour.

11 ont vu de façon fugace passer mes notes sur la page d'accueil de "HeF" et ont cliqué par curiosité compulsive... On leur avait dit que la curiosité était un vilain défaut ! Grâce à moi, ils le savent aujourd'hui.

12 ont suivi un tag du "nuage" et se sont laissés avoir par mon incroyable duplicité : eh oui, la seule soit-disant littérature dont je parle est celle que je produis et si je parle de mode, c'est dans une nouvelle futuristo-satirique (désolée, les filles,  pas de pub pour les chaussures sur mon blog, même si j'aime mes Bocage rétro à la folie ! Oups...)

28 ont vu apparaître un de mes commentaires décalés sur un autre blog et ont voulu voir à quoi ressemblait la bête. Ils n'ont sans doute pas compris où ils étaient tombés, les pauvrets ! Certains doivent encore courir...

Tous les autres sont des bots russes ou chinois... Personne ne leur demande de comprendre, c'est pour cela qu'ils sont si nombreux. En fait, je devrais les taguer "meilleur public", mais ils partent toujours trop vite. C'est dommage, moi qui aime les échanges culturels !

samedi, 03 avril 2010

Des îles et des alouettes...

Ce sujet a été déjà plus ou moins abordé à travers diverses notes et remarques ou des discussions sur forum. Je suis parfois assez surprise de la virulence de jeunes auteurs à s'affirmer indépendants de l'influence de leur public, d'autant plus sur des formes d'écriture clairement créées à destination d'un public (fanfiction, webséries, jeux d'interprétation...). J'en  viens à me dire qu'il y a peut-être une question de génération. Certains d'entre eux ont directement pratiqué l'auto-publication sur forum et acquis un public fidèle, sinon nombreux, avec lequel il leur était aisé d'entrer en relation.

Si l'on creuse un peu, pourtant, la possibilité de publication sur Internet n'est anodine pour personne. Peut-être d'autant moins pour nous, les "vieux routards" de l'écriture qui l'ont longtemps pratiquée comme une démarche solitaire dans laquelle le lectorat représentait un facteur fantasmé.

Donc, pour ces écrivains qui ont passé 20 ans ou plus à coucher sur le papier ce qui se bousculait dans leur tête, histoire de l'en faire sortir, de ne pas le laisser perdre et l'offrir à la postérité (si elle le voulait bien), l'écriture ne pouvait être autre chose qu'une démarche intensément personnelle. Le lectorat demeurait lointain et utopique, lié à la nécessité de bâtir quelque chose d'assez parfait pour que cela puisse être imprimé un jour... Une nécessité redoutable, voire même paralysante...

En l'absence du moindre bêta-lecteur bien disposé dans leur entourage, ils se voyaient bien obligés à être seuls juges de qu'ils écrivaient et de s'améliorer par eux-même : une démarche qui est tout de même liée à une frustration - pas tant de l'absence de retour que de l'impossibilité d'un retour. Et si parfois, ils arrivaient à expérimenter le Graal d'une publication "papier", c'était dans un contexte trop modeste ou trop cadré pour que se crée cette dynamique essentielle. D'autant plus s'ils étaient trop isolés, trop timides ou trop peu sûrs d'eux pour aller vers les ateliers d'écriture ou les communautés d'écrivains.

En se mettant du point de vue de ceux qui ne sont pas des "bleus" en tant qu'écrivains mais qui sont des "bleus" de l'échange et de l'auto-publication, Internet s'immisce incontestablement dans la façon d'appréhender l'écriture. Tout d'abord, parce que cette auto-publication lève la nécessité de créer un texte assez parfait pour passer le redoutable cap du jugement de l'éditeur. Ce qui offre plus de liberté, mais émousse paradoxalement la partie "artistique" un peu contemplative de l'écriture classique. La nécessité d'un rythme de publication ajoute un peu à cette impression de "faire des gammes" plutôt que de jouer une symphonie.

Ensuite, il y a l'irruption - ou le silence ou l'absence - du lectorat dans la démarche. Pour les écrivains ci-dessus décrits, la proximité immédiate que donne Internet aux lecteurs permet à une utopie de devenir réalité. Ils sont sans doute, dans un premier temps, déçus par l'aspect "miroir aux alouettes" qui leur faisait espérer toucher rapidement un lectorat important. Conscients de leur parcours solitaire, ils craignent de s'être fourvoyés sur un chemin qu'ils sont les seuls à comprendre et apprécier, alors même qu'ils attendent de ce miraculeux média la reconnaissance qui leur a tant manquée. La voix du lecteur, même du lecteur individuel et unique, prend d'autant plus de poids qu'elle symbolise à elle seule ce fantasme devenu réalité.

Il ne s'agit pas d'une démarche narcissique, mais plutôt du besoin quasi-viscéral d'une dynamique d'échange et plus encore, d'une dynamique d'échange égalitaire. Car des deux forces en présence, c'est l'auteur qui reste de loin le plus vulnérable, le plus dépendant, jusqu'à ce qu'il ait suffisamment d'audience pour que le rapport puisse s'inverser. Et donc l'auteur, pour inverser ce rapport, se doit de "courtiser" le lecteur et tâcher de le séduire, voire de susciter chez lui de la compassion, de la pitié, de la culpabilité, bref, n'importe quel sentiment susceptible de le conduire à éprouver un quelconque intérêt. Un intérêt réel, pas un "J'aime ce que tu fais, je le lirai si j'ai le temps" qui représente un encouragement... mais un encouragement vide de  tout sens, comme une petite tape dans le dos, avec la superficialité des bons sentiments. Mais quoi qu'on fasse et quoi qu'on dise, chaque homme est une île, le roi de son micro-état centré sur son propre gouvernement et ses propres préoccupations. Et ce qui est essentiel dans son microcosme insulaire ne l'est pas sur l'île d'à côté. On ne peut forcer l'ingérence.

Et puis, il y a toute ces blessures : les moqueries, la condescendance, l'incompréhension... Comment ne pas saigner en voyant des textes dont la qualité n'a rien de mirobolante attirer des dizaines de commentaires ? Ce sentiment ne saurait se définir par la simple jalousie : cela relève de l'injustice, d'autant plus blessante qu'on se sait soi-même bon juge de ce qu'on examine. Mais si l'on a un tant soit peu de respect pour soi-même, on demeure digne : l'écrivain qui se laisserait aller au sarcasme ou à l'exercice de démolition d'autrui montre qu'il ne croit pas en lui-même, en ses capacités et son éthique.

Qu'on soit une alouette face au miroir ou une île perdue au milieu d'un l'océan vide, il faut parfois de la constance pour continuer à regarder dans la direction de ses rêves, même s'ils ne sont que des mirages.

jeudi, 25 mars 2010

Un choix...

Sur toutes les notes que j'écris actuellement, plus de la moitié (allons, osons, deux notes sur trois, voire plus) relève de l'activité scripturale. Et pourtant, je me refuse de faire de ce blog un espace "littéraire" (ou pseudo). Parce que je me réserve le droit de changer de passion, de vibration profonde. Parce que je veux pouvoir continuer à parler de mes gadgets, de mes ballades, de mon chant et de toute bizarrerie qui traversera mon esprit.

La nature essentielle d'un blog est le généralisme. Et tant pis pour la promotion quasi-mercantile du thématique.

mercredi, 08 avril 2009

Changement d'un avatar légendaire...

Déjà plus de deux mois sans bloguer... Saturée par le travail, par la lassitude, démotivée... je manquais de goût plutôt que de temps pour l'exercice. D'ailleurs, n'est-ce pas souvent le cas ? Le "manque de temps" si souvent allégué cache le plus souvent, dans la réalité, une véritable carence de motivation. Quand on veut, on peut. En maintes occasions, j'ai pu le vérifier...

La création de mon nouvel avatar est justement celle de reprendre les choses en main. Un avatar, c'est une image par laquelle un internaute choisit de se représenter sur un forum, une messagerie... Le mien est lié à mon pseudonyme le plus fréquent, "Flamme". Il peut donner à sourire et préter à maintes plaisanteries (je pense en avoir fait le tour...), mais dissimule une origine plus intellectuelle qu'il n'y parait : mon goût pour les histoires impliquant des bateaux volants (des "nefs") me l'avait fait choisir, en référence à Nausicaa, fille d'Alkinoos, roi des Phéaciens, venue en aide à Ulysse naufragé. Quand j'étais au lycée et que j'étudiais l'Odyssée dans le texte, une note discrète en bas de page du vénérable ouvrage de Grec donnait comme éthymologie du prénom princier "Flamme des Nefs".  D'où ce pseudonyme de "Flamme"...

Donc, ce vénérable pseudonyme m'avait poussée à employer comme avatar l'image, trouvé sur la toile, d'une petite élémentaire de feu à la foix kawaï et gothique...

flamme2.gif

Mais au fil du temps, j'ai commencé à éprouver un malaise de plus en plus constant lié à l'emploi d'une image dont je n'étais pas l'auteur, ce qui contrariait mes principes. Aussi, après quelques croquis et crayonnés (l'un est d'ailleurs apparu ici), j'ai fini par produire un croquis qui satisfaisant et me lancer dans la réalisation sous Inkscape de ce nouvel avatar.

Au départ, un crayonné scanné pour servir de base au tracé vectoriel :

flamme-crayon.jpg

Après quatre heure de travail, voici le résultat :

 

flamme-blog.jpg

Cette image somme toute assez simple me définiera désormais sur l'ensemble des forums où j'apparais sous le pseudo "Flamme". Fin d'une époque, début d'une autre... Un bon (re)commencement.

Post-scriptum : cet avatar comportant une part de transparence partielle, je ne peux que regretter que le blog Hautetfort ne supporte pas cette transparence, me forçant à la simuler par un fond blanc. Voilà qui est tout de même très dommage, notamment pour les blogueurs qui s'intéressent au graphisme à destination du web...

vendredi, 26 septembre 2008

Quelques grammes de brutes dans un monde de finesse…

On a beau fustiger les effets de la mode, il y a des fois où l’on se laisse prendre dans ses rets et dévorer tout crus – même les tripes et les os… Les jeux flash en ligne ont tout pour séduire : rapides, plutôt jolis et ménageant nos neurones soumis le reste du temps à rude épreuve, ils nous amusent durant nos heures creuses. Sous le prétexte de « décompresser », nous cédons à nos pulsions les plus primaires et les plus infantiles en construisant des villes surréalistes, en lançant des pingouins et autres actions virtuelles aussi profondes que poétiques.

 

Après le succès des Miniville, le nouveau délire du moment touche de petits personnages très kawaii, d’inspiration vaguement manga, qui n’ont d’autres buts dans l’existence de se taper dessus. Leur heureux propriétaire n’a rien de plus à faire que de choisir un adversaire et lancer le combat, le reste est géré automatiquement au fils d'attaques choisies aléatoirement parmis un pannel d'actions possibles. C’est donc tout à la fois un jeu de gestion, un jeu de combat et un jeu de hasard.

 

brute01.jpg

 

Vous pouvez choisir – jusqu’à un certain point – le sexe, l’apparence et les couleurs de votre brute. Chaque brute est générée avec des capacités, des talents et des armes, qui s'amélioreront au fil de l’expérience gagnée et des niveaux acquis. Pour créer une brute, vous devez cliquer sur l’adresse d’une brute préexistante, et l’opposer à votre propre homuncule qui deviendra son disciple. Le premier combat fini, n’oubliez pas de retourner dans la cellule de votre brute, de rentrer un mot de passe dédié pour la gestion de sa carrière, de jouer les six combats que vous pouvez lancer à la création et de revenir chaque jour honorer trois combats. Vous gagnerez un point d’expérience pour chaque combat perdu, deux pour chaque combat gagné.

 

brute02.jpg

 

Si vous cherchez un maître pour débuter, voici quelques exemples des petites brutes familiales :

 

miragepourpre.jpg

 

Mirage Pourpre : une charmante combattante assez polyvalente, avec des cheveux violets, ma couleur préférée.

lulurush.jpg

Lulu Rush :  nommé ainsi en hommage au personage de Cold Case, Lily Rush, avec qui elle a pour seul point commun d'être blonde. C'est une faible combattante qui se fait écraser quatre fois sur cinq.

kryter.jpg

Kryter : un petit costaud bourrin, bien protégé par son bouclier.

 

kahnkozak.jpg

Kahn Kozak : un petit nouveau qui aime à lancer des bombes.

enndragon.jpg

 

Endragonn : méfiez-vous du charman petit brutos de mon fils aîné : il vole les armes de ses ennemis...

strockalex.jpg

 

Strock Alex : comme mon plus jeune fils, un petit barbare costaud, qui a la capacité spéciale de saboter les armes de ses ennemis.

 

Pour les ennemis de la violence, vous remarquerez que personne n'est jamais tué. Dans le discours, ce n'est pas plus violent qu'une partie d'échec où, après tout, on dévaste une armée ennemie... Mais, certes, avec plus de réflexion.

mercredi, 06 août 2008

Précis de typo pour blogueurs fantaisistes

Sur de nombreux blogs, un fond de qualité est desservi par une forme "fantaisiste" qui nuit à leur lisibilité. Personnellement, il m'arrive de déserter un blog qui me fait trop mal aux yeux par ses choix de couleurs ou dont la lecture me fatigue parce que son auteur méconnait les principes essentiels de l'ergonomie. Aussi ai-je pensé qu'il pourrait être intéressant de donner quelques conseils de base sur la présentation d'un blog, afin qu'il soit lisible et compréhensible de tous.

Actuellement, les hébergeurs de blogs offrent des possibilités étendues de mise en forme : sachons ne pas en abuser et les employer à bon escient ! Vous devrez peut-être renoncer à une fantaisie toute formelle, mais vous montrerez que vous respectez vos visiteurs en les accueillant sur un espace agréable à parcourir.

Les paragraphes : restez clair à tout prix !

Il est très désagréable de lire un texte qui se présente comme un seul gros pavé, sans la moindre coupure. Il l'est tout autant de lire un texte dont le rédacteur saute une ligne après chaque phrase. Il est important de créer des paragraphes de quelques lignes (à interlignes simples !) séparés du paragraphe suivant d'un espace vertical d'environ une ligne - ou un peu moins. Quand change-t-on de paragraphe ? Globalement, quand on passe à une nouvelle idée, un nouveau thème. La paragraphe doit comporter une cohérence interne et une unité de sens pour qu'il aide à la lecture logique de la note.

Il est également capital de bien utiliser les alignements de paragraphe. Le plus clair et le plus utilisé est l'alignement à gauche, convention dans notre écriture. Cet alignement aide le regard à retrouver le début de la phrase après avoir fini de parcourir la ligne précédente. La justification (alignement du texte à droite et à gauche) est parfois jugé plus agréable et plus claire, mais elle ne doit être appliquée que si la ligne est suffisamment longue pour que le fait de justifier n'introduise pas un écartement disgracieux entre les mots. Le centrage doit être réservé aux titres, à de brèves citations, à des illustrations. Centrer des paragraphes complets est très fortement déconseillé ! Cela rend le texte difficile à lire, car l'oeil peine à retrouver le début de la ligne suivante. L'alignement à droite induit des difficultés de lecture, pour les même raisons : à réserver aux signatures !

Gras, italique, soulignement : à employer avec modération !

Le gras et l’italique servent à apporter une emphase sur un mot ou une portion de texte, c’est à dire à faire ressortir un élément important, une consigne, une citation. Il faut éviter de les employer de façon systématique, répétitive ou sur un texte trop long (au-delà d'une ligne ou deux). La combinaison italique et gras, disgracieuse et fatigante, est à éviter comme la peste.

Comme les machines à écrire n'offraient pas la possibilité de taper des lettres en gras ou en italique, l’habitude a été prise d'employer à la place le le soulignement. Son usage n'a plus lieu d'être. Il vaut mieux bannir le soulignement pour éviter toute confusion avec les liens hypertextes.

La taille du texte : le juste milieu

Pour la majorité de gens, un texte est difficile à lire s'il est trop petit, mais aussi s'il est trop grand. Mieux vaut adopter une taille de caractère moyenne, par exemple la taille 12. Évitez de changer de taille de texte en plein milieu d'une note, l'oeil aura de la peine à se réadapter.

Les couleurs : restez minimalistes !

Les blogs offrent la possibilité d’utiliser pour les caractères un large panel de couleurs. Certains blogueurs aiment à jouer avec toutes sortes de couleurs... Pour ma part, j'y suis défavorable, pour plusieurs raisons :

  • Au delà de deux ou trois couleurs, les autres seront trop vives, trop pâles, agressives, pas assez contrastées sur un fond donné ;
  • un nombre non négligeable de personnes (près de 10% de la population mâle !) souffre de troubles de perception des couleurs ;
  • la juxtaposition de plusieurs couleurs est fatigante pour l’oeil.

Il est de toute façon impératif que le texte reste bien contrasté, au risque d'être totalement illisible ! Souvenez-vous également que depuis notre plus jeune âge, nous sommes habitués à lire des caractères noirs sur fond blanc : notre oeil (toujours lui) sera généralement plus à l’aise pour reconnaître un caractère sombre sur un fond clair.

Police de caractère : restez classiques

Par l'intermédiaire des feuilles de styles, vous pouvez choisir une police de caractère particulière. Les polices les plus utilisées sont de deux types : les sérifs reconnaissables à leurs petits empâtements (Times New Roman, Garamond…) et les sans-sérifs, qui n’en comportent pas (Arial, Verdana…). Les polices les plus lisibles à l’impression sont les sérifs. Par contre, sur l’écran où existent toujours des risques de pixélisation, les sans-sérifs, plus simples, rendent mieux.

Certaines polices fantaisie, anciennes ou manuscrites peuvent sembler belles au premier regard, mais se révèlent très fatigantes  pour les yeux quand elles sont utilisées sur écran et dans un texte long. En effet, notre oeil n’a pas été habitué à les lire, à la différence des polices classiques. Il faut savoir aussi que le visiteur doit posséder la même police sur son disque dur pour qu’elle apparaisse telle quelle. Dans le cas contraire, un autre caractère lui sera automatiquement substitué et le résultat risque d’être laid ou illisible.

Les fantaisies typographiques : elles n'amusent que vous

Il est très à la mode, parfois, de se créer un style typographique particulier (par exemple, en doublant systématiquement une lettre, ou en la tapant en majuscule). Ce style de coquetterie se fera toujours au mépris de vos lecteurs !

Présentation générale

Essayez de bien délimiter les différentes colonnes de votre page, par un jeu de lignes ou de couleur : elle n'en sera que plus lisible. Certains blogueurs font le choix d'un colonne centrale très étroite. Ces blogueurs doivent rester attentif à ne pas publier d'image plus large que cette colonne, ou le résultat sera désastreux ! Quand vous publiez des images dans le cours du texte, essayer qu'elles ne dépassent pas le tiers ou la moitié de la ligne, selon sa longueur, au risque de voir des lignes dramatiquement raccourcies au point d'en être illisibles de part ou/et d'autre de l'image.

Au final !

On a jamais rien à perdre à se remettre en cause, surtout suite à des erreurs qui sont commises par méconnaissance de ces règles. Essayez de méditer ces quelques petits principes, au lieu de vous sentir agressés dans votre créativité. Vous donnerez plus de plaisir aux autres à lire votre blog, ce qui sera un bénéfice et une stisfaction non négligeable !

VIB Alternatifs : retour sur image !

Voilà quelques mois, quand j’ai créé mon blog, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de l’agacement face à la promotion intensive du club VIB : je trouvais à redire à un système qui à mon sens manifestait quelques travers majeurs, en particulier ceux :

  • d'introduire un esprit de compétition entre les blogs ;
  • par une catégorisation fermée et conventionnelle, de nuire à l'originalité et aux choix plus "généralistes" ;
  • de mettre en avant seulement des blogs déjà très fréquentée et par conséquent de rendre encore plus difficile de se faire connaître à un blog débutant ou "généralistes".

J’avais déjà fait part dans l’article Parti pris ! de ma perplexité de voir tant de blogueurs se sentir obligés d’avoir un avis sur l’actualité et de le crier sur tous les toits ; il me semblait, encore une fois, que tout portait le blogueur en recherche d’audience à une attitude conformiste et un attrait pour des sujets maintes fois rebattus sur l’ensemble de la toile, au lieu de mettre en avant ce qui faisait son originalité propre.

Certains d’entre vous auront peut-être remarqué que j’aime manier l’humour à la soude (caustique, comme de bien entendu). J’ai donc choisi de me moquer du principe des « Very Important Blogueurs » en créant, de façon parodique, l'expression « Very insignifiant blogueur ». La bannière, collée en illustration, n’était pas importante en soi ; ce qui l’était, c’était l’appel qui suivait : cessez de parler de « sujets importants et populaires » et laissez-vous porter par votre sensibilité et votre originalité personnelle. Pour le reste, ce n’était que gausserie, pieds de nez, second degré (ce qui montre que je suis moins élitiste que le reste des blogueurs qui le méprisent tant au profit du premier !) Cette initiative, datant du 16 mai, est restée inaperçue – du moins, quasiment tous les blogueurs qui l’ont lue n’ont pas jugé bon d’y réagir sur le moment. Ce point est intéressant à soulever, comme la suite le montrera…

Il y a eu cependant une réaction déterminante : celle d'une amie blogueuse qui a apprécié la petite bannière verte et m’a demandé le droit de la reprendre. J’ai alors songé que cela pouvait être la base d’une petite mouvement de gentille contestation, même si ce n’était pas l’idée de départ, et peut-être susciter des liens entre amateurs de « contre-culture bloguesque ». La nouvelle micro-bannière affichée le 16 mai a été... (surprise !) totalement et profondément snobé. Bien qu’étant occasionnellement regardée, elle n’a pas suscité la moindre réaction, ni positive, ni négative. Opération blanche : je suis passée à autre chose… Prétendre à présent que mon but était de créer des camps adverses tient d’une ré-interprétation a posteriori qui ne laisse pas de me plonger dans des affres de perplexité… !!!

De longues semaines plus tard, est apparu le blog Haut et Fort sur lequel les blogueurs ont été invités à s’exprimer. J’ai constaté alors que le club « Very Important Blogueurs » n’était pas universellement apprécié. N’ayant pas la langue (ou plutôt les doigts) dans ma poche, j’ai donné mon sentiment en reprenant pour désigner les blogs hors tendance cette appellation de « Very Insignifiant Blogueurs ». Il ne s’agissait toujours pas de créer un camp adverses des « VIB alternatifs » mais de faire passer un message à l’équipe de Haut et Fort en utilisant une expression à même de la frapper. Quand cette équipe a trouvé mon initiative amusante et m’a demandé s’il était possible de communiquer à son sujet, j'ai accepté, pour différentes raisons : le plaisir d'être enfin entendue, la possibilité de nouer des contacts avec les blogueurs qui m'auraient découverte par ce biais, le bonheur d'obtenir un peu de reconnaissance, aussi ! Nous autres Cendrillons du blog désirons tous et toutes briller un jour au bal… !

La note du blog Haut et Fort présentait la chose sous un jour humoristique, mais l'humour en tant que principe de vie est une denrée singulièrement rare sur la blogosphère... Seul a, été retenu une côté un peu concurrentiel et polémique. Je ne m’en suis pas particulièrement souciée, car je pensais que j'aurais surtout les rieurs avec moi, et que les indifférents et les détracteurs passeraient leur chemin, devant un sujet de si peu de conséquence - comme ils le faisaient devant mes propres articles. Las, la réaction de certains blogueurs m’a plongée dans des gouffres de perplexité ! Et voilà qu’aujourd’hui, je vois apparaître dans les commentaires du blog Haut et Fort, de mon propre blog et même dans des articles de blogs extérieurs des jugements drastiques sur mon initiative, qui pourraient être opportuns s’ils n’étaient pas tellement éloignés du contexte et de la signification de la chose... Estimant jouir dans tous les cas d’un droit de réponse, je me permets d’en user, certainement pas dans le but de blesser, mais les épines sont le moyen naturel d’expression de la timide rose (uhum…) que je suis. Je ne demande pas l’amour des autres, mais je tiens à mon amour propre et je demande à ne plus voir déformée ni interprété de travers ma plaisanterie innocente !

Donc, je suis aujourd'hui jugée comme une...

... catalogueuse professionnelle et marchande d’étiquettes !

Le premier reproche et le plus récurrent de ceux qu’on m’a infligé. A ceux-ci, je dirais qu’en parcourant leurs propres blogs, je trouverai sans doute au moins une dizaine d’étiquettes qu’ils se sont eux même attribuées, ne serait-ce qu’en s’autoproclamant dans le camps des « contre » (ce qui signifie qu’ils ne sont pas dans le camp des « pour »). Ce qui est d’autant plus absurde que cette petite bannière n’amène aucun avantage particulière, qu’elle n’oblige à rien, qu’elle n’est qu’un clin d’œil que peuvent transmettre ceux qui le désirent. On peut très bien être Very Important blogueur et Very Insignifiant Blogueur si l’on se reconnaît dans ce qui ne mérite pas même le nom de « démarche ».

Passons aux mots qui ne font mal que si on les affuble de leur manteau le plus noir : je suis pour la catégorisation, quand elle n’est ni exclusive ni restrictive et peut donner une meilleure transparence à un thème, une passion. Quant au catalogage, c’est dans ma culture professionnelle la description exhaustive d’un ouvrage afin de pouvoir plus aisément l’identifier et le retrouver. Je vais être large d'esprit et considérer que je suis flattée plutôt que vilipendée !

Enfin, pour ma part, je ne clanise qu’avec ceux qui m’interpellent, quelle que soit la couleur annoncée. Je me moque pas mal des étiquettes que chacun peut se coller. Haïr les étiquettes, cela signifie les prendre encore trop au sérieux. Et aussi se coller à soi-même l’étiquette de celui qui n’aime pas les étiquettes…Comme le bon vieux dessin humoristiques de l’homme qui colle sur un mur une affiche sur laquelle est marqué « défense d’afficher ». Qui a dit que le monde était logique ?

... une championne de la dévalorisation (de ma personne et par là, par un singulier mystère, des autres...) !

Ce qui m’assoit littéralement par terre (ce qui n’est pas très confortable pour taper sur mon clavier…), c’est l’émoi considérable que ressentent certains devant le seul mot « d’insignifiant ». Je me croyais trop sensible, je me découvre un certain recul face aux mots et aux nuances. Tout d’abord, si je m’étiquette « very insignifiant blogueuse », c’est mon affaire et je l’assume parfaitement. A part ceux qui se soucient vraiment de moi (lesquels ont rit de bon cœur à la petite blague), je ne vois pas qui cela devrait troubler. De même pour ceux qui ont choisi de me suivre.

Je pensais la blogosphère plus légère, avec différentes bulles reliées par des fils d’humour et occasionnellement d’amour… Après un premier bris d’illusion - sur les fils d’amour, je constate à présent qu’il en est de même pour les fils d’humour. Les blogueurs sont des gens sérieux, très sérieux, immensément sérieux… Il protègent leur image – et l’image que d’autres risquent de faire rejaillir sur eux - avec autant de passion qu’un noble espagnol du grand siècle – et sont à peu près aussi susceptibles. Je ne les blâme pas pour autant – chacun de nos blogs est greffé d’un petit morceau de nombril. Peut-être, d’ailleurs, les seuls qui réagissent négativement souffrent du fait que la toile est tendu dans une jungle impitoyable… Tandis que ceux qui pourraient rire ne me juge pas digne de susciter leur rire. C'est peut-être ce qui me peine le plus...

Attention, parallèle acerbe, âmes susceptibles s’abstenir !


Je n’assimile pas tous ceux qui ne sont pas VIB (importants) aux VIB (insignifiants) mais on semble croire que c’est le cas. Je pense me retrouver face au vieux phénomène de troupeau : si deux moutons sur le pré dansent la gigue, tous les autres moutons vont bêler de protestation de crainte que tous les moutons soient assimilés à des danseurs de gigue – même s’ils ne risquent pas pour autant leurs gigots. Peur du "qu’en dira-t-on" qui de tout temps brida la liberté !

Et paragraphe larmoyant… de mise sur la blogosphère...

Mais cela, encore, je peux l’accepter… Le plus triste c’est que toutes les personnes qui s’épanchent sur l’aspect « négatif » de ma "Vibalternatisation" n’essaient pas forcément, pour autant, de découvrir et de partager mon univers - ou bien, cela ne leur évoque rien de plus qu'une miette de pain sur la table, vu le vide total de commentaires... Ce qui me fait penser qu’après tout, ceux qui récusent cette notion d’insignifiance me taguent de fait – et involontairement - comme tel. Les sujets sur lesquels je pensais avoir induit un aspect gentiment polémique se fossilisent lentement dans l’indifférence générale, tandis que cette microscopique image parodique accouche d’une montagne qui commence à devenir pesante. Je me demande si après tout, ce que l’on me reproche n'est pas d'avoir fait parler de moi !

Bref, la société bloguesques, comme je l’avais fait valoir dans La solitude de la blogueuse de fond n’a strictement rien à envier à la société « IRL » dans ses aspects les plus décourageants et déconcertants.  Pour citer à nouveau cet article : « l'on tolère certains actes des uns et pas des autres, […] la même blague fait rire ou non selon celui qui l'énonce ». Notamment pour une ex-précoce-quasi-geek-totalement-bizarre qui n’a aucun sens, ou presque des conventions sociales implicites…

 

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